Devant le Tribunal : tel est pris qui croyait prendre !

Soumis par Redaction le mar 06/09/2022 - 00:09
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Deux prévenus étaient aux box des accusés le vendredi 02 septembre 2022 au Tribunal de grande instance de Ouaga1. Il s'agit de sieur V. Paré, qui est poursuivi pour des faits de dénonciations calomnieuses. L'autre prévenu est sieur M. Sakandé, poursuivi pour des faits de délivrance indue de documents et de stelléonat. 

La victime est dame L. X, qui réclame réparation de son image qui a été écorchée pour des faits qu'elle n'estime pas siennes. Cela concernant la plainte contre sieur Paré. Selon les faits, dame L. X a acquis une parcelle en l'an 2006 avec le prévenu Sakandé. En ce temps, il s'agissait de fiches d'attribution couramment appelées des cartons, dans le jargon des personnes recensées et qui sont attributaires de parcelles. Donc la dame achète un des cartons en question avec Sakandé, puis se rend à la mairie de Signonghin pour rétablissement en son nom. Cela fut chose faite avec toutes les procédures administratives en bonne et due forme. Cela en 2008. 

Entretemps en l'an 2022, elle entreprend d'aller voir sa parcelle qui jouxte celle de la famille de Sakandé. Bien vrai qu'elle n'a pas d'argent pour la mettre en valeur, mais elle voulait tout de même se rassurer que son bien est intact. 

 

Elle entreprend de savoir ce qui se passe...

 

Elle s'y rend, et, surprise, elle voit que quelqu'un d'autre y a investi, et pas n'importe lequel parce que toutes les commodités y étaient. Jusqu'à une caméra de surveillance. Elle entreprend de savoir ce qui se passe. Elle va alors voir la famille voisine, et veut comprendre ce qui se passe. La mère Sakandé lui donne ainsi le numéro de téléphone de sieur Paré, puis elle entre en contact avec celui-ci. Ils se donnent rendez-vous à 15 h du même jour, le 06 juin dernier. Elle explique qu'elle était en compagnie de son mari, son fils et sa nièce. Par ailleurs, pour pouvoir respecter l'heure du rendez-vous, ils étaient obligés de rester non loin des lieux parce que l'horaire était proche. 

Sauf que bien avoir respecté cet horaire, ils viendront sonner et taper en vain à la porte de Paré, puis, font recours à M. Sakandé, qui a vendu le carton, afin qu'il dise à son voisin que la dame pour le rendez-vous est présente. Il y consent, mais Paré ne daignera pas répondre. 

Paré s'énerve...

Le lendemain, il se rend chez le voisin pour savoir qui  a donné son numéro de téléphone afin que l'on l'appelle. La femme répond qu'elle a eu cette autorisation de son mari qui était absent de la maison, et donc c'est elle même qui l'a donné. Paré s'énerve et lui dit de se préparer à aller répondre à la gendarmerie de Sigh nonghin parce qu'il va déposer plainte. 

Un matin, dame L.X. est jointe au téléphone par le commandant de brigade pour s'y voir convoquée. Elle a le temps de savoir l'objet, qui est une plainte pour violation de domicile. Elle s'excuse et  s'y rend le lendemain, et les deux parties se rencontrent. 

Et après explications, Paré se rend compte qu'il avait affaire avec une magistrate, et que la plainte pour violation de domicile était désuète. Il veut retirer sa plainte, mais le vin était déjà tiré et dame L.X. ne l'entendait pas de.cette oreille parce qu'elle ne cherchait qu'a le croiser pour savoir pourquoi il a investi sur sa parcelle qu'elle a acheté à hauteur de 900 000 FCFA, bien que c'était comme dans une broussaille, puis vient constater que quelqu'un d'autre y a investi. Elle explique qu'elle a.pensé que sûrement que l' occupant à dû être dupé, d'où la raison de cette rencontre tant souhaitée mais qui n'a pas abouti. De là donc à l'accuser de faits de violation de domicile, elle n'en revient pas. D'où donc cette plainte pour dénonciation calomnieuse. 

Ce que Sakandé a fait...

La seconde plainte est contre Sakandé. Il est poursuivi pour des faits de délivrance indue de documents, parce qu' après avoir vendu la fiche d'attribution, et comme dame L.X. tardait à investir, il est allé déclarer une perte au sein des autorités compétentes pour s'en retrouver attributaire, puis à vendu la même parcelle à sieur Paré. Cela à 7,5 millions FCFA. Il explique que son père est décédé, qu'il fallait honorer certains crédits, et qu'il avait un projet de voyage aux États-Unis, sauf que cela a foiré. 

Pour dire qu'il reconnaît les faits de délivrance indue de documents, mais aussi de stelléonat parce qu'il a vendu une parcelle qui ne  lui appartenait plus à une autre personne, qui n'est autre que sieur Paré, qui reconnaît par ailleurs avoir été dupé. 

En tous les cas dame L.X. reclame sa parcelle, et 1 FCFA symbolique pour les faits de dénonciations calomnieuses. 

Le procureur pour sa part requiert une peine de prison de 12 mois dont deux fermes ainsi qu'un mandat-dépôt, contre Paré, car celui-ci est en liberté, contrairement à Sakandé.  Et contre celui-ci, il requiert la peine de prison de 24 mois dont 12 fermes ainsi qu'une amende d'un million FCFA. Délibéré au 9 septembre prochain !

P PILLERS

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