Le Tribunal estime que ce n'est pas de l'abus de confiance mais du vol...

Soumis par Redaction le mer 14/09/2022 - 00:08
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B. Salif est employé dans une société de transport de la place. Il s'occupe, avec d'autres personnes, des bagages. Il est poursuivi pour des faits d'abus de confiance par S. Moussa, un revendeur d'aliments pour animaux. Le plaignant n'était cependant pas présent lors du procès qui s'est tenu le 09 septembre dernier au Tribunal de grande instance Ouaga1 (Tgi1). 

 

S. Moussa a reçu de Z. Boukaré, qui vit dans un village du pays, du son de haricot pour bétail. La marchandise est arrivée dans la gare où travaille Salif, le prévenu. 24 sacs au total sont entreposés dans un coin de la cour, puis, Moussa, le propriétaire, demande à Salif s'il connaît des gens qui en sont intéressés. Il répond par la négative, mais promet de prospecter. Moussa lui donne son numéro de téléphone puis s'en va. 

 

Les marchandises restent à la gare pendant près de 4 mois, sous la pluie, entre autres intempéries. C'est là qu'un employé de la gare se renseigne pour savoir ce qui se trouvait dans ces sacs qui ont assez duré, car certains étaient percés et l'eau de pluie avait emporté plusieurs quantités. Il lui explique les choses, puis celui-ci propose d'acheter 3 sacs pour essai avec ses animaux. Ils conviennent pour la somme de 4 000 FCFA par sac. 

 

Plus tard, Moussa arrive et veut savoir comment sa marchandise, stockée à la gare, se porte. Il est accueilli par Salif qui lui explique qu'il a dû vendre en son absence 03 sacs de son à un de ses patrons de la gare. Il Iui dit qu'il l'a appelé en vain au téléphone, mais comme il ne répondait pas et qu'au lieu que la marchandise périsse, il a jugé mieux de le céder. Il lui tend alors l'argent, mais Moussa refuse de prendre parce qu'il ne l'a jamais autorisé à vendre, mais à chercher un client. C'est donc ainsi que le propriétaire de la gare fait venir un huissier pour le constat de ce qui reste, et il n'y avait plus que 08 sacs intacts, sur les 21 restants.

 

Le prévenu explique qu'il a pensé rendre service, mais voit que cela se retourne contre lui. Il demande pardon pour cet acte, mais a néanmoins été condamné à une peine de prison de 12 mois dont 06 ferme et à une amende de 500 000 FCFA avec sursis, le tribunal estimant que ce n'est pas de l'abus de confiance, mais du vol.

Image illustrative

G.F

Zoodomail.com

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