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Affaire du recrutement à la CNSS : « Il faut un audit rigoureux », EL Hadj Mamadoou Kabré, président du PRIT-Lannaya.   10 juillet
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ZOODOACTU.L’opposition politique burkinabè a tenu son point de presse hebdomadaire ce mardi 10 juillet 2018 à son siège à Ouagadougou. Au cours de cette occasion, le CFOB a partagé sa lecture sur la situation nationale, en abordant des sujets tels que la conférence des ambassadeurs du Burkina, la situation des universités publiques, les soupçons de fraudes au recrutement de la CNSS, et la décision de la ministre de la solidarité nationale, présidente de la CONASUR, de ne plus assister certaines victimes des inondations. La séance a été animée par le Président par intérim de l’UBN, Amadou Diemdioda Dicko et le Président du PRIT-Lannaye, El Hadj Mamadou Kabré.

Ce mardi 10 juillet 2018, le Chef de file de l’Opposition Burkinabè(CFOB) a fait sa lecture des faits politiques écoulés la semaine dernière. Quatre(04) sujets ont été abordés au cours de ce point de presse. Il s’agit de la conférence des ambassadeurs tenue du 04 au 06 juillet dernier, de la situation des universités publiques, du recrutement douteux de la CNSS et de la décisions prise par la ministre de la solidarité nationale, présidente de la CONASUR, de ne plus assister certaines victimes des inondations.
En ce qui concerne le premier point, les conférenciers estiment qu’au regard de ce que les premiers responsables ont eux-mêmes expliqué, la conférence aurait dû se faire beaucoup plus tôt. Au vu du rôle important assigné aux représentations diplomatiques à l’étranger et le thème « Défis du PNDES et enjeux sécuritaires », lira le Président par intérim de l’UBN, Amadou Diemdioda Dicko, on se demande pourquoi le pouvoir MPP a attendu aussi longtemps pour convoquer nos diplomates. Pour le CFOB, cette réunion à mi-parcours du mandat du « Président-candidat », ne peut s’expliquer que par l’improvisation, le tâtonnement et la démarche « moutamouta » du Président diesel qui voit dans cette conférence, l’occasion, « non seulement de faire le point des actions et des difficultés rencontrées par nos ambassadeurs dans chacun des pays où le Burkina est représenté mais aussi de réfléchir sur un nouveau dynamisme à donner à la diplomatie ». Décriant une situation délétère dans le corps, le CFOB exhorte le pouvoir actuel à mettre à la disposition des représentants diplomatiques les moyens nécessaires pour leurs missions. Aussi, a-t-il estimé, le Burkina gagnerait à renforcer la présence des représentations diplomatiques déjà existantes, que de poursuivre ces multiplications.
S’agissant de la situation des universités publiques du pays, les conférenciers sont revenus sur les maux qui minent le temple du savoir. Pour eux, « les principales universités publiques sont malades ». Ils dénoncent une mal gouvernance au sein du campus qui se manifeste par des nominations par copinage politique des présidents d’université et des directeurs et chefs de services centraux, l’aggravation du chevauchement des années académiques passant de 1 à 2 ans dans certaines UFR, le manque d’infrastructures universitaires entrainant des luttes et de la violence entre étudiants pour occuper les amphi. Et pendant ce temps, soutient le président par intérim, des marchés sont attribués à des entreprises pour des travaux de construction sans fin. Aussi, fera remarquer les conférenciers, on peut noter une vétusté et une insalubrité des infrastructures existantes, des cités universitaires dans l’obscurité et l’insécurité et un manque d’enseignants malgré un recrutement minimaliste entouré de doutes quant à la transparence, ce qui a d’ailleurs fait la une de la presse en décembre 2017.

A ces mots, les conférenciers ajoutent une incapacité notoire à adopter le LMD, le retard ou le manque du FONER et des bourses, et biens des maux biens connus des universités publiques. A l’occasion, l’opposition invite le gouvernement à tout mettre en œuvre afin de réduire le calvaire des travailleurs et des apprenants du campus.

Affaires brûlante au niveau de la CNSS
Au niveau du troisième point qui est le soupçon de fraudes au recrutement de la CNSS, le CFOB, tout en se gardant d’entrer dans la polémique, fera comprendre les conférenciers, note que le rôle premier de la CNSS c’est de gérer la prévoyance sociale et les retraites. Pour eux, tout doute qui viendrait ternir l’image de l’institution doit être dissipé. C’est pourquoi, dira le Président du PRIT-Lannaya, El Hadj Mamadou Kabré, « dans un soucis de transparence, de bonne gouvernance, et en vue de rassurer les travailleurs et les retraités, l’Opposition politique estime que la direction générale de la CNSS doit demander un audit rigoureux sur le recrutement en question ».
Quant au dernier point relatif à la décision de la ministre de la solidarité nationale, présidente de la CONASUR, de plus assister certaines victimes des inondations, le CFOB dénonce une fuite de responsabilité du Gouvernement burkinabè et une insulte aux citoyens des quartiers non lotis. Pour l’opposition, l’écrasante majorité de ceux qui habitent les zones inondables ne le font pas de gaieté de cœur. Pour elle, le fait qu’ils continuent d’habiter ces zones traduit l’échec de la politique en matière d’urbanisme et de prévention des risques. En effet, indiquera El Hadj Mamadou Kabré, le pays a adopté la loi n°012-2014/AN du 22 avril 2014 portant loi d’orientation relative à la prévention et à la gestion des risques, des crises humanitaires et des catastrophes. Concernant les risques d’inondation, précisera-t-il, cette loi prévoit plusieurs mesures de prévention qui relèvent de la responsabilité de l’Etat, des communs ainsi que de l’administration et du ministère en charge de l’eau. Pour eux, un gouvernement responsable chercherait à sensibiliser les populations, à prendre des mesures de curage de caniveaux et des cours d’eaux, d’évacuation des eaux, d’organisation de la ville pour éviter la pérennisation des bidonvilles, au lieu de rejeter honteusement la faute sur les pauvres sinistrés.
A l’endroit de ceux qui estiment que l’opposition ne propose rien et passe son temps à critiquer, les conférenciers indiquent que leur rôle, c’est justement de s’opposer. Quant aux propositions, le CFOB invitent les détracteurs à consulter les programmes de sociétés des différents candidats de l’actuelle opposition. Pour eux, que ce soit le cas du PPP, la CFDC, la relation avec la Chine Populaire et bien d’autres, le MPP ne s’est pas empêcher de venir voler de temps en temps des idées de l’Opposition.

Hermann Guingané

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