Les médecins recommandent de ne pas se raser les poils pubiens

Submitted by Redaction on Tue, 04/09/2019 - 06:26
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Cette rubrique est fortement recommandée aux couples majeurs, pour leurs épanouissements . Retrouvez-nous, tous les mardis !

Faussement associé à une meilleure hygiène, le rasage des parties intimes est devenu une habitude régulière chez beaucoup de femmes. En effet, le conditionnement subi par le sexe féminin ajouté à la réticence des hommes vis-à-vis des poils font qu’il est devenu difficile pour une femme de laisser pousser ses poils pubiens. Mais si on vous disait que se raser pourrait augmenter vos chances d’attraper des bactéries ? Le magazine féminin Marie Claire nous informe sur le sujet.

Au vu d’une culture de plus en plus intolérante aux poils, il semblerait que les femmes aient un recours croissant au rasoir pour épiler leurs parties intimes. Dans un souci d’hygiène ou d’apparence vis-à-vis de leur partenaire, ces dernières prennent le risque d’irriter leur peau et d’attirer de nombreux problèmes.

Une tendance qu’il faut revoir

Lauren Valenti, auteur de l’article, souligne l’importance de comprendre le rôle occupé par les poils pubiens. En effet, ceux-ci protègent les parties intimes en bloquant l’accès aux bactéries pathogènes et tout autre élément externe qui pourrait avoir un impact néfaste. Par ailleurs, elle cite les propos du Dr Emily Gibson, membre de la plateforme KevinMD, qui nous éclaire sur les conséquences de cette tendance.

Selon ce médecin, le rasage des poils pubiens mènerait à l’inflammation des follicules pileux, ce qui plonge éventuellement la personne dans un cercle vicieux. En effet, garder une peau lisse et douce requiert des séances de rasage régulières. Seul problème : plus on se rase, plus la peau s’irrite. Par conséquent, toute forme de blessure, même minime, qui se produirait pendant ce processus pourrait se transformer en vrai problème au niveau des parties intimes. Comme l’explique le Dr Gibson, le rasage engendre des blessures ouvertes de taille microscopique. Dans un environnement aussi moite et humide que celui des organes reproductifs, la prolifération des bactéries s’en donne à cœur joie pouvant ainsi causer des éruptions cutanées terribles.

Dans un article relayé par le New York Times, plusieurs médecins recommandent de ne pas se raser les poils pubiens, cela pourrait engendrer de nombreux problèmes de santé

Se raser pourrait-il mener à des MST ?

Le rasage des poils pubiens amène d’autres inquiétudes qui touchent cette fois aux maladies sexuellement transmissibles (MST). Dans le cadre d’une étude publiée par The University of California San Francisco (UCSF), un sondage mené auprès de 7580 personnes (hommes et femmes confondus) aurait observé qu’il existerait un lien entre le rasage et les MST. Selon les chercheurs, les participants se rasant le plus et ayant le plus de relations sexuelles seraient 4 fois plus susceptibles d’attraper des infections, notamment dans les cas d’herpès et de papillomavirus humain (HPV).

Menée par le Dr Benjamin Breyer, cette étude présente néanmoins certaines limites. Comme il l’explique lui-même à l’agence Reuters, certains comportements sociaux n’ont pas été pris en compte et pourrait donc révéler des conclusions différentes quant à la causalité de cette tendance sur les maladies sexuellement transmissibles.

Pourquoi est-il préférable de garder quelques poils ?

Créé par trois jeunes diplômées de l’université d’Harvard, le magazine Hercampus s’intéresse à cette tendance et demande conseil à Dr Lauren F. Streicher, auteur et professeur agrégée de clinique d’obstétrique et de gynécologie à la Feinberg School of Medecine. Selon l’experte, il existe plusieurs raisons pour lesquelles le rasage des poils pubiens devrait être longuement réfléchi. Voici ce qu’elle recommande :

La décision de raser les poils pubiens est une décision personnelle

Comme pour toute décision, ne suivez pas une tendance sans avoir vos propres raisons. Selon plusieurs témoignages, de nombreuses femmes auraient renoncé au rasage complet en raison des répercussions négatives sur leur peau.

Se raser pourrait entraîner des troubles de santé

Irritations, inflammations, risques de MST, les raisons sont nombreuses pour y réfléchir à deux fois avant d’envisager un rasage complet des poils pubiens.

Garder ses poils peut se révéler très agréable lors de relations sexuelles

Au-delà de leur capacité à bloquer l’accès aux bactéries, les poils des parties intimes peuvent s’avérer plaisants lors de relations sexuelles. Ces derniers procureraient de la chaleur au vagin, ce qui permettrait à l’homme de maintenir son érection plus longtemps!

Il existe des alternatives plus saines

Si les poils sont rédhibitoires pour vous ou pour votre partenaire, sachez qu’il existe des moyens moins agressifs de vous en débarrasser. Bien que la peau des zones intimes soit extrêmement délicate, l’épilation à la cire serait une alternative plus saine au rasage et vous éviterait donc les irritations dues à l’utilisation du rasoir.

Dr Somé/Afrique Femme, tous les mardis !

