Devant le tribunal

Accusées de sorcellerie, badigeonnées de piment, battues et exclues

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Encore une affaire de sorcellerie qui vient bouleverser le quotidien des gens. le mardi 11 février 2020, au Tribunal de grande instance de Ouagadougou, 04 prévenus étaient à la barre pour répondre de trois chefs d'accusation. Primo, il s'agit d'accusation de sorcellerie. Secundo, de coups et blessures volontaires et tertio, de dégradation de biens. Tous ces actes ont été commis sur les plaignantes que sont dames O. Albertine et Z. Andréa.
Les faits se sont passés courant le mois d'août dernier. Et selon la lecture des faits par le tribunal, il se trouve que les deux dames ont été d'abord accusées de sorcellerie, ont été battues avec des branches épineuses, ainsi que des gourdins et d'autres objets contondants après avoir été déshabillées et badigeonnées de piment, pour ensuite voir leur étals vandalisés au marche d'un village de la commune de Saponé. Cela après la mort de Z. Claire et ensuite la maladie de O. Aminata.
D'où donc ces trois chefs d'accusation.

Le mardi donc, c'est sieur I. Honoré qui a été entendu. Il raconte que sa soeur, Claire, était malade et a succombée. Cela après plusieurs soins qui lui ont été administrés. Mais avant tout cela il se trouve que dame Albertine, qui vend des beignets au marché, à dit qu'elle a ouïe de ragots qui circulent et qui l'accussent d'être auteure de la maladie de Claire. Cela bien avant sa mort. Elle avait ainsi demandé que les différents protagonistes aillent devant les fétiches afin que les choses soient clarifiées. Ce qui est fait. Devant lesdits fétiches, où l'on s'y rend avec des poulets, et après rite, et si le poulet sacrifié tombe les pattes en l'air, cela signifie que la personne est innocente. Mais dans le cas contraire, la personne accusée est coupable de faits qui lui sont reprochés. Et dans le cas de figure et étant donné que les deux parties ont envoyé leurs poulets, puis celui de dame Albertine est resté sur pattes, cela signifie donc qu'elle est d'office coupable ou responsable de la mort de Claire qui, soit dit en passant encore, est décédée malgré les soins.
Selon Honoré, le premier prévenu qui a été entendu à la barre et frère de la défunte, il est clair que dame Albertine est coupable des faits de sorcellerie et donc a ôté la vie de dame Claire.

Ils sont venus me chercher au marché, m'ont battue et déshabillée devant un bar

Albertine raconte qu'elle était au marché pour frire ses beignets quand Honoré et les siens sont venus lui dire de rentrer à la maison parce qu'il y'a urgence. Et c'était celui-ci qui était au devant des choses. Elle explique que ceux qui sont venus lui intimer l'ordre de rentrer chez elle l'ont menacée de lui verser l'huile de ses fritures dessus si toutefois elle n'obtemperait pas. Elle a de ce fait renversé son huile dans le bidon et les a suivis.

Arrivés devant sa cour, on lui arrache son enfant des mains et commencent à la bastonner en lui demandant de dénoncer ses consoeurs sorcières. Elle répond qu'elle ne connaît rien de la sorcellerie et ne peut accuser personne. Elle raconte qu'elle a été battue et trainée sur la route du marché où elle fait son commerce. Avant d'arriver vers un bar qui jouxte les lieux, ses bourreaux la font asseoir et lui disent de dénoncer une complice, sinon ils vont la tuer. Elle reste campée sur ses positions et c'est devant le bar en question qu'elle sera déshabillée au vu et su de tous.

Honoré à essayé de nier les faits de la dénuder, mais il se trouve qu'il y'a des vidéos sur l'affaire qui peuvent en témoigner.

Seconde victime, dame Andréa, une sexagénaire. Elle raconte qu'elle était chez elle quand elle a vu une meute de personnes arriver et l'extirper de sa chambre dans la nuit. Pour dire que Ceux-ci ont traversé le salon et ont pénétré au delà. Elle est ensuite bastonnée et on lui exigeait aussi de dénoncer ses collègues sorcières. Elle leur répond qu'elle ne se reconnaît pas dans ces genres de choses et donc ne peut accuser à tort quiconque. Battue à son tour et trainée vers le marché où elle aussi vend du dolo, entre autres, elle est croisée par un de ses enfants sur sa moto qui veut la sortir des griffes de ses bourreaux. Le temps qu'elle monte sur l'engin, tous deux ont été déséquilibrés et l'engin endommagé par une meute qui tenait coûte que coûte à en découdre avec elle.
En attendant de connaître la suite de cette affaire qui a été renvoyée au 03 mars prochain, pour des impératifs de temps, le premier prévenu entendu par le tribunal et qui est Honoré reconnaît en tous les cas qu'il était devant les choses puisqu'ayant participé à toutes les étapes. Il reconnaît par ailleurs qu'il a accusé les deux dames de sorcellerie sans pour autant avoir une preuve concrète. Affaire donc à suivre...


Image karkiraya


Sam C

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Commentaires

Soumis par MARCEL (non vérifié) le ven 06/03/2020 - 09:23

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N'OUBLIONS PAS QUE LA TRADITION EXISTE ET ELLE EST RÉELLE. QUI NE FAIT PAS DES OUVRES TRADITIONNELLE CHEZ LUI AU VILLAGE ????????
LA SORCELLERIE EXISTE ET ELLE EST RÉELLE.
ON PEUT PAS LAISSÉE DES GENS UTILISÉE DES PRATIQUE NOCTURNE POUR FAIRE DU MAL AUX INNOCENT.

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