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Tribunal militaire : le caporal Madi Ouedraogo " dit tout "  11 janvier
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ZOODOACTU.Les auditions se poursuivent au tribunal militaire ce mardi 10 janvier 2017 à Ouagadougou, mais ne se ressemblent pas. Trois accusés parmi lesquels Madi Ouedraogo l’accusé tant entendu, ont comparus à la barre .

Le caporal Madi Ouedraogo avait promis de « tout dire » lors du procès et il a tenu sa promesse. Poursuivit pour association de malfaiteurs pour préparer des crimes contre des personnes ou des propriétés, libérer des généraux à la MACA, mais également de détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre, Madi Ouedraogo a fait des déclarations qui feront surement avancer très vite le procès. Visiblement très à l’aise avec une santé fragile selon son conseil, Madi Ouedraogo âgé de 29 ans ne reconnait pas les faits, et les propos tels qu’ils sont relatés dans le procès verbal. Pour ce qui concerne la poursuite pour association de malfaiteurs, Il relate au tribunal que la réunion organisée à son domicile le 19 décembre 2015 avait pour but de retrouver leurs objets perdus. Il signale au président du jury qu’il réclame toujours ses objets perdus à « Naaba Kom » et mentionne que le Générale Zagré a déclaré sur une chaine de télévision et de radio que c’est lui qui avait recommandé de piller les objets. Il explique que « Nous nous sommes réuni le 19 décembre 2015 dans la soirée chez moi afin de voir comment on pourra retrouver nos objets perdus. C’est ainsi que nos frères d’arme Yougbaré Alexandre et Ido Claude ont apparu et nous ont fait savoir que le Général Yacouba Zida organise une réunion, dans l’objectif de troubler le pays, à travers un coup d’état, et prendre le pouvoir le jour de l’investiture du président Kaboré. Ils nous proposent donc qu’ensemble on s’organise pour attaquer la MACA et libérer les généraux avant que Zida ne les tue. Ils m’ont ainsi remis une feuille comportant un ordre du jour bien détaillé (prime des militaires de retour de mission onusienne, intégration des militaires radiés en 2011, la position des militaires du RSP, la libération des détenus de la MACA). Ils m’ont flatté, j’ai lu et ils ont enregistré. Tout simplement parce que Zida m’avait donné des ordres et j’ai refusé, il veut monter un coup contre moi. En juin 2015 sous la transition, il m’a appelé pour me dire qu’il veut faire un coup d’Etat, alors qu’il était premier ministre. Il me demande cependant d’éliminer le général Gilbert Diendieré, Djibril Bassolet, et le président de l’assemblée nationale Salifou Diallo, contre la somme de 60 milions de FCFA, plus une villa, chose que j’ai catégoriquement refusé. »

Il poursuit le fil de l’histoire en témoignant que « lorsque j’ai lu l’ordre du jour de la réunion, les gens se sont découragé et sont rentré chez eux, parce qu’ils étaient là pour retrouver leurs objets perdus et pas pour autre chose. Zida a encore envoyé Madi Pafanam chez moi. Cette foi-ci il me demande de le rencontrer, lorsque je me suis rendu sur les lieux, il m’a présenté une voiture de marque jaguar et m’a rassuré de faire la mission et laissé le reste avec lui, il va gérer. Moi j’ai de nouveau refusé. Le 30 juin 2015, j’ai appris que certains frères d’armes ont accepté et ont pris les villas et 60 milions chacun. Nous les avons suivi, ils se dirigeaient vers le domicile de Salifou Diallo, pour bombarder et j’ai fais faillir à la mission de Zida et aujourd’hui si cela est un pêché je demande pardon. » Il précise par ailleurs que l’enregistrement a été remis au lieutenant Nana pour le Général Zida et que l’enregistrement n’est pas authentique, car il y’a des parties supprimées en plus il ne s’agit réellement pas de sa voix. Il souligne que Zida avait donné l’ordre de l’éliminer au lieu de l’écouter.

« J’ai réceptionné deux pistolets automatiques que le président Blaise Compaoré m’avait remis »
Mais pour le commissaire du gouvernement Madi Ouedraogo ne dit pas la vérité. Il constate que c’est triste que Ido Claude en mission au Mali ne soit pas là pour parler.
Pour la défense, la mission d’Ido Claude est faite expressément pour ne pas avoir la primeur. Leurs noms sont dans les faits qui doivent éclairer le tribunal, c’est une manipulation du début à la fin selon la défense.