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Comments

Submitted by Mechtilde Guirma (not verified) on Wed, 10/14/2020 - 15:49

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Quand moi ici j’ai essayé d’expliquer que les poils du pubis sont au contraire bénéfiques pour la femme, les féministes ont crié Haro sur moi. À Ouagadougou, en plus du fait que j’expliquais que l’excision était une coutume authentique aux peuples qui la pratiquaient et qu’il fallait faire une rencontre internationale pour discuter de la question du fait des nombreuses modes d’exciser pour limiter les dégâts (l’infibulation par rapport à la simple clitoridectomie), cyniquement madame Chantal Compaoré convoqua la rencontre pour déclarer l’excision purement et simplement «tolérance zéro». Mieux on demanda au Canada de m’expulser parce que je manquais de repères et qu’il me fallait un psy comme s’il en manquait au Canada. Et on m’avertit que j’avais la chance de m’être retirée au Canada où il y avait une liberté d’expression sans pareille et que si j’étais restée au pays j’allais savoir ce que je devais voir (comme si je ne le savais pas, comme si de puissances anonymes, très effacées ne m’avaient pas fait parvenir des révélations et recommander la fuite).
En un mot, pour l’excision j’en ai déjà parlé. Nous en sommes aujourd’hui maintenant aux poils :
Dans nos traditions africaines (moagha en l’occurrence), un mari qui constate que son épouse a rasé ses poils, il panique et devient dégoûté. À partir de ce moment, ordre était donné à la femme d’être confinée jusqu’à nouvel ordre (à ce que les poils repoussent). Les explications que j’ai obtenues auprès des coutumiers quand je rédigeais mon mémoire en Sciences politiques (tout en me braquant sur «Le rôle de la Femme dans la vie des Sociétés africaines» avec le cas spécifiques des Mossé), étaient les suivantes :

- la crainte des infections, notamment la syphilis (c’était la bête noire des africains. C’est pourquoi le mariage se faisait par don de femme, car auparavant une enquête minutieuse se faisaient sur les futurs beaux parents jusqu’à une génération éloignée de mémoire d’homme, pour détecter d’éventuels antécédents qui pourraient aider d’empêcher de livrer sa fille à une aventure douloureuse).
- L’impression d’avoir à faire à un enfant plutôt qu’à une fille nubile
- Les poils éléments érogènes que l’homme aime bien caresser (mieux qu’une barbe sans doute=rires) d’où l’expression : « (l’idiot au lieu de caresser…) m’bass péendé ti babenn youunga». Par pudeur j’éviterai de la traduire, car le maladroit pourrait bien se tromper de place pour aller caresser le nombril.

En tout état de cause, pour les femmes elles-mêmes, les poils pourraient aussi constituer des éléments de défense contre le viol. Et croyez-moi, tous ces secrets bien gardés ne s’apprennent que dans le camp de l’initiation dont la clitoridectomie et l’ablation des petites lèvres ont pour soucis également de supprimer des abris et des dépôts de microbes de toutes sortes : du virus de papillome aux maladies vénériennes. Gare donc à qui mal y pense.

L’exemplaire de mon mémoire se trouve dans les Archives de l'Université Libre de Bruxelles. J'en avais également donné un exemplaire au Ministère de la femme à Ouagadougou. C'était des esquisses d'explications du rôle de la femme (social, politique et économiques) à partir de son rôle premier comme pilier de la famille. Plus tard dans la même foulée et dans ma maîtrise en Science de la Mission et du dialogue inter-religieux, j'ai développé cette notion du pilier Familial dans un concept fondamental, institutionnel et Constitutionnel à partir du mot «Roogho» (ou case chez les Mossé) comme, alliance, contrat social et Peuple (Université Pontificale de Saint Paul d’Ottawa) en m’appuyant sur les travaux d’«Ecclésia in Africa» du Pape Jean-Paul II. Pour ma maîtrise en théologie systématique et historique (au Collège Universitaire Dominicain d’Ottawa) dont je n'ai pas eu le droit de défendre mon mémoire (méconnaissance de la culture africaine ?) et dans lequel je m'oppose à la destruction et à la déconstruction de la cellule familiale et par voie de conséquence les valeurs positives de nos cultures (en m’appuyant surtout sur les travaux de Vatican II). Aussi ces derniers livres qui ont failli connaître un sort lamentable sont en attente de trouver un nouvel éditeur mais sérieux.

En effet je sais que mes écrits sont bons, puisque certains de mes pourfendeurs reviennent à pas de loup pour m’extorquer des informations pour écrire exactement sur les mêmes sujets. Mais moi je n’ai pas le temps à leur consacrer de longues heures à bavarder au téléphone, ou des dépenses faramineuses des coûts en Afrique. Ils (ou elles) devraient donc attendre que je puisse éditer mes livres, dussent-ils avoir des contrats d’ONG ou être sponsorisé(e)s par de professeurs renommés des grandes universités. Voilà en gros mon histoire. Mais pour servir mon pays (je ne demande pas un sou), j’ai dû défendre l’essentiel dans les Fora des medias et j’en trouve satisfaction et fierté malgré les nombreuses injures que j’écope.

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