Devant le tribunal

Attouchements sexuels sur une enfant de quatre ans.

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Enlèvement et attentat à la pudeur sur une mineure de quatre ans. Ce sont les faits reprochés à B. Boukaré le vendredi 17 juillet 2020 au TGI de Ouagadougou.

Prévenu le 8 mai 2020 pour avoir soustrait une fillette de quatre ans de l'autorité de ses parents et d'avoir commis des attouchements sexuels sur cette mineure de moins de treize ans, B. Boukaré s'expliquait à la barre.

Commençant d'abord à bafouiller des mots dont le tribunal n'arrive pas à comprendre le sens, un monsieur va se manifester dans l'assistance pour dire que c'est son neveu et qu'il est handicapé mental. Ce à quoi le tribunal répond, « calmez-vous monsieur, nous apprécierons selon ce qu'il  a à dire».

Suite à cela, l'instruction reprend. Et B. Boukaré parle distinctement maintenant pour relater, que l'enfant I. F avait l'habitude de jouer avec lui. « Ce jour là, on était devant la porte de leur maison et je voulais me soulager derrière la cours et elle m'a suivi. On est rentré dans une maison inachevée et elle a dit qu'elle voulait pisser aussi et j'ai enlevé son pantalon. C'est quand on est revenu et que sa maman lui a posé des questions, qu'elle a dit que j'ai couché avec elle».

Mais est-ce que pour aller vous soulager, vous aviez besoin d'amener l'enfant avec vous? Vous trouvez cela normal ? S'enquiert le tribunal. « Ce n'est pas normal, je demande pardon», reconnaît le prévenu.

Des propos qui amène Madame la procureur a lui faire savoir qu'il y a un certificat médical qui atteste qu'il a eu un acte de naturel sexuel avec l'enfant et qu'il s'explique par rapport à cela.

B. Boukaré avoue en réponse, « je me suis agenouillé et j'ai juste frotté mon sexe contre le s...».

Le certificat médical atteste qu'il y a eu défloration mais sans trace de sperme

Le père de l'enfant I. A est ensuite entendu. Il dit que B.Boukaré est aide-maçon d'un homme qu'il a employé pour effectuer des travaux chez lui. C'est de retour de son travail à la maison que sa femme lui a raconté les faits. Il tient d'abord à signaler, que quand B. Boukaré fait connaitre qu'il voulait se soulager derrière la maison, il existe des toilettes dans sa cours. Quant à la maison inachevée dont il parle, elle est situé à près de 200 mètres de chez lui.

Par ailleurs, poursuit-il, « ce sont des voisines qui ont interpellé ma femme que B. Boukaré était parti avec l'enfant, et immédiatement, elle a pris sa moto pour essayer de les rattraper, mais elle a fait près de 500 mètres sans les retrouver. C'est quand, elle est revenue à la maison qu'elle a constaté qu'ils étaient revenus. Ma femme a alors interrogé ma fille, qui a dit que B. Boukaré avait mis son sexe dans le sien. Elle a également questionné ce dernier qui a confirmé ».

I.A déclare qu'il a ainsi conduit sa fille à l'hôpital pour examen dont il montre le certificat médical au tribunal.

Pour ses réquisitions, la procureur estime que le fait d'enlèvement est caractérisé parce que B. Boukaré a soustrait l'enfant de l'autorité de ses parents et ce, sans les avoir informé au préalable. Aussi, le certificat médical établi révèle qu'il y a eu défloration de la victime mais sans trace de sperme. A cet effet, c'est l'infraction d'attouchements sexuels qui est amplement constituée.

C'est pourquoi, le ministère public requiert, 12 mois d'emprisonnement et une amende de 500 000, le tout ferme à son encontre.

Pour sa part, le tribunal condamne B. Boukaré à 36 mois d'emprisonnement dont 24 mois ferme assorti d'une amende de 500 000 francs ferme.

Image illustrative

Florentin TAPSOBA

 

 

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