Devant le Tribunal : peine de prison pour une affaire de divagation d'animaux et autres infractions

Soumis par Redaction le mar 09/08/2022 - 00:03
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Il s'appelle K.  Jean, se dit parleur de profession, père de 3 enfants. Il est poursuivi pour des faits de violation de domicile de dégradation de biens et de Coups et blessures volontaires (Cbv) et devait en répondre dès faits le vendredi 29 juillet 2022 devant le Tribunal de grande instance de Ouaga 1. Les victimes sont Maurice K. et Clarisse D. 

Ceux-ci racontent que le 19 juin dernier, le prévenu, Jean, est venu chez eux, a forcé la porte et est entré pour s'en prendre à Maurice K. Cela en lui administrant des coups avec un bout de planche de bois, après avoir arraché le portail et entré dans la cour puis dans la maison où dort la seconde victime, Clarisse. 



Selon ce qu'explique Maurice, il était assis devant leur cour qui se trouve dans le même "6m" que la cour de Jean, le prévenu. Celui-ci était en train de parler avec la femme de son patron, puis, en retournant chez lui, Jean s'est arrêté et lui a dit qu'il a insulté sa mère pendant qu'il parlait avec la femme et qu'il a tout entendu. Jean lui flanque des gifles, et il se précipite dans la cour pour en ressortir avec un couteau. 

Jean explique que c'est suite à cela qu'il s'est emparé d'une planche de bois pour se défendre. 

Maurice raconte pourtant que Jean est rentré dans leur cour, après avoir forcé la porte, puis s'est mis à le tabasser. Il a été si blessé, que ce sont des voisins qui sont venus le prendre en sang pour le conduire au centre de santé le plus proche. Il explique qu'il a pu esquiver de justesse les premiers coups, parce que dame Clarisse l'a alerté à temps. 

Le Tribunal cherche ensuite à savoir s'il y a un dilemme entre les trois protagonistes, et Clarisse explique que Jean élève des boucs et chèvres qui viennent chaque fois manger la farine de maïs ou de mil qu'elle étale dans sa cour. Et elle le lui a signalé plusieurs fois. Voici donc la raison de cette rancœur, qui justifie les coups portés à Maurice. 

Le procureur estime que celui-ci est coupable des faits qui lui sont reprochés, et a requis contre celui-ci la peine de prison de 18 mois dont 6 mois ferme, ainsi qu'une amende de 500 000 FCFA. Le Tribunal a rendu son verdict en ce sens, car l'on ne peut laisser ainsi en divagation des animaux, et pis, les coups reçus par Maurice pouvaient lui coûter la vie. 

Image illustrative

 

P PILLERS

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