Politique

" Une opération de sabotage, de tentative d’asphyxie de l’économie nationale par... ", dixit Simon COMPAORE

Submitted by Redaction on Thu, 04/11/2019 - 09:57
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Voici l'intégralité de la déclaration liminaire du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) à l'occasion de la conférence de presse du parti, ce 11 avril 2019, du président par intérim Simon Compaoré.

Mesdames et messieurs les journalistes,
Je voudrais, au nom du Bureau Exécutif National du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), vous souhaiter la bienvenue au siège de notre parti pour cet exercice que nous renouvelons assez régulièrement avec vous parce la situation nationale le commande, et également par notre obligation de redevabilité à l’endroit de notre peuple qui nous a confié la charge de conduire aux destinées de notre nation.

Mesdames et messieurs des médias,
Ces derniers temps, l’actualité nationale évolue à grandes enjambées, les épreuves difficiles s’entrechoquent et notre pays a encore connu des drames très douloureux dans la nuit du 31 mars au 1er avril à Zoaga et à Arbinda. Ces événements d’une grave extrémité, érodent le tissu social du Burkina. Ils interpellent le conscient et le subconscient de tous les Burkinabè, de tous les acteurs politiques et sociaux sur ces massacres organisés dans le prolongement de la situation sécuritaire préoccupante causée par la menace terroriste.

Mesdames et messieurs les journalistes,
Notre pays est toujours sous le choc de ces tueries à grande échelle que des mains coupables suscitent entre des communautés dont la cohabitation a toujours été pacifique depuis la nuit des temps. Ce brassage idyllique entre les communautés a toujours fait la force et le ciment de notre cohésion sociale. Mais alors, d’où vient la soudaineté et la brutalité de ces violences létales qui endeuillent les familles Burkinabè avec tant d’ampleur et de cruauté? Manifestement, pour le MPP, des artisans de la déstabilisation cherchent à semer les graines de la division dans notre pays et à opposer les communautés entre elles.
Le MPP et ses alliés s’élèvent énergiquement contre cette nouvelle forme de terrorisme social aux conséquences tout aussi désastreuses que la guerre asymétrique à laquelle nos FDS font face avec professionnalisme et patriotisme.
Notre Parti et ses alliés invitent le gouvernement à prendre des mesures énergiques pour rechercher et traquer les auteurs et les bras armés de ces conflits fratricides et ignobles afin de les soumettre à la punition de la justice.
En ces douloureuses circonstances, le MPP renouvelle ses sincères condoléances aux familles des victimes des atrocités de Zoaga et d’Arbinda. Notre parti exprime sa compassion aux blessés et sa solidarité avec le gouvernement qui met tout en œuvre pour soulager la peine et la douleur de ceux et celles qui ont eu la vie sauve.
Le MPP et ses alliés invitent la classe politique burkinabè à se départir de toute exploitation éhontée de ces drames sociaux avec la funeste intention de se refaire une virginité politique. Cela est malsain. Pas de coups en dessous de la ceinture, comme on dit dans le monde du sport. Soyons patriotes dans ces moments d’épreuve pour les familles des victimes, pour celles qui pansent leurs blessures et pour les déplacés auxquels nécessairement nous devons assistance et protection.

Mesdames et messieurs les journalistes,
Avec le front social, vous savez tous, qu’il n’y a jamais eu de trêve sociale pour le pouvoir en place. Depuis la prise en main des charges publiques en 2016 par le MPP et ses alliés, le front social a connu une ébullition à nulle autre pareille dans l’histoire politique de ce pays. Sous le drapeau syndical, pour un oui ou un non, les organisations de travailleurs brandissent l’épouvantail de la grève, on pourrait même dire de la prise d’otages. N’ayons pas peur des mots.
Ce qui se déroule au ministère de l’Economie, des finances et du développement (MINEFID) n’est ni plus ni moins qu’une opération de sabotage, de tentative d’asphyxie de l’économie nationale par un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè. Comment, sous des prétextes aussi fallacieux que farfelus, qui ne résistent pas à l’analyse, peut-on empêcher des citoyens, des patriotes d’accomplir leur devoir civique ? La grève insidieuse à laquelle se livrent des travailleurs de ce ministère appelle une fermeté des pouvoirs publics et une explication de texte sur les tenants et les aboutissants du dossier du fonds commun qui, apparemment, n’a pas révélé tous ses secrets.
A cette situation pathétique au MINEFID, on peut ajouter les menaces que font peser les syndicats de l’enseignement sur les activités scolaires en décrétant un arrêt de travail de 24h, la grève annoncée du SYNTSHA de même que le mouvement d’humeur des chauffeurs routiers le 02 avril dernier.
Le MPP juge cette situation inacceptable. Notre parti a toujours été favorable à la concertation avec les acteurs sociaux mais réprouve les épreuves de force déraisonnées quand elles ne sont pas malintentionnées. Autant l’Etat sait lâcher du lest, autant les syndicats, à leur tour, devraient faire preuve de responsabilité et de souplesse quand il faut pour la sauvegarde de l’intérêt national, en évitant de brandir l’épouvantail des arrêts abusifs de travail. Même si la grève est un droit constitutionnel reconnu aux syndicats, son utilisation récurrente et abusive, dessert la cause de ceux qui en font une exploitation quasi maladive.

Mesdames et messieurs les journalistes,
Par rapport à la question de la réconciliation nationale, une certaine classe politique embouche le clairon pour réclamer le retour au Burkina de tous ceux qu’ils qualifient d’exilés politiques, avant la tenue du prochain référendum sur la constitution de la Vè République et avant les élections de 2020.
Le MPP s’est régulièrement prononcé sur ce sujet. Le MPP est favorable à la réconciliation nationale mais une réconciliation vraie qui ne sacrifie pas la vérité et la justice sur les actes graves commis qui ne peuvent quitter sur un coup de baguette magique la mémoire individuelle et collective. Le MPP se démarque de l’amalgame faite à dessein par les chantres de la réconciliation favorables à la justice transitionnelle à des fins de politique politicienne au détriment de l’Etat de droit.

Mesdames et messieurs les journalistes,
Le dialogue politique amorcé par le Président du Faso, Son Excellence Roch Marc Christian KABORE, le 4 avril dernier, avec les partis politiques de la majorité et de l’opposition témoignent de la disponibilité du premier magistrat de ce pays et la vision qu’il a dans la conduite des affaires publiques. Cette disposition du Président du Faso et son état d’esprit battent en brèche les hypothèses selon lesquelles la majorité n’est pas ouverte à la concertation. C’est la troisième fois que le Président du Faso s’entretient avec l’opposition politique depuis juin 2016.
Ces entretiens préliminaires annoncent un grand dialogue qui réunira l’APMP et le CFOP autour du chef de l’Etat sur les grands thèmes du moment.
Mesdames et messieurs les journalistes, nous avons campé le décor de cette conférence de presse, nous nous arrêtons là et prêt à répondre à vos questions.
Merci de votre aimable attention !

Le président par intérim du parti Simon Compaoré

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Comments

Submitted by patriote (not verified) on Thu, 04/11/2019 - 10:36

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Après avoir longtemps lu j'ai l'impression que c'est tiré d'un discour télécharger sur le net. Ça n'a rien à voir avec les réalités du pays. C'est ce qui arrive quand on ment beaucoup et qu'on évite de faire face au problèmes d'un pays.

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