Devant le tribunal
Devant le tribunal : la dame m’a demandé de venir chez elle ...  3 août
Version imprimable de cet article Version imprimable

ZOODOACTU. L. Boukaré a comparu devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou pour répondre de faits de viol, ce vendredi 29 juillet dernier. Encore une histoire de wack, et ce sont des femmes qui se font gruger.

Le prévenu, qui est âgé de 46 ans, célibataire et père de 04 enfants, explique qu’il a quitté le quartier Bendogo de la ville de Ouagadougou, pour se rendre à Tanghin Dassouri, une commune rurale qui est située à quelques encablures de la ville. c’était un jour de marché, et nous étions en l’an 2015, sans autre précision exacte de la date.

Boukaré arrive donc ce jour de marché. Il voit une dame en train de cuire des friandises. Il s’arrête, commande des friandises, bavarde un peu avec celle-ci et, ensuite, la dame lui demande de quelle ethnie il est. Il lui répond qu’il est gourmantché. La dame lui dit alors que comme tous les Gourmantché savent expliquer les choses en utilisant le sol, cela par la consultation avec le sable ou la terre, c’est donc évident qu’il pouvait l’aider, parce qu’elle souffre de maux de pieds depuis longtemps.

Boukaré consulte donc devant la dame le sol, et lui dit que tous ces maux de pieds proviennent de la défunte mère de celle-ci, et le mal est comme héréditaire. Il lui demande d’acheter un poulet blanc, de le sacrifier et manger la viande cela avec du to, tout en faisant des incantations qu’il lui a données.

"Viens chez moi…"

Boukaré informe que quand il a dit cela à la dame, celle-ci a pris sa main et l’a mise sur son sexe, en disant qu’il a vu juste, parce qu’elle le pensait aussi.

La dame lui demande ensuite de venir chez elle, afin qu’ils puissent mieux parler, car outre cette affaire de maux de pieds, elle souhaite que Boukaré l’aide à devenir riche. Cela parce qu’elle fait son petit commerce, mais rien ne va jusque-là.

Boukaré explique qu’il a suivi la dame et s’est rendu chez celle-ci, qui lui a expliqué qu’elle était veuve, et vivait avec ses quatre enfants, dont trois filles et un garçon. Celle-ci lui demande donc de vivre chez elle, pour lui faire le "Wack" qui pouvait la rendre riche. Et c’est dans la maison du garçon qu’il logeait, après que la dame l’ait convaincu pour le bien fondé.

Boukaré dit que tout cela s’est passé devant le garçon, et devant Alette K., la fille dont on l’accuse de viol. Puisque dans le cours de cette affaire, il se trouve que c’est celle-ci qui est victime du viol en question.

Boukaré explique que bien avant de connaitre la mère qui vendait les friandises, il avait eu à causer avec Arlette. Et c’est quelques temps après qu’il a connu la mère de celle-ci, en allant acheter les friandises.

Une maisonnette pour le travail…

La mère de Arlette lui a donc donné une maisonnette pour lui permettre de faire le travail qui la rendra riche. Il y loge, et, demande ensuite à la mère qu’il lui faut une fille à côté, qui lui procure tout ce dont il veut, notamment de l’eau, de la cendre, Etc. La mère de Arlette délègue alors celle-ci à la tâche. Chose qu’elle fera, sur recommandation de sa génitrice.

Un wack pour envouter son prétendant…

Mais il se trouve que Arlette, qui savait de quel affaire il s’agissait en wack entre sa mère et Boukaré, dira à celui-ci qu’elle a un prétendant, et qu’elle aussi a besoin d’un wack pour l’envouter. Boukaré explique qu’il lui a tout simplement répondu que lui aussi est un homme, qu’il l’aimait, donc, s’il faut qu’il fasse le travail pour elle, il va falloir qu’elle le satisfasse d’abord.

Et c’est ce qui a été fait, bien que Boukaré sache qu’il ne pouvait pas faire de miracle, ni pour la mère qui veut devenir riche, ni pour la fille qui voulait envouter son prétendant.

Blessée dans son intimité…

Les choses sont allés de mal en pis pour Boukaré quand il a fini de coucher avec Arlette. Car pendant qu’il était dans la maison qui lui a été spécialement donnée, les autres sœurs de Arlette ont vu que celui-ci a enfermé celle-ci à ’intérieur, et ils y sont restés longtemps. Celles-ci sont allés appeler leur mère dans son commerce de friandises au marché, qui est revenue trouver sa fille qui tenait un seau pour chercher de l’eau et se rincer, parce qu’elle saignait dans son intimité et sanglotait.

