Devant le tribunal
Devant le Tribunal : un inspecteur des impôts suspecté dans une histoire de corruption de 10 millions.  28 novembre 2017
Version imprimable de cet article Version imprimable

ZOODOACTU.Monsieur T., Monsieur O. et Madame T. ont comparu devant le tribunal de Ouagadougou ce lundi 27 novembre 2017, pour répondre des faits de diffamation portant sur l’agence Alios Finance.
Des ex-travailleurs de l’agence Alios Finance, Monsieur T, Monsieur O et Madame T, sont poursuivis devant le tribunal de Ouagadougou pour diffamation à l’endroit de leur ancienne boîte. La raison de leur poursuite, c’est que dans un mémorandum qu’ils ont rendu au niveau de l’inspection du travail, dans le cadre d’un recours qu’ils avaient fait en octobre dernier pour le recouvrement de leurs droits, ils ont eu également à dénoncer des agissements déloyaux de l’établissement financier. Ils ont fait cas d’un acte de corruption dont ils ont été témoins lorsqu’ils y travaillaient.
A la barre, Monsieur T., responsable de la Structure au Burkina, explique que suite à un redressement fiscal de près de 1 milliard, la Direction Générale de l’Alios Finance basée en Côte Ivoire, n’ayant pas voulu s’acquitter de ses droits au niveau des impôts, a conclu une affaire contorsionniste avec un inspecteur des impôts au Burkina. A la place de cette somme, l’établissement financier devait verser seulement la somme de 20 millions, pour passer l’affaire sous silence. Suite à ce sombre négoce, il lui sera instruit de verser un premier chèque de 10 millions à l’inspecteur. Face à cette situation inadmissible selon eux, les prévenus ont donc estimé qu’ils ne pouvaient pas continuer dans ce flou, en payant les 10 millions restant. Raison pour laquelle ils se sont rétractés. Monsieur T et madame T, ont donc démissionné, tandis que Monsieur O, a par la suite, tout simplement été licencié.
Pour les avocats de la défense de l’établissement financier, ces travailleurs ont été recrutés par Alios Finance en question, mieux, ils y étaient d’ailleurs les premiers responsables au Burkina. Pour eux, ayant maitrisé tout le fonctionnement et acquis de l’expérience auprès de la structure, ils se sont associés et ont donc créé une autre société, concurrente à celle qu’ils ont quitté. La défense estime également que leur cliente n’a jamais trempé dans une histoire de corruption. Pour elle, si les prévenus estiment en tant que premiers responsables à l’époque de la société au Burkina, détenir des informations fiables, preuve à l’appui qu’il y a eu corruption, qu’on en tire les conséquences.

Suites aux différentes interventions, le tribunal a estimé que le dossier nécessite le complément d’un certains nombres d’éléments. Il a donc renvoyé le dossier dans la chambre d’accusation, pour instruction complémentaire. Affaire donc à suivre !

Silam

Répondre à cet article

 

 

ZOODO TOP TEN