Devant le tribunal

Il entretenait des relations sexuelles avec une folle

 cd

M. Kaboré, époux de deux femmes, comparaissait devant le Tribunal pour outrage à la pudeur publique. Il est accusé d'avoir tenter d'avoir des relations sexuelles sur une folle sur la route de Tengandogo.

Appelé à la barre, M. Kaboré quinquagénaire, ne reconnait pas les faits. Il revenait de Bassemyam et il a juste voulu s'abriter sous un arbre d'un vent violent qui s'était déclenché. «J'ai garé mon vélo juste à côté et je me suis assoupi, et c'est après m'être assoupi que la folle est venu se coucher près de moi. C'est en ce moment, que la gendarmerie est venue m'embarquer».

Après avoir expliqué ainsi les faits, M. Kaboré ne cesse cependant de dire qu'il demande pardon. Mais vous demandez pardon pour quoi si vous ne reconnaissez pas les faits M. Kaboré?  Expliquez-nous afin que nous puissions comprendre s'enquiert le président du Tribunal. Malgré tout, le prévenu s'en tient toujours à ses mêmes propos et ne cesse de demander pardon.

Une vidéo atteste les faits reprochés à M. Kaboré

Le procureur pour ses observations se voit de rappeler les faits au prévenu. «La gendarmerie vous a arrêté le 16 juin 2020 aux environs de minuit sur la route de Tengandogo tentant d'avoir des relations sexuelles avec une folle. Pris en flagrant délit, vous avez tenter de vous échapper. Une vidéo même de la scène existe, on vous l'a fait visionné à la gendarmerie et avez confirmé que c'est bien vous. De plus c'est suite à des interpellations et témoignages sur le fait qu'un individu venait régulièrement entretenir des relations sexuelles avec la folle que la gendarmerie surveillait le lieu». Par ailleurs ajoute le procureur, M. Kaboré a reconnu les faits devant la gendarmerie en affirmant qu'il venait causer avec la folle.

En outre, le parquet reconnaît M. Kaboré coupable des faits à lui reprocher et requiert à son encontre six mois d'emprisonnement ferme et une amende de 250 000 francs.

Quant au Tribunal, il dit comprendre que M. Kaboré reconnaissant la gêne de cette affaire ne veuille pas expliquer les faits à la barre. Toutefois sa demande de pardon sans vouloir expliquer à la cours les circonstances exactes ne fait que renforcer sa culpabilité. Par conséquent, le condamne à une peine d'emprisonnement de trois mois et à payer une amende de 250 000 francs.

Image illustrative

Flora TAPSOBA

 

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