Politique

Simon COMPAORE : " Dites leurs ceci, ..."

Submitted by Redaction on Thu, 04/11/2019 - 22:25
GB

Le jeudi 11 avril 2019, le Mouvement du peuple pour le progrès, MPP a animé une conférence de presse pour se prononcer sur la situation nationale. Au menu des échanges avec les hommes de médias, les drames de Zoaga et de Arbinda, la grogne sociale, notamment le mouvement d’humeur au MINEFID, le dialogue politique amorcé par le président du Faso et la question de la réconciliation.

Les drames de Zoaga et de Arbinda, la grogne sociale, notamment le mouvement d’humeur au MINEFID, le dialogue politique amorcé par le président du Faso et la question de la réconciliation. Tels étaient entre autres, le menu du point de presse animé par le Mouvement du peuple pour le progrès, MPP.

« Des artisans de la déstabilisation cherchent à semer les graines de la division »

Pour le MPP, les drames de Zoaga et de Arbinda sont les œuvres d’artisans de la déstabilisation qui cherchent à semer les graines de la division au Burkina Faso et à opposer les communautés entre elles. A cet effet, le parti a dit « s’élever énergiquement contre cette nouvelle forme de terrorisme social ».

Tout en renouvelant ses condoléances aux familles attristées, le parti du soleil levant et ses alliés a invité le gouvernement à prendre des mesures énergiques pour rechercher et traquer les auteurs et les bras armés de ces conflits fratricides et ignobles afin de les soumettre à la punition de la justice. Dans la même dynamique, le président par intérim du MPP, Simon Compaoré a tenu à mettre en garde la classe politique burkinabè à se départir de toute exploitation éhontée de ces drames avec « la funeste intention de se refaire une virginité politique. Cela est malsain », a-t-il insisté.

Toutefois, la mouvance présidentielle s’est dite solidaire des actions mises en œuvre par le gouvernement pour la prise en charge des victimes.

« Une tentative d’asphyxie de l’économie nationale par un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè »

« Ce qui se déroule au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) n’est ni plus ni moins qu’une opération de sabotage, de tentative d’asphyxie de l’économie nationale par un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè ». Telle est la conviction du MPP et ses alliés face au mouvement d’humeur au MINEFID qui est marqué par un boycott des activités de recouvrements. Pour Simon Compaoré, cette grève insidieuse appelle une fermeté des pouvoirs publics. Le président par intérim du MPP s’en est également pris aux organisations syndicales de l’enseignement et de la santé qui menacent d’aller en grève dans les prochains jours. Le MPP juge cette situation inacceptable. « Sous le drapeau syndical, pour un oui ou un non, les organisations de travailleurs brandissent l’épouvantail de la grève, on pourrait même dire de la prise d’otages… Notre parti a toujours été favorable à la concertation avec les acteurs sociaux mais réprouve les épreuves de force déraisonnées quand elles ne sont pas malintentionnées », a martelé Simon compaoré.

« Dites leurs qu’ils n’y a pas de guillotine au Burkina Faso »

Le dialogue politique amorcé par le président du Faso, avec les partis politiques de la majorité et de l’opposition témoignent, selon le MPP et ses alliées « de la disponibilité du premier magistrat de ce pays et la vision qu’il a dans la conduite des affaires publiques ».

S’agissant de la question de la réconciliation, le MPP s’est dit favorable à la réconciliation nationale. Cependant, pas à n’importe quel prix, nuance Simon Compaoré.  Le MPP est pour « une réconciliation vraie qui ne sacrifie pas la vérité et la justice sur les actes graves commis ». Et au président par intérim du parti d’enfoncer le clou, « le MPP se démarque de l’amalgame faite à dessein par les chantres de la réconciliation favorables à la justice transitionnelle à des fins de politique politicienne au détriment de l’Etat de droit », s’est-il insurgé.

S’agissant de la question du retour des exilés politique, Simon Compaoré se veut on ne peut plus clair. « C’est des gens qui sont partis d’eux-mêmes. Nous n’avons pas de problèmes avec leur retour. Ceux qui veulent qu’ils reviennent doivent les écrire pour leur dire qu’au Burkina Faso, il n’y a pas de guillotine qui les attend », a-t-il ironisé.

Le MPP contre le pillage organisé des terres

Outre ces différents points, la question des lotissements, notamment l’accaparement des terres par les sociétés immobilières s’est invité dans les échanges. Et sur la question, Simon Compaoré a laissé entendre qu’une rencontre aura lieu dans la soirée du 11 avril 2019, entre le parti et le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, afin de comprendre la situation. Somme toute, a-t-il indiqué, le parti est contre le pillage organisé des terres, raison pour laquelle, dans le programme du président du Faso, il est prévu la réalisation de logements sociaux pour permettre aux Burkinabè d’avoir un logement décent.



 


Thomas M Saye

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