Devant le tribunal
Devant le tribunal : affaire complexe, au sein de l’école St Anges...   11 janvier
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ZOODOACTU.Mathias N. a comparu ce mardi 09 janvier 2018 pour répondre de faits de vol d’une motocyclette, de tentative de vol, de violences et de menaces sous conditions, au détriment de l’école privée les Saints Anges, située au quartier Kar-paala, vers le Siao.

Voici une école qui est gérée par des sœurs catholiques, et qui comprend une petite et une grande section. Selon les propos de la Directrice, Sœur Monique C., depuis lors, l’école est victime de vols multiples de motos. C’est ainsi qu’en cette rentrée scolaire 2017, soit ce 02 octobre dernier, une moto a disparu. Les soupçons se sont alors portés sur Mathias, le prévenu, qui y vient en compagnie d’une autre personne à moto. Quand celui-ci le dépose, il continue et Mathias reste sur les lieux pour opérer.

Ainsi donc, après ce forfait du 02 octobre dernier, les deux larrons vendront plus tard, soit le 04 octobre, pour d’autres faits. Sans se douter que des personnes avaient eu le soin d’alerter les vigiles de la possibilité que ce soit les suspects en question.

Et ce jour-là, dame Bonkoungou F. qui est vigile, ainsi que sieur Sama, étaient aux aguets. Sauf que ce jour-là aussi, Mathias a flairé qu’il était surveillé et est reparti. Le soir de ce même jour, selon dame Bonkoungou, elle est interceptée et renversée de sa moto par les deux compères vers une réserve, qui lui disent que c’est elle qui indique les choses au sein de l’école, et qu’elle risque d’en pâtir.

C’est le lendemain 05 octobre que Mathias est surveillé et appréhendé par le vigile Sama et les badauds.

Sama explique qu’il l’a bien observé comme d’habitude. Il raconte que Mathias vient comme tous les parents d’élèves, et quand la porte d’entrée est ouverte, il pénètre dans la cour comme s’il était venu chercher lui-aussi un enfant. Il fait ensuite semblant d’être au téléphone, observe ceux qui ont garé leur moto, avant de s’emparer de ce qu’il visait. Puisque les engins sont garés hors de la cour et donc, pas de parking...

Sama explique que ce qui l’a tiqué est qu’il lui ait demandé quel est le nom de l’enfant qu’il est venu chercher, et il a répondu en donnant le nom d’une fillette dont il ne connait pas la classe.

Sœur Monique explique pour sa part qu’il a aperçu le prévenu deux jours auparavant en train de se balader dans les locaux de l’école. Elle lui demande ce qu’il cherche, et il répond qu’il est venu chercher un enfant qui fait la classe de Cours préparatoire 2è année. Elle lui dit que cette classe se trouve au rez-de-chaussée, au lieu d’en haut, au premier étage, où se trouve les autres classes. Elle lui demande sa carte, étant donné que tout parent doit présenter sa carte avant de repartir avec l’enfant, mais Mathias n’en avait pas... Et il a descendu les escaliers ensuite en vitesse pour ne pas créer de soupçon.

Donc, quand il a été aperçu et surveillé le jour de son arrestation par les vigiles et les badauds, Sœur Monique l’a reconnu lorsqu’il était en train d’être molesté par les riverains. C’est elle-même qui a demandé qu’on le conduise à l’intérieur de l’école, avant que d’autres personnes n’arrivent et que la situation devienne incontrôlable.

Le prévenu, pour sa part, tient mordicus qu’il est venu attendre un certain Mady qui devait lui vendre une vitrine pour exposer des téléphones qu’il vend, et a été subitement interpellé. Il dit que c’est la première fois qu’il se rend sur les lieux, et s’en étonne. Me Yamba Roger, son avocat, s’étonne également qu’un suspect, sachant qu’il est surveillé et ayant menacé une personne au sein de l’école, revienne encore pour commettre un forfait, bien au contraire...

Sur toute la ligne du procès, le prévenu n’a pas reconnu les faits et a estimé que la partie plaignante s’est trompée de personne.

Pour les faits de vol, le procureur demande sa relaxe, parce que les faits ne sont pas établis sur le vol de l’engin disparu le 02 octobre. Pour ce qui est de la tentative de vol, celui-ci en est coupable, étant donné qu’il a été interpellé sur les lieux et reconnu par les plaignants. En ce qui concerne les voix de faits et de menaces sous condition, il en est également coupable, d’autant plus que dame Bonkoungou, la victime, l’a reconnu. Il requiert donc qu’il soit condamné à la peine de prison ferme de 24 mois ferme. Délibéré au 16 janvier 2018...


Claire Leboeuf

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