Devant le Tribunal : une histoire rocambolesque pour garde d'enfant...

Soumis par Redaction le mar 02/08/2022 - 10:33
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Ils sont trois prévenus. Tous ayant porté plainte les uns contre les autres. La première vague est celle de dame Inès B., agent de santé, et son concubin Omar G, maintenancier de profession. Ils ont intenté un procès au Tribunal de grande instance de Ouaga1 contre sieur Sawadogo. Cela pour violation de domicile et menaces de sous condition, et de l'autre côté, concernant sieur Sawadogo, il se plaint pour non exécution d'une décision de justice. Les deux parties se sont retrouvées le vendredi 29 juillet 2022 au Tribunal de grande instance de Ouaga 1 pour en débattre.

 

Il s'agit d'une affaire de garde et de visite d'enfant. Sawadogo a eu une relation avec Inès, puis est né un fils. En ces temps, celui-ci était étudiant et poursuivait son cursus scolaire. Les deux tourtereaux vivaient donc en toute quiétude. Puis, survient une autre histoire. Car chacun vivant de son côté, Inès, qui a réussi à un concours, s'en va après trois mois de son accouchement pour suivre sa formation à Koubri. Elle abandonne l'enfant entre les mains de ses parents. 

 

Le père, qui veut avoir des nouvelles de celui-ci, et étant toujours à son institut, va trouver que son enfant à été abandonné et n'avait même pas de lait. Il assure les biberons et le lait, cela pendant toute l'absence de la mère de celui-ci. 

Les choses se passent, puis, Inès arrive et la vie reprend son cours. Là n'est cependant pas le problème. Car elle tombe ensuite amoureuse de sieur Omar, et les deux roucoulent en douce. 

Sawadogo, le père du garçonnet, explique que depuis la naissance de celui-ci, il a de la peine à le voir. 

Il a réussi à son test de recrutement par la suite, puis est affecté dans un établissement d'enseignement. Il a.pour profession intendant scolaire et universitaire. Il explique qu'après qu'il ait fini et qu'il revienne de sa formation, il a cherché en vain la mère de son enfant, pour ensuite apprendre que celle-ci loge dans un quartier non loti de la commune de Ouagadougou et, il s'y rend aussitôt. Il la trouve enceinte, et, son fils y est. Il explique que cette situation était insupportable à ses yeux, et à décidé de prendre ses responsabilités. Il ajoute que Inès lui a dit de la prendre comme épouse, après qu'il ait eu une situation stable, mais lui a tout simplement répondu qu'il n'en voulait plus, sauf son enfant.

Bref, pour en venir aux faits reprochés à Sawadogo, il se trouve qu'un jour, il est allé au domicile du.couple Omar et Inès pour voir son enfant, mais bien auparavant, il était allé chercher son fils dans son école pour le conduire chez sa mère. Il y est arrivé et n'a trouvé personne dans la cour. Il y sont restés tous les deux, puis sont repartis. Donc, c'est suite à cela, qu'il est revenu. Affaire assez complexe, puisque Inès avait pris tantôt le soin de demander la garde de l'enfant puis, le juge le lui avait accordé toutes en autorisant néanmoins Sawadogo de rendre visite à son enfant deux fois toutes les deux semaines. 

Violation de domicile...

C'est de là que sont venues les bisbilles puisqu'il va se rendre un jour chez Inès et son concubin. Il arrive, tape à la porte puis c'est Omar qui sort. Il explique qu'il est venu voir son fils. Omar lui répond qu'il vit en couple, donc il ne veut pas qu'il remette les pieds dans leur domicile. Il lui explique que c'est une décision de justice qui le lui permet mais, malgré tout, est renvoyé. Voici donc ce qu'il en est des faits de violation de domicile. Pour ce qui est des menaces sous condition, il aurait dit que si toutefois il ne voyait pas son fils, Inès et son concubin allaient savoir qui il est. Chose qu'il ne reconnait pas, par ailleurs. 

 

C'est Inès qui a envoyé cette affaire en justice, pour les faits reprochés à Sawadogo. Elle estime que celui-ci les harcèle à cause de l'enfant, donc elle ne veut plus voir sa bobine. Il demeure cependant que celle-ci et son concubin sont coupables de non respect d'une décision de justice, car le juge l'autorise à voir son enfant deux fois toutes les deux semaines.

Ce qui fait qu'ils ont été considérés comme coupables par le procureur, qui a requis la peine de prison de 6 mois et une amende de 500 000 FCFA avec sursis contre les deux concubins.  

 En ce qui concerne la violation de domicile, Sawadogo n'en est pas coupable, selon le procureur. Mais pour ce qui est des menaces sous condition, il est responsable pour avoir tenu des propos désobligeants notamment par les menaces tendant à dire que Inès allait savoir de quoi il est capable. Il requiert contre celui-ci la peine de prison de 3 mois et une amende de 150 000 FCFA avec sursis. Le délibéré est pour le 12 août prochain. 

Image illustrative

P PILLERS

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