Après avoir fini de construire deux mini-villas, il se trouve que la parcelle achetée est une arnaque

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Il s'appelle Ilboudo R. Il était devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou le lundi 17 février 2020 pour répondre de faits d'escroquerie, de faux et usage de faux. 03 plaignants ont été grugés dans une affaire de vente de parcelles.

Les faits se sont passés en l'an 2018, selon le premier plaignant qui est sieur Zongo D., par ailleurs directeur général d'une société de la place. Il explique qu'il vit à l'arrondissement 06 de la ville de Ouagadougou. Il a l'habitude d'aller s'approvisionner dans une alimentation non loin de chez lui et salue les badaux au abords de son passage.

 

Un jour, il est accosté par le prévenu Ilboudo qui se présente comme étant un parent proche, se dit membre de la Fédération burkinabé de football (FBF) et encore, travaille au sein de la mairie de l'arrondissement 06. Les deux échangent leurs numéros de téléphone.

Quelques jours après, Ilboudo appelle Zongo pour lui dire qu'il y'a des parcelles au sein de la mairie qui seront attribuées et lui demande s'il est intéressé. Il essaie de comprendre les choses et Ilboudo lui dit que chaque parcelle coûte la somme de 07 millions FCFA. Zongo réplique qu'il n'a pas d'argent pour ces genres de choses, mais à force de persévérance à le convaincre, il décide de débourser la somme de 03 millions pour que Ilboudo garantisse la parcelle, puis le reste viendra, étant donné que c'est le prévenu qui lui a fait cette proposition.

Zongo, qui a foi en cette affaire et qui a vu deux parcelles jumelées que lui a présentées le prévenu, informe ensuite un de ses employés, Somé D. de l'opportunité d'avoir une parcelle. Celui-ci est intéressé puisque vivant en location depuis lors. Il paie la somme de 6,5 millions FCFA  en deux tranches en attendant que les formalités d'attribution soient réglées par Ilboudo qui, par ailleurs, a exigé ces sommes afin de pouvoir garder les parcelles en sûreté. 

Dans cette affaire est embarqué aussi sieur Zoundi qui vit aux États-Unis et qui a épongé sa dette à hauteur de plus de 7,5 millions FCFA et qui se verra donner de faux documents d'attribution. 

 

La parcelle appartient à une autre personne...

 

Cette arnaque a pété lorsque Somé est allé déverser du sable sur la prétendue parcelle qu'il a acheté. Ilboudo le voit ce jour et lui dit que cela n'est pas normal parce qu'il devait le prévenir d'abord. La victime lui explique qu'il a besoin de mettre son espace en valeur, d'autant plus qu'il a payé plus des 3/4 du montant de la parcelle. Les deux s'entendent en attendant que le prévenu lui envoie les documents en bonne et due forme.

Somé commence donc à construire deux mini-villas, et c'est quand il était au stade de tôler qu'une autre personne  arrive et lui dit que la parcelle lui appartient.

Somé tombe des nues et essaie de joindre Ilboudo qui lui dit de ne pas s'inquiéter parce qu'il est attributaire de ladite parcelle et donc, pas de panique.

L'affaire est cependant allée loin parce qu'à force de vouloir construire à tout prix, le problème s'est retrouvé dans un commissariat de police de la ville,  parce que le supposé propriétaire est allé convoquer Somé.

À son tour, il essaie de joindre Ilboudo pour avoir de plus amples informations. Une convocation lui est aussi envoyée mais selon la victime, Ilboudo avait disparu des radars de la ville de Ouagadougou.

 

Zongo, qui a mis en contact les autres avec Ilboudo dans ces affaires de parcelles, commence alors à comprendre que c'est un jeu de dupe. Autrement dit, Ilboudo s'est joué d'eux tous en leur disant qu'une certaine commission ad'hoc allait statuer et qu'il fallait verser l'argent bien avant, et même que chaque victime a reçu un appel d'une personne qui se présentait comme le maire de l'arrondissement 06 et qui déclarait avoir reçu leur argent.

C'est trois mois plus tard que les agents du commissariat central de police de Ouagadougou vont mettre la main sur le prévenu. Parce que selon Zongo, il était injoignable sur ses numéros de téléphone.

Voilà ainsi comment les choses se sont déportées au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Même si le prévenu explique qu'il a acheté les parcelles avec des propriétaires terriens et qu'avec la suspension des lotissements, il n'a pas pu entrer en possession de ses papiers, le procureur estime que pour une zone lotie, bornée depuis l'an 2008 cela sous la gouverne de l'ex maire de Boulmiougou, Séraphine Ouedraogo, cela ne peut souffrir de doute parce que rien à voir avec les suspensions et autres choses du genre. En d'autres termes, c'est une arnaque qui ne dit pas son nom et qui a fait que les victimes ont pris des vessies pour des lanternes.

Les victimes demandent en tout cas que Ilboudo leur rembourse leur argent. Zongo réclame plus de 06 millions FCFA pour des papiers de parcelle qu'il n'a jamais reçu. Zoundi, qui est aux États-Unis veut ses plus de 7,5 millions FCFA, et Somé, qui est le plus grand perdant demande d'abord 6,5 millions pour la parcelle et la somme de 10,5 millions pour les investissements pour les deux mini-villas qui ont été entamé mais qui sont restées bloquées par la faute du prévenu. Délibéré au lundi 24 février prochain.

Image illustrative

Sam C

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