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Syndicats : l’UNAPOL attire l’attention des autorités sur des mouvements d’humeur au sein des casernes de police  20 mars
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ZOODOACTU.Le bureau national de l’Union Nationale de la Police Nationale (UNAPOL) a organisé une rencontre avec la presse ce lundi 20 mars 2017 à Ouagadougou pour aborder la question du Service Payé (SP), objet de mouvements d’humeur dans les casernes des services de police et également l’état d’avancement de la plateforme revendicative du syndicat présentée au ministre en charge de la sécurité…

« Depuis quelques jours, nous assistons à des mouvements d’humeur, des soubresauts au sein de différents services de police liés en partie à la gestion du service payé. Cette question qui fait partie intégrante de la plateforme de UNAPOL a, comme d’autres points, été ignorée par l’autorité politique et la hiérarchie policière au mépris de la souffrance quotidienne des policiers ». Telles sont en substance les justifications de Wakilou Senou, secrétaire général d’UNAPOL pour parler du baromètre de la vie de l’institution policière ces dernières semaines. Ce conflit expliqué par le syndicat tournerait autour de trois points essentiels. Le premier point concerne les textes régissant le service payé datant de 1979 qui serait devenu obsolète. « Ce texte a traversé la période révolutionnaire, la dévaluation du FCFA, la vie chère, sans oublier la métamorphose de la délinquance continue en 2017, continue à régir des contrats devenus complètement obsolètes » regrette Wakilou Senou.

Un service payé à problème !
Le deuxième élément indique que ce service payé est confronté à un problème de transparence dans sa gestion. Le syndicat se demande d’ailleurs comment croire qu’une institution garante des lois comme la police puisse fournir ses services à des compagnies minières en dehors de tout contrat formel. Pire, il se demande ou sont passées les rémunérations sur plus d’une année des prestations offertes par la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) au collège Horizon international. Le syndicat s’indigne donc que la police soit devenue une « société privée ou n’importe quel quidam peut solliciter les services sans un contrat conclu et publié ». Le dernier élément évoqué est que le service payé est confronté à un problème de répartition. Le syndicat apprend à ce niveau que la quasi-totalité des « maigres fonds » collectés grâce à des contrats « fantômes ou imaginaires » par les agents est utilisé pour une très grande partie pour le « fonctionnement du service ». Pour le syndicat, cette expression n’existe nulle part dans le décret et est apparue au fil du temps en raison des manœuvres frauduleuses et égoïstes de la hiérarchie. « Le décret précise en son article 12 que 30% de ce montant seront reversés à la caisse des œuvres sociales de la police au niveau de la direction générale de la sureté nationale » affirme t-on.

Le moral n’est pas au beau fixe
Sans soutenir l’indiscipline et conscient qu’il n’a pas le droit de grève, l’UNAPOL dit comprendre et soutenir ces mouvements qui consistent à refuser les « maigreurs servis par la hiérarchie après que certains se soient copieusement servis ». Pour cela, UNAPOL exige de l’autorité politique, la relecture immédiate du décret portant sur le service payé afin que les policiers jouissent de garanties allant au-delà de simples promesses. Il exige également la responsabilisation de personnes qui bénéficient de la confiance de la troupe. Pour ce qui concerne la plateforme revendicative minimale, elle contient 5 points dont la satisfaction, « soulagera énormément l’ensemble des policiers ». Il s’agit de la relecture de la loi portant statut du personnel de la police nationale et de tous ses décrets d’applications, de la revendication d’ordre organisationnelle dont la prise en compte de l’UNAPOL sur toutes les questions relatives à la vie de l’institution policière, la revendication d’ordre financier, d’ordre infra structurel et enfin, celles d’ordre sociales.
Lors des échanges, le SG du syndicat indique concernant le moral des troupes au nord confrontées aux terroristes qu’il n’est pas au beau fixe. Il salue néanmoins les récentes dotations en matériel tout en faisant savoir que ce matériel reste insuffisant face au « feu que nous avons en face ». Le compte bancaire appelé « compte 49 » a été abordé. Il s’agirait d’un compte qui est censé recevoir les 20% de toute contravention sur toute l’étendue du territoire national. Le syndicat annonce que la gestion de ce compte est opaque et que « personne ne sait ni le montant, il n’ya pas de bilan et on ne sait pas ce à quoi ce compte est destiné ». Il en appelle à une meilleure gestion de ce compte qui pourquoi pas pourra permettre aux agents de bénéficier au moins d’un 13ème mois de salaire. Concernant le cas de leur camarades radiés lors des mutineries de 2011, Wakilou Senou considère ce fait comme une vengeance à ces jeunes et a fait savoir qu’ils ne sont pas abandonnés. Il dit se battre avec le syndicat pour leur retour à la maison. Pour finir, le syndicat attire l’attention contre toute autre tentative de vengeance contre ceux qui expriment leur mécontentement au lieu de solutionner les problèmes réels de la police comme en 2011.

Armelle TAPSOBA

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Il y a 3 commentaire(s) pour cet article

posté le 20 mars 2017, par Tinto

Ok ! Ce sont ces genres de dénonciations qui ont amené les radiations de 2011 et l’amélioration un tant soit peu de la condition des policiers. Ces derniers n’attendent que votre reconnaissance et soutien en dénonçant avec force détails les méchancetés dont vous parlez. Du courage les gars. Que les gradés ne profitent plus grassement et injustement de la souffrance des autres sous le soleil et dans les moustiques. C’est quand tous les corps s’adonneront à ce genre d’exercice que le changement tant souhaité poindra enfin le nez dans notre pays.


posté le 21 mars 2017, par zack

Du courage les gars avec vous, ce n’est pas seulement l’espoir mais la certitude. Soyez Béni. Nous sommes et serons toujours à vos côté pour la lutte.


posté le 21 mars 2017, par zack

Courage les gars avec vous, ce n’est pas seulement l’espoir mais la certitude. Soyez Béni. Nous sommes et serons toujours à vos côté pour la lutte.


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