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Commune de Ouagadougou : 20 ans de service sans sécurité sociale

Soumis par Redaction le Jeu 29/08/2019 - 14:34
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La fédération nationale des arts et métiers (FENAME) a animé le jeudi 29 août 2019, un point de presse pour informer l’opinion publique sur les conditions  de vie et de travail des ouvriers de la mairie centrale de Ouagadougou.

« Cela fait maintenant 20 ans que les ouvriers ont été recrutés par la commune de Ouagadougou dans la perspective d’assurer les travaux de propreté de la ville, notamment au site d’enfouissement des déchets de Tanghin, la voirie, le site en charge de la divagation des animaux et l’enceinte de la mairie centrale ». Cependant et jusque-là, les droits de ces ouvriers (qui ne sont pas de la brigade verte) ne sont pas respectés.

 

Plus de 20 ans de travail sans sécurité sociale

 

Après 20 de service pour certains et 28 ans pour le plus ancien, ces 390 ouvriers (dont 8 sont décédés) ne bénéficient pas d’une sécurité sociale, car ils ne sont pas déclarés. Du coup, ces derniers ne peuvent pas prétendre à une pension de retraite et n’ont aucune perspective quant à l’organisation de leur carrière professionnelle à travers un reclassement. De plus, ces derniers ne jouissent pas de congés annuels, ne disposent encore moins de prime d’ancienneté ni d’augmentation de salaire. Du reste, les frais mortuaires en cas de décès d’un ouvrier et la liquidation des droits légaux aux ayants droits qui devraient être pris en charge par la mairie n’est pas effective. « Le salaire mensuel a toujours été de 37 500 FCFA depuis des années et le plus ancien des ouvriers à 28 ans de service et s’occupe du rondpoint de la patte d’oie. Si les ouvriers avaient été déclarés beaucoup d’entre eux, notamment les plus anciens allaient bénéficier d’une pension retraite » a indiqué Nouphe Bamogo, secrétaire général adjoint du FENAME.

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Au regard de cette situation, la commune de Ouagadougou tombe sous le coup de la loi 03 qui régit les collectivités territoriales. Cette situation avait conduit, les ouvriers a alerté l’opinion publique sur leurs conditions à travers un point de presse tenu le 4 janvier 2019. A la suite de ce point de presse une rencontre d’échanges a eu lieu le 10 janvier 2019 entre les ouvriers et les chefs de services de la mairie centrale de Ouagadougou afin de trouver une solution à leurs préoccupations. A la suite de cette rencontre, rien n’a été fait jusqu’à l’heure. Toute chose qui a conduit les ouvriers saisir par correspondance le président du Haut conseil pour le dialogue social (HCDS) avec ampliation au Premier ministre, au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ainsi qu’au maire de la commune de Ouagadougou. Toutes ces démarches sont restées lettres mortes car, jusqu’à présent les ouvriers ne savent plus à quels saints se vouer.

 

Saisir les PTF ultime moyen de pression

 

« Dans un contexte actuel de vie chère, peut-on parler de travail décent dans ces conditions ? Est-il acceptable de travailler plus de 20 ans pour l’autorité sans une pension ? Quel a été l’apport de la municipalité pour les ayants droits des ouvriers décédés ? Combien d’ouvriers ont été blessés dans le cadre de leur travail sans bénéficier d’une prise en charge sanitaire ? », voici autant de questions que les ouvriers de la commune de Ouagadougou attendent des réponses.

Pour l’instant, la FENAME a lancé un appel à la mobilisation générale des ouvriers et les a invités à se tenir prêt pour les actions d’envergures imminentes à venir et à mener des actions conformes à la législation nationale. En outre, la FENAME entend saisir les partenaires techniques et financiers de la mairie centrale afin de les faire part de leurs préoccupations.

 

Rolande TIEMTORE (Stagiaire)

 

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