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AÏD EL KEBIR : les fidèles musulmans ont prié pour la paix au Faso

Soumis par Redaction le mar 20/07/2021 - 21:40
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La communauté musulmane du Burkina Faso et du monde entier  célèbre ce  mardi 20 juillet 2021,  la fête de l’Aïd El Kebir.  A Ouagadougou très tôt dans la matinée, les fidèles musulmans comme un seul homme, ont pris d’assaut la Place de la nation de la ville pour prendre part à la grande prière, premier acte fondamental de cette fête.  Se faisant, ils ont une fois de plus adressé à Allah leurs vœux de paix, de sécurité et de cohésion sociale pour le  pays des hommes intègres  qui traverse les  moments les plus  difficiles de son histoire en raison du contexte   sécuritaire fortement impacté par l’hydre terroriste.

 

Place de la nation de Ouagadougou, il est 07h en cette matinée du 20 juillet 2021, lorsque nous arrivons. Déjà sur les lieux, des centaines de fidèles musulmans ont étalé leur tapis de prière et attendent patiemment l’arrivée des guides religieux pour le début de la prière,  pendant qu’une vague de fidèles continuent d’affluer sur les lieux,  vêtus pour la plupart, de leur plus beaux vêtements. C’est la fête et il y a de quoi se faire du bien.

Le Mogho Naaba Baongo, le PAN ainsi que plusieurs autorités ont pris part à la grande prière

Aux environs de 08h passées de quelques minutes, l’arrivée des guides religieux ainsi que de plusieurs autres personnalités est annoncée par le muezzin qui pour la circonstance, fait office de maître de cérémonie. Un coup d’œil curieux  de notre part nous permet de remarquer la présence du nonce apostolique du Burkina, celle de l’empereur des mossés le  Mogho Naaba Baongo, du Président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé, du ministre des Cultes Clément Sawadogo ainsi que celui de la réconciliation nationale Zéphirin Diabré, tous venus s’adjoindre aux fidèles musulmans en ce grand jour pour porter au très haut, leurs vœux de paix et de cohésion sociale pour un Burkina, havre de paix. Après une trentaine de minutes, le temps pour le comité d’organisation de donner des consignes sur le programme de cette matinée, la prière débute enfin. Et pour ce faire, c’est l’imam de la grande mosquée de Ouagadougou, Cheick Abdallah Ouedraogo qui dirige. Après deux rakats sobrement  exécutés, place au sermon, l'autre acte sacré de cette grande prière de  l’Aïd El Kebir. C’est l'occasion pour l’imam  de  remercier la présence des  différentes autorités et de leur traduire la reconnaissance de toute la communauté musulmane pour leurs actions en faveur de la paix et du renforcement de la cohésion sociale entre les peuples du Burkina Faso, le bien commun.  Il  n’a surtout pas manqué de traduire ses remerciements à l’ensemble des guides de la  communauté chrétienne, une fois de plus présente aux côtés de  la communauté musulmane durant ces instants sacrés, en vue d’une communion d’ensemble au nom du vivre ensemble.  C’est un acte fort, symbole selon l’imam,  de la force du vivre ensemble et  des liens qui unissent les enfants du pays des hommes intègres en dépit de la diversité de leur  croyances religieuses.

Le nonce apostolique dit être venu au nom du pape François, prier Allah avec la communauté musulmane pour le renforcement de la cohésion sociale au Burkina et partout dans le monde

 

Pendant une vingtaine de minutes, l’imam a prêché  l’entente, le don de soi, la culture de l’altruisme et surtout du vivre ensemble. Il a aussi invité l’ensemble des fidèles à la culture de la cohésion sociale et du sacrifice personnel pour le bien de tous, tout comme le prophète Ibrahim a voulu sacrifier son fils Ismaël à la demande d’Allah pour la noble cause. En outre , Cheikh Abdallah Ouedraogo n’a pas  manqué de faire des dhuas pour le retour de la paix au Faso et  également à l’endroit des autres confessions religieuses du Burkina. Et au nombre de ceux-ci, le nonce apostolique du Burkina. Il a affirmé « être venu au nom du pape François,  témoigner son soutien à la communauté musulmane durant cette journée de reconnaissance au seigneur et prier Allah avec eux pour le renforcement de la cohésion sociale au Burkina et partout dans le monde ».

La fin de la prière  a  été marquée par l’immolation du premier mouton, celui de l’imam symbolisant l’ouverture des séries d’immolation dans les différents ménages.

Pour rappel, l'Aïd al-Adha  ou encore l'Aïd el-Kebir  signifiant « la grande fête » ou encore « la fête du sacrifice»  est la plus importante des fêtes musulmanes. Appelée Tabaski dans les pays d’Afrique de l’ouest et d'Afrique Centrale ayant une importante communauté musulmane, elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja,  le douzième et dernier mois du calendrier musulman, après  waqfat Arafa , la station sur le mont Arafat et marque chaque année la fin hadj.

Cette fête commémore la force de la foi d'Ibrahim (Abraham dans la tradition judéo-chrétienne) à son Dieu, symbolisée par l'épisode où il accepte de sacrifier, sur l'ordre de Dieu, son fils Ismaël.

 

Oumarou KONATE-Zoodomail

 

 

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