Devant le tribunal
Devant le tribunal : la saga Bernard Sama et Cécile Yaméogo continue...  10 avril
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ZOODOACTU.Une affaire qui remonte au 16 décembre 2014. Sama Koudbi Bernard, fondateur du Groupe scolaire St Bernard Baowendsom, dans l’arrondissement de Sigh-nonghin, a maille à partir avec Dame Cécile Yaméogo/Traoré (l’épouse de Hubert Yaméogo, ex Directeur général de la société nationale des hydrocarbures (SONABHY)). Les deux parties étaient en audience ce 09 avril 2018, au Tribunal de grande instance de Ouagadougou...

Le 16 décembre 2014, selon les explications du prévenu, qui a été cité à comparaître directement à la barre, il était en train de faire des courses. Il est appelé au téléphone peu de temps après, et l’on lui explique que la situation est en train de dégénérer au sein de son établissement parce que les élèves sont allés saccager chez dame Yaméogo, sa voisine, pour se plaindre de la morsure d’une élève par un serpent qui vient de chez celle-ci.

A noter au passage que les deux terrains font face, dame Yaméogo ayant son terrain construit et entouré d’un mur, d’un côté, et le Groupe scolaire St Bernard, de l’autre. Dans le local de dame Yaméogo se mène des activités d’élevage, et Tall Moussa en est le gardien...

Le prévenu explique donc qu’à son arrivée, il a constaté que des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) étaient déjà en place et lui-même n’a pas pu avoir accès aux lieux. Il a cherché à savoir ce qui s’est passé, et naturellement, il a été mis au courant de la morsure de serpent et la réaction des élèves...

Ce n’est pas la première fois que cela arrive, explique-t-il, si bien qu’il a dû écrire pour dire à dame Yaméogo de faire évacuer ses animaux bien avant. Mais il se trouve que cette goutte d’eau a fait déborder le vase, estime-il, si bien que les élèves ont réagi simultanément.

Sama Bernard dit qu’il n’est au courant de rien de tout ce qui s’est passé, et est venu trouver les faits accomplis...

Faits qui lui sont reprochés et qui sont la dégradation volontaire de biens, le vol, puisque des animaux ont disparu, et la violation de domicile...

La partie civile lui demande de lui payer des dommages et intérêts de près de 8 millions FCFA...

Autre version...

Selon Tall Moussa, qui était gardien des lieux, c’est Sama Bernard qui est venu avec les élèves et qui leur a intimé l’ordre de libérer son terrain. Il persiste et signe que celui-ci était bel et bien présent, et que c’est après que les élèves aient mis le feu au hangar où était étalé le foin pour les animaux qu’il ne l’a plus revu. Outre cela, il y avait aussi des adultes, car certaines personnes voisines ont participé aux actes...

Sama Bernard, pour sa part, explique toujours que cela est archi faux... Il a demandé à Tall de dire la vérité au tribunal, parce qu’il règle tous ses différends par voie judiciaire, et non de la sorte....

Le procureur estime que c’est Sama Bernard qui a dû inciter les élèves à s’en prendre aux biens de dame Yaméogo, surtout qu’il y a litige sur le lopin de terre que celle-ci occupe et qui, selon le prévenu, lui revient de droit. Il pense que même si Sama Bernard n’était pas sur les lieux, il demeure que ce pourrait être lui qui a poussé les élèves à commettre ces actes, eu égard au litige qu’il y a et qui est en justice...

Il a requis contre lui la peine de 60 mois et une amende de 300 000 FCFA avec sursis...

Ce n’est pas pour autant l’avis de la défense de Bernard, qui est Me Ambroise Farama. Celui-ci pense que les faits reprochés au prévenu ne peuvent pas être requalifiés en incitation. Ce qui pose problème, puisqu’en venant au tribunal, celui-ci devait répondre de faits de vol, de dégradations de biens et de violation de domicile...

Autrement dit, il se serait préparé en conséquence pour envoyer des témoins qui prouveront qu’il n’était pas présent lors des actes qui ont été commis... L’avocat explique qu’il n’ y a pas de preuve palpable qui démontre quoi que ce soit, et donc, le procureur demande au tribunal de deviner les choses, alors qu’en matière pénal, il faut du concret. Il a demandé la relaxe pure et simple de son client et la condamnation de la partie civile à lui verser la somme de 500 000 FCFA au titre des frais engagés. Délibéré au 23 avril prochain...

Claire Lebœuf

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