Devant le tribunal

Devant le tribunal/Viol : « il n'existe pas de preuve ...», requiert le procureur

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B. Aristide, jardinier de profession est accusé de viol sur Z. Zaharata, qui est aide-ménagère à Kossodo. Devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou le vendredi 17 juillet 2020, il ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés.

«Je ne la connais même pas». C'est ainsi, que B. Aristide se défend d'emblée à la barre. Et s'explique-t-il, « on m'avait appelé pour un travail dans une cours à kossodo, et c'est de là bas que la police est venu m'arrêter. Et de là, jusqu'au poste de police, j'ai demandé en vain pour quelle raison on m'arrêtait. Ce n'est que dans la soirée, qu'un autre policier a demandé à son collègue pour quelle raison j'avais été arrêté, et il a répondu que j'avais violé une fille. C'est comme cela, à ma grande surprise que je l'ai appris».

Face à son rejet total de l'accusation, le tribunal cherche à savoir, où il se trouvait, le 4 décembre 2019, au moment des faits. Il répond qu'il était au 1200 logements pour son travail et qu'il habite par ailleurs à Somgandé.

Le tribunal appelle par conséquent, Z. Zaharata a raconté comment les choses se sont passées. Elle relate à cet effet, qu'elle était seule à la maison le 4 décembre 2019, quand on a sonné à la porte et elle est allée ouvrir. C'était un homme qui s'est présenté comme jardinier et qui lui a dit qu'on l'a appelé pour tailler les plantes. Elle dit avoir fait assoir le monsieur et est rentrée dans la chambre pour prendre son téléphone afin de prévenir sa patronne. Quand l'homme en question l'a suivi dans la chambre et a immédiatement fermé la porte derrière lui.

Ajoute-t-elle ensuite, « Il m'a dit qu'il est venu pour me violer, qu'il sait qu'il n'y a personne d'autre à la maison. Et il a commencé à me frapper avant d'abuser de moi».

Ce qui soulève, cette inquiétude du président du tribunal, «pourquoi, vous n'avez pas crier pour alerter les voisins?». Elle répond qu'elle a crié pour appeler au secours mais personne n'est venue, elle ne sait donc pas si les voisins étaient là ou pas.

«Et comment avez-vous fait pour le reconnaître, il était habillé comment, vous le connaissiez avant les faits»? Questionne toujours le Tribunal.

A ces questions, Z. Zaharata dit qu'il portait un pantalon, une chemise manches longues et une casquette. Elle ne le connaissait pas auparavant mais affirme que c'est bien lui, elle l'a reconnu grâce aux photos qu'on lui a montré.

A part, les déclarations de la victime et du prévenu, il n'existe pas de preuves à la disposition du parquet pour conclure à la culpabilité de B. Aristide

De quelles photos s'agit-il s'étonne le tribunal. Un étonnement qui conduit la patronne de Z. Zaharata à intervenir. Celle-ci fait connaître que ce jour là, c'est sa fille de son retour de l'école, qui l'a appelée au téléphone pour lui dire, que leur aide-ménagère était souffrante. Immédiatement rentrée à la maison, Z. Zaharata lui a raconté ce qui s'est passé et elle l'a conduite à l'hôpital puis déposer plainte à la police. Un premier suspect leur a été présenté par la suite, mais la victime n'a pas identifié ce suspect là comme étant l'auteur du viol.

 C'est quelque temps après, cet événement, qu'étant allé rendre visite à sa sœur qui habite vers le "bon samaritain" près de l'échangeur débouchant à Somgandé. Elle lui a fait part de la situation et sa sœur lui a rapporté qu'à cette même date, un jardinier est aussi venu sonner à sa porte pour du travail. De là, elle a fait le rapprochement et ils ont contacté le jardinier qui était B. Aristide pour vérifier si ce n'était pas le même qui avait violé Z. Zaharata. Arrivé dans leur domicile situé vers le camps CRS, la victime a formellement identifié B. Aristide comme étant son violeur.

Le ministère public pour ses réquisitions, soulève qu'à part les déclarations de la victime et du prévenu, il n'existe pas de preuves à leur disposition pour conclure à la culpabilité du prévenu. Par conséquent, la procureur requiert qu'il soit relaxé au bénéfice du doute.

B. Boukaré pour ses dernières paroles avant le verdict réitère qu'il n'avait jamais vu Z. Zaharata et qu'il est même contre ce genre de pratique.

Le délibéré est pour le 28 juillet 2020.

image illustrative

F.TAPSOBA

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