Devant le tribunal

Devant le Tribunal : " l’infraction n’est pas constituée ...", estime le procureur.

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Le vendredi 27 septembre 2019, T Karim était devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou pour répondre de faits de vol. A la barre, l’accusé n’a pas reconnu les faits.

Chauffeur de son état, T Karim est employé par Diamond ciment à Zagtouli. Là-bas, il est chargé de la livraison des commandes. Un jour, on l’appelle pour une livraison de ciment à Ramongo, un quartier périphérique de Ouagadougou. En absence des ouvriers qui devraient faire le chargement, il demande à Kadré, son apprenti de le faire, le temps de rentrer chez lui donner de l’argent à sa femme qui ne se sentait pas.

A son retour, le ciment est chargé et il prend aussitôt la route de Ramongo pour la livraison. A destination et pendant le déchargement, il constate qu’il y a 9 sacs qui ne sont pas entièrement remplis. Il appelle donc à l’usine pour savoir ce qu’il devait faire dans ce cas de figure, on lui signifie de rentrer à l’usine avec les sacs non pleins, il obtempère et rebrousse chemin avec les 9 sacs. Arrivé à l’usine, il est débarqué du camion et conduit au commissariat, accusé d’avoir frauduleusement diminué la quantité du ciment dans les sacs.

A la barre, T Karim a clamé son innocence. Selon ses explications, il était absent au moment du chargement et par conséquent, il ne s’est pas aperçu qu’il y avait 9 sacs de ciment qui n’étaient pas entièrement remplis. Il indique que son seul tort c’est de n’avoir pas superviser le chargement, car s’il s’était rendu compte du problème, il allait aviser son supérieur et procéder au remplacement des sacs non pleins. A la question du procureur à savoir s’il avait observé un arrêt durant le trajet, l’accusé a répondu par la négative. Il a confié que ce sont des cas arrivaient souvent. Selon lui, il peut arriver que des sacs non pleins sortent de l’usine tout comme, il arrive souvent qu’il y ait des sacs qui dépassent le poids. Pour lui, son cas est lié à un défaut de fabrication car, à la livraison, les sacs étaient toujours hermétiquement fermés et il n’y avait pas de traces de déchirures.

En absence de la partie plaignante, les arguments de l’accusé qui était seul à la barre a convaincu le parquet, qui a estimé qu’au regard du fait qu’il ait souvent des défauts à la fabrication et au regard du fait que l’accusé ne pouvait pas avoir assez de temps pour traficoter les sacs sans laisser de traces, de doute raisonnables peuvent être fondés sur la constitution de l’infraction. Au bénéfice donc du doute, il a estimé que l’infraction n’était pas constituée et à cet effet, a demandé la relaxe de l’accusé.

Une demande reçue par le Tribunal qui a effectivement relaxé T Karim.


Sam SISCO

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