Devant le Tribunal : une affaire assez ambiguë

Soumis par Redaction le mer 04/01/2023 - 07:25
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Le vendredi 30 décembre 2022, au Tribunal de grande instance de Ouaga 1, un procès assez curieux a eu lieu. X. Tapsoba devait répondre de faits d'usurpation de titre et de vol. La partie civile est sieur Seydou S., employé de commerce.

 

Il explique que c'est une nuit, aux environs de 22 h, qu'il passait dans une rue après s'être rendu dans un lieu pour des salutations coutumières, qu'il a été accosté par un homme qui, d'abord, lui a pointé une torche sur le visage et l'a intimé l'ordre de s'arrêter. Il s'exécute, puis l'homme lui demande de mettre les mains en l'air et lui remettre tout ce qu'il tenait.

 

Il avait son téléphone, et dans sa poche, son portefeuille qui contenait la somme de 3 000 FCFA. L'homme s'empare de tout cela, et lui indique une guérite qu'il présente que c'est eux qui veillent sur la sécurité des gens du quartier. Il tenait en mains un talkie-walkie, et après cet acte, lui a dit qu'il poursuit un jeune homme suspect qui est rentré dans un six mètres et doit continuer.La victime lui dit de lui remettre son téléphone et son argent, mais il refuse.

C'est après son départ que celui-ci se rend à près de 50 mètres des lieux où se trouve un maquis et va demander au gérant des lieux d'appeler sur son téléphone afin qu'il puisse savoir ce qu'il en est.Il explique cependant qu'il a reconnu son agresseur, qui n'était personne d'autre que Tapsoba, avec les mêmes vêtements et chaussures et qui était assis avec des amis au même maquis.

Mais pendant qu'il parlait au tenancier, Tapsoba appelle celui-ci et ils ont une entrevue, puis le gérant vient lui répondre qu'il ne peut malheureusement pas appeler sur son numéro.

C'est après cela que Tapsoba est arrivé. Il lui demande tout simplement de quitter les lieux, parce qu'il ne veut pas de sa présence là-bas. Tapsoba explique que c'est parce que la victime dit qu'il sait que c'est lui qui l'a braqué qu'il est intervenu pour en savoir plus avant de lui dire de quitter les lieux.

Pendant donc cette discussion, et étant donné qu'il y avait assez de monde sur la voie, un policier arrive dans un véhicule et se plaint pour obstruction d'une voie publique et cherche à savoir ce qui se passe.La victime lui explique ce qui se passe et tous les deux sont embarqués et conduits à la police.

Ainsi, donc, Tapsoba est gardé à vue, pour des faits d'usurpation de titre et de vol, et déféré. Mais à la.barre, il nie connaître la victime, bien vrai qu'il tenait un talkie-walkie en main, mais cela pour des animations musicales qu'il fait lors de certaines prestations de services.

Le hic dans cette affaire est que la victime explique qu'il ne peut vraiment pas dire que c'est Tapsoba qui l'a agressée, mais reconnaît néanmoins qu'il tenait un talkie-walkie et était habillé comme son agresseur lorsqu'il l'a trouvé au maquis.

Le procureur, après avoir écouté les deux antagonistes, a requis la relaxe pour Tapsoba, car il y a un doute, même si certaines explications semblent coïncider avec les dires de la victime, qui ne réclame cependant rien comme dommages et intérêts. 

Le Tribunal a finalement relaxé Tapsoba au bénéfice du doute.

A .SANFO

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