Devant le tribunal : des filles de joie recrutées pour le Niger

Soumis par Redaction le lun 22/11/2021 - 15:50
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Il s’appelle K. Sié et répondait devant le Tribunal de grande instance de Ouaga1 pour des faits de traite d’Êtres humains, le 16 novembre 2021.

Pour les faits, K. Sié explique qu’il est venu du Niger, depuis l’an 2020, et résidait dans son village, situé dans le sud-ouest, non loin de Gaoua. Auparavant, il aidait sa sœur cadette à Niamey, capitale du Niger, dans des activités de restauration et bien d’autres, dont le proxénétisme auquel celle-ci s’adonne particulièrement.

Il explique qu’il est venu au village parce qu’il voulait voir ses parents, et lors de son séjour, une de ses connaissances, soit une cousine, lui demande de venir s’occuper de son restaurant parce qu’elle était enceinte et était presqu’à terme. Il accepte, étant donné qu’il ne faisait rien comme travail. Et c’est ainsi que par la suite, il fait la connaissance de beaucoup de personnes qui venaient manger au restaurant, dont des filles de joie.

Il fait ainsi la connaissance de O. Yeli, lui explique un jour en confidences qu’il va retourner au Niger, chez sa sœur, car les choses ne marchent pas comme il le souhaite. Dans leur conversation, il explique à celle-ci que sa sœur tient un restaurant et des chambres de passe à Niamey. Yéli, qui exerce la prostitution dans un bar non loin des lieux, est intéressée et lui propose d’y aller aussi. Il lui demande de prévenir sa grande-sœur, et elle le fait après avoir pris son numéro de téléphone.

La grande-sœur  leur demande ensuite de venir dans une gare de transport à Ouagadougou, car elle va y garantir leurs tickets de voyage.

Quelques jours après, les deux s’exécutent et se retrouvent dans la gare en question, à Ouagadougou. Sié va au guichet départ pour prendre les tickets en leurs nom, et c’est là que des agents de police l’interpellent et les conduisent tous deux au commissariat central de police de Ouagadougou. Sié est interrogé, et il explique l’affaire. Il dit que ce n’est pas la première fois, car deux filles l’ont rejoint entretemps à Niamey, y  travaillent toujours avec sa grande-sœur, et lui versent 4 000 FCFA par jour pour le local où elles exercent. Ce qui suppose que Yéli aussi allait faire la même chose.

L’accusé raconte qu’il n’a obligé personne, et les deux autres sont venues d’elles-mêmes. Il n’a fait que les mettre en contact avec sa grande-sœur.

Le procureur estime cependant que c’est par connaissance de cause qu’il fait cette traite de filles, car il vient exprès pour les recruter pour sa sœur. Il a de ce fait requis la peine de prison de 24 mois dont 12 mois ferme contre le prévenu. Finalement, le tribunal a requalifié les faits de complicité de traite d’Êtres humains et l’a condamné à une peine de prison de 12 mois et une amende de 500 000 FCFA, le tout avec sursis, en le conseillant de changer de travail, car celui-là n’est pas honorable.

Image illustrative

M.O-Zoodomail

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