Communications-Médias

Journalisme et utilisation des réseaux sociaux: le CSC s'intéresse à la problématique en période électorale

Soumis par Redaction le dim 18/10/2020 - 08:05
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Le Conseil Supérieur de la communication (CSC) a organisé  ce samedi 17 octobre 2020 à Ouagadougou un panel au profit des journalistes, sur la problématique de la qualité de l'information publiée sur les réseaux sociaux par les médias et les journalistes professionnels. Objectif de ces échanges avec les hommes de médias, comptabiliser les bonnes pratiques en la matière afin de faire barrage à la prolifération des fakenews sur les réseaux sociaux surtout en période électorale.

De par leur instantanéité, les réseaux sociaux constituent des canaux d'information pour les populations. Du fait de cette rapidité de propagation de l'actualité, ils sont également source de diffusion de fakenews. Et en période électorale, les fakenews sont grandement utilisés pour tromper les électeurs au sujet des candidats en compétition et sur le processus électoral.

En ce sens, les journalistes professionnels peuvent être des remparts contre la prolifération de ces fakenews. Ce, à travers les exigences déontologiques et éthiques du traitement de l'information liées à leur métier.

C'est pourquoi, le Conseil Supérieur de la communication (CSC) a organisé ce samedi 17 octobre un panel au profit des journalistes, sur la problématique de la qualité de l'information publiée sur les réseaux sociaux par les médias et les journalistes professionnels.

Un panel ouvert par le vice-président du CSC, Aziz Bamogo qui a fait entendre, que l'expérience a montré que lors des élections, les acteurs en compétition, les mouvements de pression et d'autres types d'acteurs utilisent les fausses informations pour tromper intentionnellement l'opinion publique. D'où, le CSC veut à travers ce panel, inviter les professionnels des médias à discuter sur leur présence sur les réseaux sociaux pour lutter contre les fakenews.   

C'est donc convaincu, que si les médias professionnels sont sur les réseaux sociaux, ils peuvent aider à corriger ces informations et aider à ce que la vérité soit dite à l'opinion publique, de sorte que les citoyens soient suffisamment éclairés pour faire un bon choix lors des élections.

Et d'ajouter, «pour qu'on ait veritablement des élections démocratiques, apaisées et dont les résultats seront acceptés de tous. Il faut que l'effet de ces fakenews soient réduit et c'est là l'objectif du CSC à travers ce panel».

«L'obésité des fake news est une chance pour les professionnels pour faire la part des choses dans le traitement de l’information», selon Dr Cyriaque Paré

Pour les deux panélistes, journalistes de profession San Évariste Barro de l'Observateur Paalga est le premier à se prononcer. Pour lui, il est important pour les médias de travailler à organiser leur présence sur les réseaux sociaux et cela passe par l'adoption d'une stratégie sur les réseaux sociaux. Il faut à cet effet, conseille t-il, d'intégrer une charte d'utilisation des réseaux sociaux au sein des médias afin que le journaliste sache ce qu'il peut ou pas diffuser sur ces plateformes.

Et d'exhorter les professionnels à faire attention à ce qu'ils publient sur leur compte personnel ou la page du média parce que pour lui, «peu importe le support de publication, peu importe le public cible, le journaliste a l’obligation de se conformer  aux exigences professionnelles du traitement de l’information ». Pour cause, a-t-il signifié, «on est journaliste à chaque heure, à chaque minute».

Et pour pallier à cette problématique de l'utilisation des réseaux sociaux par les médias, il préconise l'intégration du volet multi médias dans les instituts à côté de la formation classique des journalistes professionnels.

Quant au deuxième communicateur, Hyacinthe Sanou de Radio Oméga, il campe le décor en disant que les fake news sont apparus avec la perte du monopole de l’information par les journalistes.

 Et de poursuivre, « cette perte, n’est pas due seulement à l’apparition d’internet où les réseaux sociaux. C’est principalement du au fait que vérifier, dans le sens de l’exactitude des faits, n’est plus l’étape centrale de notre travail. Et les excuses utilisées sont la pression du temps, les impératifs de rendement économiques ».

Aussi, a-t-il invité ses confrères à toujours avoir le réflexe de vérifier l'information véhiculée sur les réseaux sociaux. Et pour ce faire, ils disposent de multitude de moyens à l'entendre. Notamment en usant du fact cheking avec des initiatives comme FasoCheck de la Deutsche Welle Akademie et Vérifox de Canal France International. Ou simplement en faisant appel à leur culture générale ou de personnes ressources sur la question.

Par ailleurs a contribué le modérateur Dr Cyriaque Paré aux échanges, « certains ont cru que ceux qu’on appelle journalistes citoyens concurrençaient les journalistes professionnels et qu’ils allaient mettre fin au métier de journaliste. Mais l’obésité des fake news est une chance pour les professionnels pour faire la part des choses dans le traitement de l’information»

La preuve selon lui, de plus en plus, quand les gens voient une information plus ou moins douteuse sur les réseaux sociaux, ils se retournent vers les médias professionnels pour savoir si cette information est  confirmée ou publiée. Aussi n'a t-il pas manqué d'appeler les journalistes a plus de rigueur dans leur métier. «Votre cousin qui vous prend pour un journaliste, ne fera pas la différence entre votre page personnelle et la page de votre journal. Tout ce que vous dites est pour lui parole d’évangile. Vous devez faire attention à ce que vous publiez parce que vous êtes une référence en matière de vérification de l’information », a-t-il soutenu.

Samiratou OUEDRAOGO

 

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