Devant le Tribunal : « Je l’ai bel et bien machetée»

Soumis par Redaction le mar 26/04/2022 - 00:00
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Poursuivie pour coups et blessures volontaires, dame Gansonré Fatoumata, commerçante de 35 ans, comparaissait devant le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou le lundi 25 avril 2022, pour s’expliquer. Elle aurait porté plusieurs coups de machette sur une de ses voisines de quartier, lui causant une incapacité de travail de plus de 45 jours.

 

Devant le tribunal, l’accusée ne nie pas les faits. « Je l’ai bel et bien machetée» a-t-elle reconnu à la barre. Selon ses explications, tout est parti d’une rivalité qui l’oppose à la victime, Zoenabo qui est sa voisine de quartier. A l’en croire, depuis qu’elle est arrivée dans le quartier, il y a environ sept années de cela, Zoenabo ne l’a jamais portée dans son cœur. Elle ne manque jamais une occasion de lui chercher des noises dans le quartier. Si ce n’est des jurons que cette voisine lui lance au détour de certaines rues, ce sont des ragots qu’elle colporte à son sujet partout dans le quartier, et même dans le marché où elles commercent toutes les deux. Cela a été ainsi sept ans durant, sans pourtant qu’elle, Fatoumata, ne réagisse pas.

 

Elle dit avoir même impliqué leurs deux époux afin qu’ils trouvent une solution à la rivalité que la voisine lui oppose dans le secteur. Mais, malgré les multiples dialogues et invites à la paix, Zoenabo « son impertinente voisine » ne faisait qu’enchaîner provocations sur provocations à son endroit. C’est ainsi que le 12 Août 2021, (le jour du drame ndlr), elle est venue une énième fois la provoquer dans son lieu de travail. « Elle est venue renverser sur moi, un produit dont j’ignore la substance », explique dame Gansonré qui dit n’avoir pas digéré ce fait. Ayant perdu le contrôle d’elle-même, elle dit s’être saisie d’une machette dont elle se servait pour la vente de céréale et avoir asséné deux coups sur sa provocatrice. « Je l’ai frappée deux fois de suite avec la machette » détaille t’elle tout en affirmant qu’elle regrette son acte. D’ailleurs, elle fait savoir au juge, qu’elle est allée un peu fort et qu’elle déplore ce qui est arrivé.

 

« Vous n’êtes pas allée un peu fort ! Vous êtes allée très fort madame. Donc il n’y avait pas autre chose que vous pouviez utiliser si ce n’est la machette. Une femme ne se bat pas avec une machette. Ça veut dire que votre Mari même est en danger ! » , lui rétorque le tribunal.

 

« Je demande pardon. Je ne sais pas ce qui m’a pris ce jour là. Désormais, si une situation similaire se présente, je vais consulter mon avocat avant d’agir » soutient-elle.

 

Jugeant les faits assez caractérisés, le ministère public conformément à la loi, a requis la condamnation de la prévenue à une peine d’emprisonnement de 06 mois et une amende de 250 000 Francs le tout assorti du sursis.

 

Une réquisition saluée par l’avocat de l’accusée pour qui, une faute reconnue est déjà à moitié pardonnée. Sa cliente regrette sincèrement son acte et il est clair qu’elle a retenu la leçon. Le conseil a donc souhaité que le Tribunal accorde une seconde chance à cette dame qui est aussi mère de trois enfants.

 

Le Tribunal a effectivement décidé d’accorder à l’accusée une seconde chance. Dame Gansonré Fatoumata a été condamnée à une peine de 06 mois de prison et une amende de 250 000 f le tout avec sursis.

 

Elle dispose d’un temps d’appel de 15 jours.

Image illustrative

Georges TOÉ

 

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