Devant le tribunal
Devant le Tribunal : soudeur la journée et voleur la nuit  2 mars
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ZOODOACTU.Monsieur O. G., a comparu devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou ce jeudi 1er mars 2018, pour répondre des faits de vol du sac de Monsieur B. B., un vigile à Ouaga 2000.
L’accusé, la vingtaine bien sonnée, est un soudeur de profession. En plus de ce métier qui occupe son temps la journée, il s’est aussi initié pour un métier de nuit, le vol.
A la barre, Monsieur O.G, ne nie pas les faits qui lui sont reprochés. Il reconnait sans ambages, avoir dérobé le sac de Monsieur B.B.
Les faits, raconte-t-il, se sont déroulés à Ouaga 2000 aux environs de 3 heures du matin. Revenu d’une balade nocturne, il avait emprunté la grande chaussée de Ouaga 2000. Il redescendait vers le « Restaurant la Perle », laissant derrière lui, l’Hôtel Laîco. C’est donc dans cette zone, vers la salle de conférence de Ouaga 2000, qu’il apercevra un vigile, longé tout bonnement dans un sommeil profond. C’est au regard de l’opportunité, avoue-t-il, qu’il s’est emparé du sac et a pris la fuite.
Juste après son passage, et comme par prémonition, la victime, Monsieur B.B, s’est éveillé, et constatera la disparition de son sac. Sans attendre, la victime courut alerter les policiers qui tenaient la garde dans les alentours. L’alerte lancée, des policiers situés à l’autre entrée faisant face au Restaurant la Perle, apercevront un jeune homme qui tentait de s’échapper dans un des couloirs, derrière le terrain de sport situé derrière la salle de conférence. S’en ai suivi une longue poursuite. L’athlète sera vite rattrapé et le sac lui sera retiré.
Ces faits, Monsieur O.G, ne les nie pas. Il avance cependant, que c’est sa première fois de commettre un tel acte.

« Le voleur maintenant croyant »
L’accusé, à la barre, avait porté un énorme chapelet sur le coup. L’objet n’a pas manqué d’attirer l’attention des juges.
Interprétant cela comme une tentative d’intimidation ou de dissuasion du tribunal, l’un des juges lui a de façon taquiné demander s’il avait prié avant de venir. L’accusé s’empressa de répondre par l’affirmative. « Et donc tu crois en Dieu ? » a continué un autre juge. Toujours par l’affirmative, le jeune se confiait sourire aux lèvres. « Dieu a-t-il enseigné de voler ? », poursuivra le second. À ce niveau, le silence s’est installé. Toujours dans l’intention d’ébranler « le voleur maintenant croyant », on lui a demandé de réciter « un je vous salue Marie » ou « un notre Père ». Résultat : Monsieur O.G ne connaissait aucun « i » du chapelet. Chapelet qu’il avait pourtant bien porté de façon ostentatoire sur le coup, de la façon la plus pendante, pour que tous l’eurent aperçut d’un clignement d’œil.

Pour ce qui s’agit de la victime, son histoire semble similaire à celui de l’accusé. Lui aussi est occupé la journée, et travaille également dans la nuit. En réalité, la victime, Monsieur B.B, est un étudiant en anglais. Il suit ses cours sur le campus dans la journée, mais dans la soirée, il occupe le poste de vigile à Ouaga 2000 .C’est un rondier. En ce sens qu’il tourne pour remplacer les autres agents pendant leurs jours de repos.
Le sac, qui n’a d’ailleurs pas pu être fouillé par Monsieur O.G, ne contenait « aucun franc CFA », a-t-il fait savoir. Rien ! Même pas un « 5 Franc symbolique ». Rien que des diplômes, des tickets de RUE, des attestions, des documents de cours sur le campus… Mais pour autant, la victime confie ce sac contenait toute sa vie.
La victime a également indiqué qu’il n’avait aucune réclamation à faire, vu que le sac lui a été restitué le même jour.
Le procureur, quant à lui, a requis 24 mois d’emprisonnement ferme pour Monsieur O.G pour les faits de vol avéré. En revanche, il n’a pas manqué de sermonner Monsieur B.B, lui rappelant que le rôle d’un vigile est d’être vigilant et de surveiller ce pour quoi il a été embauché.
Le tribunal reviendra avec le même reproche à l’endroit de la victime. « Vous ne pouvez pas vous permettre de dormir ! Un vigile qui se fait volé ! C’est paradoxal ! » dira l’un d’eux.
En conclusion, le gros chapelet de Monsieur O.G ne lui a pas servi pour cette fois-ci. Il a été condamné à 6 mois ferme de prison par le tribunal.

H G

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