Devant le tribunal

Devant le Tribunal/ UBA : 12 mois de prison et une amende de 300 000 francs, le tout assorti du sursis pour S.S

DT

Le procès de l'agent de liaison et des six gestionnaires de compte de UBA a repris le 04 août 2020. Poursuivis pour faux et complicité de faux en écriture de banque, l'audience a été marquée aujourd'hui avec les plaidoiries et les réquisitions. Par ailleurs, le tribunal a livré son verdict.

Le procureur avant de formuler ses réquisitions, relève qu'en ce qui concerne Madame K dont S.S dit détenir le cachet qu'il utilisait pour cacheter les dossiers de demandes de prêts. Cette dernière y est pour quelque chose, mais avoue-t-il, «nous n'avons pas pu avoir des informations cohérentes à ce propos».

Aussi fait-il entendre, que le comportement des gestionnaires de compte n'a pas été très professionnel même si à la lumière de l'instruction, il n'a pas pu être apporté des preuves de leur complicité. C'est pourquoi, il requiert, que les six gestionnaires de compte soient relaxés au bénéfice du doute.

Mais pour ce qui est de S.S, agent de liaison à UBA, et principal accusé dans cette affaire. Le ministère public déclare que l'infraction de faux en écriture de banque est entièrement constituée à son égard. « Il n'a jamais contesté avoir paraphé. Et le problème n'est pas que le cachet soit bon ou pas, ceux qui disent cela prêchent dans le désert», soutient-il.

A l'encontre de S. S, le parquet requiert 12 mois de prison, et une amende de un million de francs, le tout ferme.

Pour leurs plaidoiries, les conseils de S.S d'entame interpelle le tribunal à ne pas se laisser tromper par le sens du mot agent de liaison qu'on donne à leur client. Mais qu'il faut plutôt prêter attention aux tâches qui lui étaient confiées.

Pour la défense de S.S, les gens n'ont pas fait leur travail et pour s'en laver les mains, c'est leur client qu'on désigne comme bouc-émissaire

Et assurent-ils, S.S. n'a jamais paraphé ni cacheté les dossiers dans l'intention d'altérer la vérité, à la rigueur il a simplement fait preuve de trop de zèle. Selon toujours les conseils de S. S, leur client a à la limite commis une faute professionnelle dont son employeur n'a pas assumé sa responsabilité.

Et pour eux, la banque devrait se réorganiser car il est évident que les gens n'ont pas fait leur travail et pour s'en laver les mains, c'est S.S qu'on désigne comme bouc-émissaire. Font-ils observé de surcroît, c'est la première fois qu'ils défendent un prévenu qui n'a pas profité de l'infraction qu'on lui reproche. Ils demandent à cet effet, la relaxe pure et simple de leur client.

A leur suite, le conseil des dames W.et K fait entendre, que ses clientes ne savaient même pas que S. S avaient un  cachet, conséquence, elles ne pouvaient en aucun cas être son complice dans l'infraction de faux en écriture.

Même son de cloche pour le conseil de Madame K., le principal accusé a été incapable de dire que sa cliente lui a remis le cachet main à main. Il n'y a donc pas de doute à son sens que l'infraction de complicité de faux n'est pas constituée à l'égard de sa cliente.

En outre, les avocats ont relevé le fait que la partie civile, en l'occurrence UBA ne peut justifier d'un quelconque préjudice subi suite à cette affaire.

Le verdict du tribunal est de 12 mois, et d'une amende de 300 000 francs, le tout assorti du sursis pour S.S. Pour ce qui est des six autres prévenu, tous gestionnaires de compte, le tribunal les a relaxé pour infraction non constituée.

Florentin TAPSOBA

 

 

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