Devant le Tribunal : un officier de police grugé par un escroc

Soumis par Redaction le ven 09/09/2022 - 00:00
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Affaire triangulaire, serait-t-on tenté de dire. Un litige oppose sieur R. Zongo à A. Boni. Il s'agit d'un achat de parcelle qui a mal tourné. Le premier s'estimant avoir été roulé par le second. Les deux parties étaient en train de s'expliquer devant le Tribunal de grande instance Ouaga1, le mardi 06 septembre 2022. 

 

R. Zongo est un officier de police. Il hérite de sa famille d'un espace vert à Zékounga, situé non loin de l'arrondissement de Sigh-nonghin. Il veut en faire un espace récréatif, dont un maquis- restaurant, entre autres. Il voit un de ses amis qui est gérant d'un restaurant à Ouagadougou et lui en fait part. Il lui explique qu'il a une autre parcelle à Bassinko qui est un héritage de ses oncles maternels et compte la vendre pour investir dans son projet. 

L'ami lui dit qu'il connait un démarcheur, prénommé Didier, qui pourrait lui trouver un acquéreur. Les deux sont mis en contact, puis c'est sieur Boni, le principal prévenu, qui se propose acquéreur. Pour un prix, au départ, de 15 millions FCFA, il est convenu la somme de 10 millions. 

Plus tard, Boni revient voir Zongo, le propriétaire de la parcelle, et lui explique qu'il n'a pas de liquidité, mais est en train de vouloir prendre un prêt en banque, et qu'il faut que celui-ci soit comme un aval. Il lui demande qu'ils se rendent en banque avec l'attestation d'attribution de la parcelle comme hypothèque, afin que l'argent soit décaissé, soit un montant de 34 millions FCFA. 

Zongo accepte. Ils vont ensemble à la banque en question, puis l'attestation d'attribution reste entre les mains de Boni. Il avait alors remis un chèque d'un montant de 10 millions FCFA à Zongo. 

 

Boni revend à T. Ouédraogo

 

L'on ne sait par quelle acrobatie, mais il se trouve que Boni est allé voir sieur T. Ouédraogo pour lui proposer la vente de ladite parcelle en lui présentant l'attestation. Ceux-ci conviennent pour la somme de 7,8 millions FCFA, et tout se passe devant un notaire. Zongo y était présent. Il s'agissait de signer un compromis de vente, et Zongo, qui croyait en la bonne foi de Boni, n'a fait que signer les clauses sans trop parcourir les détails. Cela devant un clerc qui a vérifié son identité, entre autres procédures judiciaires. 

Ainsi donc, T. Ouédraogo reçoit les documents, puis, paie ce qui est dû à Boni, qui, à son tour, devait honorer ses engagements envers Zongo.

Mais rien n'y fit. Car Boni reçoit plus tard l'argent, mais ne le fait pas. Il explique qu'il n'a pas reçu la somme de 7,8 millions FCFA millions FCFA avec T. Ouédraogo, mais 06 millions FCFA, et en a usé autrement en achetant des marchandises au compte de son association. 

Pour dire qu'il n'a donc pas pu verser un kopeck à Zongo, qui se retrouve grugé dans cette affaire. Il n'a pas son argent, encore moins son attestation d'attribution. 

C'est donc là le noeud de cette affaire à dénouer devant le Tribunal. Le procureur explique qu'il a lui-même instruit le dossier et a demandé à Boni de tout faire pour remettre l'attestation à Zongo, mais ce ne fut pas le cas. D'où donc cette audience qui démontre que Boni  a usé de ruse pour avoir l'attestation d'attribution de parcelle pour ensuite le céder à T. Ouédraogo. D'où les faits d'escroquerie. Il requiert que celui-ci soit condamné à une peine de prison de 24 mois et à une amende de 1 million FCFA le tout ferme. Zongo, logiquement bien-sûr, réclame ses papiers. Le délibéré est pour ce 13 septembre prochain. 

 

Zoodomail.com

 

 

 

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