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Mine d’or de Bomboré : les populations mécontentes...

98h

L’organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE) a animé le jeudi 3 octobre  2019, une conférence publique sur les impacts sur la population de la mine d’or de Bomboré, localité située dans la commune de Mogtédo à 87 kilomètres de Ouagadougou. Cette occasion a été saisi par les habitants de Bomboré pour exprimer leur mécontentement à l’endroit de Orezone Bomboré SA.

C’est par une projection vidéo livrant une série de témoignages des populations des villages affectés par l’installation de la mine d’or de Bomboré que la conférence publique a été introduite. Dans la vidéo, les populations jadis orpailleurs et cultivateurs ont confié que l’installation de la mine a été et continue d’être un désastre pour eux. En effet, après la phase d’exploration, Orezone Bombore SA, puisque c’est d’elle qu’il s’agit est en phase d’installation, seulement l’exploitation de cette mine va occasionner le déguerpissement de 600 ménages soit 2 500 personnes et le retrait de plusieurs champs. De plus, la population qui s’adonnait à l’exploitation artisanal, l’orpaillage et estimée à 25 000 devra également quitter le site. Aussi, 75 000 arbres seront abattus.

Selon les directives de la CEDEAO en matière d’exploitation minière, pour qu’une mine s’installe, il doit y avoir le consentement libre des populations, le relogement de ces dernières dans une zone viabilisée avec services sociaux de base et une compensation financière. Cependant, à la lumière du documentaire réalisé par ORCADE à Bomboré, ces directives n’ont pas été mise en œuvre. « Nous n’avons rien profiter de la mine sauf récolter des problèmes », martèle une habitante de Bomboré dans le film. Selon eux, on n’a pas demandé leur avis pour l’installation de la mine. Du reste, les indemnisations ne sont pas à la hauteur du dommage, les maisons construites pour leur relogement sont trop petites et il n’y a aucune activité génératrice de revenue pour les femmes comme la mine avait promis.

La conférence publique a donc été une occasion pour les populations de Bomboré et Orzone Bomboré SA d’être face-à-face pour s’expliquer pour prévenir tout risque de conflit déjà observé sur d’autres sites miniers.

Pour ce faire, Eric Kossongonoma, surintendant des relations avec les communautés de Bomboré Orezone SA s’est expliqué. Il s’est dit étonné des griefs portés contre Orezone car, selon lui, les accords sont respectés et même qu’il y a des rencontres périodiques avec la population pour faire le point sur l’avancement de certains accords. Pour lui, Orezone n’a jamais été en porte-à-faux avec la loi, mais a toujours travaillé à respecter les textes en vigueur. A en croire Eric Kossongonoma, même que les femmes ont été formées à la fabrication de savon et de soumbala et la mine rachète ces produits.

Pour le chargé des programmes de l’ONG ORCADE, Jonas Hien, la rencontre visait à mettre les différents protagonistes face-à-face afin de leur permettre de parler des problèmes que chacun rencontre afin que des solutions puissent être trouvées car des conflits risquent d’éclater.

Pour sûr, les échangent ont permis aux uns et aux autres de s’exprimer et comprendre les préoccupations. Selon Jonas Hien, cette exercice est salutaire car il permet de désamorcer la crise qui couvait et cela d’autant plus que Orezone Bomboré SA n’est pas encore entrée dans sa phase de production. Orezone Bomboré SA, faut-il le rappeler couvre 700 hectares son exploitation devra durée 11 ans pour une production d’or de 39 tonnes.

 


Naba BELEM

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