Devant le tribunal

Devant le Tribunal : un agent du FAIJ vole 17 chèques d'une valeur de plus de 8 millions de francs destinés à des jeunes entrepreneurs et...

Soumis par Redaction le mer 26/05/2021 - 22:45
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Deux agents publics de l'Etat, M. K., gestionnaire financier au FAIJ (Fonds d'appui aux initiatives des jeunes) et Madame T., caissière au Trésor public comparaissaient devant le TGI de Ouagadougou le 26 mai 2021 pour répondre de six chefs d'accusation. En l'occurence, des faits de vol de chèques, usage, falsification, escroquerie aggravée et d'enrichissement illicite commis courant 2020.

C'est suite à une dénonciation que la présente affaire a été portée devant la justice. En effet, ayant constaté la disparition d'un certain nombre de chèques dans le cadre de l'appui à l'entreprenariat de jeunes, un audit est engagé au sein du FAIJ.  Des investigations qui ont permis de remonter à M, K., qui avoue avoir dérobé des chèques dans le tiroir du bureau du directeur.

Au total, 17 chèques qu'il va encaisser tour à tour au Trésor public auprès de Madame,T., une caissière qui est sa connaissance de longue date. Et ce, en l'absence des bénéficiaires ou de tout autre document pouvant valablement les représenter. En contrepartie de ce service, M., K affirme avoir remercié la caissière avec 500 000 francs.

Cependant, Madame,T., qui est poursuivie pour complicité, ne reconnaît pas les faits devant le Tribunal. Sa défense, «j'ai simplement voulu aider une connaissance». D'ailleurs, elle soutient qu'elle ignorait que les chèques avaient été volés vu que M, K., était un habitué du Trésor public depuis 2019. Du reste, elle reconnait avoir reçu de sa part 300 000 francs.

Par ailleurs, M,K., qui avait en enquête préliminaire, affirmé qu'il a utilisé l'argent pour, financer sa campagne politique à travers des dons pour la lutte contre la pandémie de Covid-19, payer un terrain, investir dans son maquis etc; s'est rétracté devant ses déclarations lues par le Tribunal. Il assure que l'argent des chèques volés a servi à soigner sa fille malade.

Le FAIJ qui s'est constitué partie civile a pour sa part réclamé le remboursement des chèques volés d'une valeur de 8 600 000 francs. Et de relever, que plusieurs autres chèques en dehors des 17 dont reconnaît M,K., ont également disparu.

Au regard des l'instruction, le procureur a requis que les deux prévenus soient reconnus coupables des infractions à eux reprochées. En répression contre M, K., il a requis, 8 ans de prison dont 3 ans ferme, une amende de 5 millions 500, ferme. Contre MadameT., la peine de 6 ans dont 2 ans ferme, plus une amende ferme d'1 million.

Les conseils des prévenus qui ont estimé, «qu'une peine trop lourde tue la peine » ont plaidé le sursis à leur égard.

Le verdict est attendu le 2 juin prochain.

Florentin TAPSOBA-Zoodomail

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