La mère s’est emparé d’un couteau, a menacé sa fille en lui disant de lui raconter ce qui s’est passé, car elle allait tuer Boukaré, si toutefois celui-ci l’a violée, elle qui n’a que 18 ans, au moment des faits.
Finalement, la mère a fait venir les forces de l’ordre, qui ont embarqué Boukaré pour interrogatoire. Il l’a expliqué devant le tribunal et dit que c’est parce que le prétendu wack pour devenir riche de la mère de Arlette n’a pas marché qu’elle s’acharne sur lui, et que celle-ci a même promis de dépenser de l’argent pour lui nuire…

Toutes ces déclarations semblent avoir bouleversé la partie civile, en la personne de Me Badini. Il faut signaler que ce procès, qui devait être fait à huis clos, n’a pas vu la présence de la victime et de sa mère, car très intime. Mais étant donné que celles-ci n’étaient pas présentes, nulle honte donc à l’enrôler, et c’est ce que le tribunal a fait.

Juste reconnaître son erreur, au lieu de s’entêter…

L’avocat de la victime s’est dit tout simplement étonné que Boukaré ne reconnaisse pas qu’il a violé Arlette. Selon ses explications, il a intimidé la victime en la menaçant de ne plus enfanter, si toutefois quelqu’un apprenait leur relation sexuelle, car il allait lui jeter un sort à cet effet. Même la mère ne doit pas en avoir vent, selon l’avocat. Mais il demeure que les victimes veulent seulement que l’accusé reconnaisse son tort devant le tribunal, et qu’on le relaxe, car celles-ci disent qu’elles ne lui veulent aucun mal. Pour cela, le conseil a tout simplement demandé 1 franc symbolique.

Boukaré a été condamné à 36 mois de prison ferme et au versement d’1 franc symbolique à la partie civile, après réquisition de la procureure qui est de la même condamnation ferme.

C.L.

Répondre à cet article

 

 

L’AFFICHE DU JOUR

Pascal ZAIDA, donne rendez vous ce samedi, 21 octobre, au Rond Point des Nations Unies, pour son meeting (conférence de presse)

ZOODO TOP TEN
Un passé peu victorieux : Pascal Zaïda veut il se rattraper ?
ZOODOACTU.Le vaillant défenseur de la « modification de l’article 37 » et du « oui au référendum » (...)
CDP : Blaise Compaoré aux manettes ?
ZOODOINFOS.Trois ans après l’insurrection populaire d’Octobre 2014, l’ancien parti au pouvoir le (...)
Devant le tribunal : Boubacar et Diane.Viol ou pas ?
ZOODOACTU. B. Boubacar est menuisier de profession, âgé de 32 ans, célibataire sans enfant. Il a (...)
Fatma Samoura : "Le Burkina a déposé un recours devant le TAS, je ne peux…"
ZOODOINFOS.Dans une interview exclusive accordée à VOA Afrique, la secrétaire générale de la FIFA (...)
Devant le tribunal : « Je suis pasteur-formateur mais je n’ai pas pu résister à la tentation »…
ZOODOACTU.Yao J., 39 ans et Pasteur-formateur de profession, est prévenu d’avoir extorqué la (...)
Kôrô Yamyélé à Mariam SANKARA : " Thomas ne vous appartient plus à vous seuls ! "
ZOODOACTU.MARIAME, excuse-moi mais le Kôrô Yamyélé que je suis, a connu votre défunt mari que (...)
Match à rejouer contre le Sénégal : l’Afrique du Sud fait volte-face
ZOODOACTU.L’Afrique du Sud a fait un virage à 180 degrés. Après avoir déclaré accepter la décision (...)
Meeting du CED : le Naaba Kiiba de Tampouy met en garde Pascal Zaida
ZOODOINFOS. Le Naaba Kiiba de Tampouy s’oppose à la décision de Pascal Zaida de se retrancher chez (...)
Devant le tribunal : l’étudiant dans le gaz
ZOODOACTU.O. Boukary a comparu devant le tribunal de grande instance de Ouagadoudou ce mardi 17 (...)