Assomption de la vierge Marie : au delà du dogme...

Soumis par Redaction le dim 16/08/2020 - 07:54
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Un proverbe Roumain dit : « L'honneur est la récompense à la vertu. » Et un proverbe Japonais ajoute : « La conséquence est la récompense de la cause. »

Au-delà des définitions et des déclarations dogmatiques, toutes les solennités et dévotions Mariales ne sont qu'un acte de reconnaissance et d'action de grâce que notre humanité élève à Dieu. Car, dans sa grande puissance et son omniscience, il a choisi de devenir l'un de nous, et il l'a fait à travers une humble vierge qu'il a choisie pour être sa Mère.

Marie est l’une de nous. Elle est l'instrument que Dieu a voulu, dans toute sa création, choisir pour contribuer à son mystère d'incarnation et de salut.

Nous ne pouvons pas séparer Jésus de Marie. Nous ne pouvons pas parler de Jésus tel que connu à travers les Saintes Écritures sans mentionner Marie sa Mère. Certaines personnes s'efforcent d'éclipser Marie des mystères de la vie et de la mission du Seigneur. Nous pouvons le leur dire correctement, en utilisant ce dicton Français, « c'est de la peine perdue ». Car c'est vraiment une perte de temps de souhaiter Jésus sans Marie. Et cela devient une plus grande perte de temps de se disputer avec ceux qui refusent de reconnaître le rôle que Dieu a confié à cette humble dame dans son projet sotériologique.

Nous célébrons aujourd'hui la solennité de l'Assomption. La proclamation officielle du Pape Pie XII le 1er novembre 1950 va ainsi : « Nous proclamons, déclarons et définissons que c’est un dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste. »

Nous croyons que le corps qui porta le Saint Corps du Fils de Dieu n'a pas connu la corruption de la chair, le sort de tous les pécheurs. Du fait que Dieu s’est plu à habiter dans le sein de Marie et qu'il l’a préservée de tous les péchés (Immaculée Conception), il ne pouvait pas laisser au même titre son corps et son âme sombrer dans la corruption et connaître la décomposition. Ainsi, affirme le Pape, Marie a été élevée Corps et Âme dans la gloire de son Fils. Si l’Immaculée Conception a été la préparation du rôle de Marie dans le plan de salut de Dieu, l’Assomption peut être vue comme le couronnement de cette mission Mariale, la récompense de Dieu à son « Fiat Voluntas Tua » et à sa vie vertueuse. En Marie, nous voyons clairement que Dieu récompense toujours l'humanité, lorsque celle-ci accepte de céder à sa volonté et de vivre dans la droiture.

L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie nous ouvre également une possibilité, pour notre propre assomption. Cela nous dit que Dieu veut que nous soyons avec lui au ciel. Même si notre assomption ne sera pas comme elle l'a été avec Marie, nous sommes cependant assurés de la possibilité du paradis.

Les lectures de cette solennité, bien que ne pointant pas directement sur l'Assomption de Marie, nous donnent de voir en elle, la femme qui a trouvé une faveur spéciale auprès de Dieu. En première lecture, l'Apocalypse de Jean, parle de la femme couronnée de douze étoiles, et dans les douleurs du travail de l’enfantement. En cette femme, l'Église voit Marie. C'est elle qui a donné naissance au Sauveur de l'humanité. Et par c’est Jésus qu’est venu, « le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! »

Saint Paul, en deuxième lecture, nous dit que le Christ Jésus est la prémices de ceux qui ont été glorifiés. Cela signifie que nous, ceux qui lui appartiennent, connaîtrons également la même glorification. Ainsi, Marie, sa Mère nous précède dans la gloire de son Divin Fils. Un arbre qui a déjà porté des fruits ne donne pas seulement le premier. Il en donne également beaucoup plus après ce premier fruit. Donc, si Jésus notre Seigneur est le premier fruit du salut de Dieu, nous, ses frères et sœurs, sommes les deuxième, troisième et fruits continus, et Marie avec nous.

L'Évangile nous invite à joindre nos voix à celle de Marie pour chanter un cantique d'action de grâce au Seigneur. Le "Magnificat" plus qu'un chant à Marie est un chant de Marie. C'est Marie qui chante la bonté et l'amour de Dieu ; son amour pour elle, sa servante élue ; son amour pour Elisabeth sa cousine, et son amour pour toute l'humanité. A la suite de Marie, et à son exemple, nous, la génération suivante, devons non seulement appeler la Mère de notre Seigneur « bienheureuse », mais nous devons continuellement louer le Seigneur avec nos âmes et nos voix.

Bien-aimés, dans la fête d'aujourd'hui, voyons au-delà de la proclamation dogmatique. Voyons ce que Dieu fait sans cesse et constamment dans son Église, dans nos vies et en chacun de nous à travers Marie. Avec Marie à nos côtés, nous sommes assurés d'avoir un pont entre le ciel et la terre. Nous avons une représentante dans la gloire de Dieu. Alors, disons Ave Maria, et toujours en avant.

P. Stan ACHI, Prêtre religieux de la Congrégation des fils de la Divine Providence (Prêtre Orioniste).

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