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François Compaoré : 2018, la tenue d’un procès ?  17 novembre 2017
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ZOODOINFOS.Bien que libre de ses mouvements après sa brève interpellation le 29 octobre à Paris, les déboires de François Compaoré en France ouvrent, pour la première fois, la voie d’un jugement à Ouagadougou dans l’affaire liée à l’assassinat de Norbert Zongo, en 1998. Furieuses après cette relaxe, les autorités burkinabè, qui veulent obtenir l’extradition du frère de Blaise Compaoré, ont chargé le ministre de la justice René Bagoro de tout mettre en œuvre pour la tenue d’un procès, au cours du premier semestre de 2018, avec ou sans la présence de François Compaoré. La pression de la rue et celle de la Cour africain des droits de l’homme et des peuples de l’Union africain aidant, de nouvelles pistes ont été ouvertes. Celles-ci se resserrent autour du sergent-chef Naon Babou, ex-membre du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde rapprochée de Blaise Compaoré. Il aurait des éléments et des témoignages à fournir, ce qu’il n’avait pu faire lors de précédentes audiences car craignant pour sa vie. Blaise Compaoré et son bras-droit, le général Gilbert Diendéré, patron du RSP, étaient toujours au pouvoir. La justice burkinabè a déjà inculpé trois anciens membres du RSP dans ce dossier, constate la lettre du continent.

CL

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Il y a 2 commentaire(s) pour cet article

posté le 17 novembre 2017, par Ka

Voilà un pas de franchi : Depuis ce 13 Décembre 1998, le régime Compaoré et sa justice ont pris le peuple Burkinabé surtout la fa-mille de Norbert Zongo pour des idiots et des aveugles, en ce qui concerne cet assassinat macabre du valeureux journaliste Norbert Zongo et ses compagnons. Avec cet espoir de juger les coupables sous les mains, et peut être François Compaoré qui se croyait intouchable par contumace s’il ne pas extrader par Macron, la famille Blaise Compaoré comprendra que Le jour et la nuit ne sont pas à comparer : Il en est de même entre le diable et l’ange, entre les criminels en puissance et le nouveau Burkina dont sa jeunesse a dit que rien ne sera plus comme avant.


posté le 20 novembre 2017, par Juste

Vivement que ces éléments et témoignages du sergent-chef Naon Babou que je respecte au passage puissent nous permettre d’avancer dans le dossier. Ces assassinats non élucidés que notre pays a connus plombent notre développement tout court. Les coeurs sont encore très lourds pour penser au développements ; imaginez quelqu’un qui ne sache pas qui a tué son père ou sa mère, qui ne sache même pas où se trouve la tombe de son parent. Vos différents plans de développement ne l’intéressent pas cette personne, mieux vous l’irritez quand vous parlez de projets. C’est donc un pan important de la population en marge puisque derrière les victimes directes il y a la micro et la macro famille.


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