Pour ce qui est des faits de complicité illégale d’armes à feu et de munitions de guerre. Madi ne reconnait pas non plus les faits, il déclare que la police a fait une perquisition chez lui mais n’a rien trouvé comme armes. Il nie qu’il ne savait pas ce qui était dans le sac des autres.

L’accusé Ladji Cheick Alassane poursuivit pour détention illégale d’armes à feu et de minutions, et aussi association de malfaiteurs ne reconnait pas non plus les faits. Il déclare que Zalé Mahamadi qu’il considère comme fils est venu le confié un sac mais il ignorait le contenu. C’est lorsqu’il s’est rendu compte qu’il y’avait des munitions qu’il a appelé le propriétaire du sac afin qu’il le récupère. Et comme celui-ci ne venait pas il l’a confié à son beau frère.

Alors que dans le procès verbal délibéré par la police Alassane Ouedraogo révélait clairement que « J’ai réceptionné deux pistolets automatiques que le président Blaise Compaoré m’avait remis en plus du mien. » et lors de la réunion il disait aux RSP « Combien de pays vous avez formé ici, pourquoi vous vous amusez avec l’armée. Le jour de l’opération, libéré notre général et montré à l’armée que c’est vous le RSP. On libère notre Général, on mange et on rit. » Une fois à la barre il renie ces propos et déclare ne pas connaitre Blaise Compaoré « les gendarmes m’ont dit de dire que le général Dienderé est au courant de tout cela et ils vont me libérer. J’ai refusé et ils m’ont enfermé » dit-il. Pour terminer il signale au tribunal qu’il est malade depuis son incarcération mais le tribunal refuse de le soigner. Le tribunal lui fait savoir qu’il existe des textes qui régissent le fonctionnement des maisons de détention.

Le sergent Zallé Mahamadi comparait à son tour. Poursuivit pour les mêmes faits, il ne reconnait pas les fait et raconte une autre version. Le procès a été suspendu par le tribunal, il se poursuivra ce mercredi avec l’audition des témoins Ouattara Abou, Kini Eric et aussi la présentation de toutes les pièces citées dans ce procès.

El Kadhir

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Il y a 3 commentaire(s) pour cet article

posté le 11 janvier 2017, par Kôrô Yamyélé

- C’est complètement faux et archi faux ! Moi le Kôrô Yamyélé, je m’inscris en faux contre ces allégations grotesques du Caporal Mady Ouédraogo !! ZIDA en tant qu’officier supérieur n’est pas fou à lier au point de confier l’assassinat d’une personnalité, de 2 généraux et l’organisation d’un coup d’état à un simple caporal ! C’est un gros mensonge et un grossier montage pour avoir la tête de ZIDA. Ces genres de pratiques ne bernent plus le peuple burkinabè qui a désormais les yeux ouverts ! Tond nii na pukamè ! Pourquoi assassiner Salif Diallo ? Il a fait quoi ? Que je Sache, il n’a rien fait de mal ! C’est faux et archi faux ! Et d’ailleurs pourquoi l’assassiner lui et laisser ses 2 compagnons que sont Roch et Simon ? C’est du pur mensonge et un grossier montage d’officine ! Rien qu’à voir comment ce caporal voulait organiser cette affaire, on sent de l’amateurisme et de l’incompétence ! A moins qu’on lui ait dit de faire ainsi avec l’assurance que l’affaire sera vite découverte afin qu’il se pointe devant le juge pour raconter ces âneries ! Voyez vous-mêmes ! Les soldats viennent les uns après les autres à leur fameuse réunion au domicile de Mady, puis s’en vont un à un après avoir écouté des brides de l’histoire, et ensuite on téléphone aux uns et aux autres, etc. ! C’est faux cette affaire !

CONCLUSION : Je ne suis pas un burkinaBÊTE pour croire à ces ragots !

Par Kôrô Yamyélé


posté le 12 janvier 2017, par PATRIOTE

Le caporal Madi insulte les burkinabè, insulte la mémoire de nos martyrs, insulte notre intelligence, il se fout des juges, des avocats. Par ces mensonges grotesques il prouve il était très proche du diable et qu’il a été formé en diablerie. Dommage qu’on trouvera des gens pour croire à ces hérésies.


posté le 17 janvier 2017, par ous

bravo bravo le savant les sais tous de koro patriote et Yalam yele


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