Devant le tribunal

Des teneurs en or et en argent d'une valeur de plus de 22,100 milliards dans le charbon fin, selon un rapport

fiu

Le procès concernant l'affaire de charbon fin et qui oppose l’État burkinabé, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), entre autres, à la société minière IAM Gold  Essakane S.A. s'est poursuivi le mardi 14 janvier 2020  au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. En rappel, ce sont au total 13 personnes qui sont poursuivis pour des faits de fausses déclarations, de fraudes, de blanchiment de capitaux, de faux en écriture privée de commerce et de banque, entre autres. D'emblée Après lecture des chefs d'accusation, non seulement le directeur général de Essakane, Ouriban Mohamed, et tous les 12 autres, dont deux fonctionnaires des douanes en les personnes de Pascal Ramdé et Abdoul Abass Sawadogo, ainsi que le directeur général de Bolloré transport et logistics, Seydou Diakité, n'ont pas du tout reconnu les faits.

 

Selon un rapport d'experts que sont Arsène Yonli, par ailleurs professeur titulaire en chimie à l'université Ouaga 2, et un autre qui est sieur Nana Aimé, inspecteur des douanes, il se trouve que lors des opérations, il y a eu des fraudes et fausses déclarations sur les pesées et le contenu des conteneurs qui devaient transiter par le port d'Abidjan pour le Canada pour livraison à une autre société minière.

 

Ledit rapport dit qu'il y a des teneurs en or et en argent d'une valeur de plus de 22,100 milliards qui sont contenus dans cette matière dite charbon fin, si l'on veut évaluer le tout. En fait, lesdits faits se sont rétrogradés de depuis 2015, 2016, pour en venir à 2018 où l'affaire a éclaté. Et ce sont les cumuls de ces trois années de d'exportation de charbon fin qui ont été totalisés. Soit plus de 5 milliards en 2015, plus de 9 milliards en 2016 et plus de 7 milliards en 2018.

 

Pour dire que c'est à partir de l'analyse du charbon fin saisi en 2018 que le manque à gagner total des 3 ans a été calculé et qui fait la somme de plus de 22 milliards FCFA.

Cette expertise est contestée. Car selon les avocats de la partie défenderesse, l'on ne peut s'y fier. Étant donné que c'est le procureur qui a commandé cela. Selon la défense, il faut que ce soit le tribunal qui délègue un magistrat à cet effet, qui va travailler de concert avec un expert en bonne et due forme, parce que ce rapport d'expertise produit par le parquet et émanant de ses prérogatives ne peut convaincre, bien que cela soit dit pièces à conviction ou autre appellation du genre.

 

La partie civile, pour sa part, estimait qu'il ne sert à,rien de renvoyer le procès pour commettre un expert et qu'il faut tout simplement écarter le rapports remis en cause, afin que les débats se poursuivent sur les chefs d'accusation qui sont nets. Idem pour le parquet qui estime aussi que quel que soit ce qui sera, il est clair que chacun devra se prononcer sur ce pour quoi il est accusé, donc, pas de fuite en avant.

 

En attendant, le procès est renvoyé au 11 février 2020 pour la commission d'un expert qui va travailler de concert avec un magistrat désigné a cet effet par le tribunal, et déjà, chaque partie a spécifié les aspects sur lequel celui-ci doit travailler, dont la teneur en métaux précieux ou autres minerais qui composent les échantillons, ce que cela représente comme danger pour environnement, entre autres...

Photo illustrative

Sam C

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