Devant le tribunal
Devant le tribunal : attributions de fausses attestations de diplômes par un indélicat de l’ISPP...  17 avril
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ZOODOACTU.O. Martin a maille à partir avec l’Institut supérieur polytechnique privé (ISPP), cela par rapport à de faux diplômes que lui a délivré sieur Bazié Michel, un travailleur de l’Institut.C’était devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou, ce lundi 16 avril 2018.

En mars dernier, que Martin veut légaliser ses attestations de diplômes en Master au Commissariat central de Police. Sauf qu’il envoie une autre personne pour faire le travail, pendant que lui-même se trouve au boulot...

Il se trouve cependant que la personne a pris un autre diplôme, qui était signé mais qui n’avait aucune mention de l’identité du bénéficiaire.

On lui signale alors cela à la Police, et il repart et revient avec un autre...

Évidemment, toutes ces choses ne peuvent qu’éprouver des soupçons au sein de la Police.

Donc, quand il est revenu avec l’autre diplôme, qui avait l’identité et tout le reste du bénéficiaire, la Police a cherché à savoir comment il y a des diplômes qui sont vierges, sans l’identité des bénéficiaires, pendant que les signatures y sont apposées...

Ils découvrent plus tard que c’est sieur Bazié Michel, contrôleur à l’ISPP, qui a pris le soin de donner des attestations à sieur Martin, lui qui n’a même pas traversé la cour de l’Institut, n’en parlons pas d’en avoir les attestations en Masters requis...

En faits, Michel, qui travaille dans l’établissement, a pris des attestations sans nom de ceux qui seront admis. Il a ensuite transmis deux attestations à Martin, le prévenu, qui n’a pas pris le soin de vérifier ce qui était écrit sur les deux documents...

Car sur le premier, qui est correct, et où il a une attestation en en master en finances et comptabilité, tout est correct. Sur la deuxième attestation cependant, en gestion et comptabilité, il n’y avait aucune identité, bien que ce soit signé.

Sieur Martin s’est donc fait avoir à la Police, en envoyant son mandataire qui a pris le document qui n’était pas bon...

C’est donc après constat de tous ces faits louches qui ont conduit à son interpellation, et il devait répondre de faits d’incitation à la commission de faux, d’usage de faux en écriture, entre autres...

Le prévenu, pour sa part, explique qu’il a été approché par sieur Bazié, qui lui a proposé des prix moins chers, hors académiques, pour lui envoyer des cours afin qu’il travaille et qui seront corrigés. Par la suite, après évaluation, il a son diplôme. Il n’a donc pas hésité et s’est engagé dans cette affaire, d’autant plus qu’il y avait une marge de différence de plus de 100 000 FCFA entre les inscriptions normales et ce que Michel lui proposait...

Il a ensuite fait des devoirs, et Michel lui a délivré lesdites attestations, pour prouver qu’il a le niveau requis en Master dans les deux branches en question. Il n’a cependant pas pris le soin de voir si l’identité du titulaire se retrouvait sur les deux attestations.

Il est donc reparti, et c’est en envoyant une tierce personne pour une légalisation que les choses ont été découvertes, car l’envoyé en question a pris l’attestation sans identité pour aller légaliser. Et c’est la Police qui lui a signalé que ce n’était pas possible, parce que bien vrai, il y a les signatures et le cachet, mais pas de titulaire...

L’envoyé repart donc pour envoyer le bon, toute chose qui fait que la suspicion était en cours, au sein de la Police, qui a cherché à y voir clair, et voilà donc le résultat de faux en question...

Zombré Dieudonné, le Secrétaire général de l’ISPP, représentant la Directrice générale, dit ne rien réclamer. Il explique par ailleurs que sieur Bazié Michel n’est pas à son premier forfait, et que c’est sur dénonciation d’un autre employé qu’il a été pris et donc renvoyé de l’Institut...

Le Tribunal a condamné O. Martin à une peine avec sursis de 24 mois, comme requis par le Procureur...

Claire Lebœuf

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