Devant le tribunal

Devant le Tribunal : il reconnaît avoir reçu la somme de 150 000 FCFA pour libérer...

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Le lundi 25 novembre 2019 était à la barre sieur Somé X. Il répondait de faits de coups et blessures volontaires et de corruption sur la personne de Y. Nana. Le hic dans toute cette affaire est que sieur Somé est un agent de la police judiciaire. Il a entendu sieur Nana concernant une affaire qui oppose celui-ci à son oncle.

 

Les faits remontent à près de deux mois. Nana, qui est en différend avec son oncle, est interpellé par Somé qui travaille au sein du commissariat central de police de la ville de Ouagadougou.

 

Selon ses explications, après son arrestation, il a été maltraité par Somé, qui l’a ensuite obligé à lui remettre la somme de 150 000 FCFA pour l’élargir en le relaxant.

Sauf que Somé ne se doutait pas que Nana allait lui causer des problèmes après sa libération des violons du commissariat. Car celui-ci, après avoir recouvert la liberté, est allé se plaindre auprès du procureur  du Faso pour dénoncer les faits de violences et de corruption qu’ il a subis pour recouvrir la liberté. Cette plainte concerne Somé et son coéquipier, qui n’était pourtant pas présent a la barre.

 

Selon les procès-verbaux de l‘enquête que le procureur a diligenté, il demeure que Somé est fautif sur toute la ligne. Outre cela, la violence dont a été victime est si criard, selon les indications de l’avocat de celui-ci, Me Yamba Roger, que celui-ci a de la peine à marcher jusque-là.

 

Le procureur estime en tout cas que les faits de coups et blessures volontaires sont avérés, ainsi que la corruption. Car le prévenu reconnaît avoir serré les colles de la chemise de la victime, même s’il dit qu’il l’a tout juste secoué, et également, reconnaît avoir reçu la somme de 150 000 FCFA pour la libérer.

Il a requis de ce fait la peine de prison de 36 mois et une amende de 1 million FCFA avec sursis contre Somé.

 

Dans ce procès, non seulement le procureur, mais aussi le tribunal, n’ ont pas manqué de signifier aux agents de police venus soutenir leur collègues sur le nombre de dénonciations de cas de tortures  dont certains prévenus sont victimes et qui sont portés devant le tribunal. Ils recommandent ainsi que les agents soient de bons exemples dans leurs enquêtes,  en lieu et place de bourreaux, toute chose qui ne fait pas  honneur au corps.

Le procès a été mis en délibéré pour ce 02 décembre 2019.

Sam. S

 

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Commentaires

Soumis par Anonyme (non vérifié) le mer 04/12/2019 - 10:09

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Le Burkina a un Incroyable talent. comment quelqu'un qui a été reconnu coupable de torture et de corruption peut bénéficier de sursis ?
La justice Burkinabè a un Incroyable talent.

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