L'ex Sp Conaref en procès pour diffamation contre 05 agents

Soumis par Redaction le Jeu 24/11/2022 - 21:38
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Bengali Maxime, ex secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (Conaref), a intenté un procès contre Jean Zemba et 04 autres pour diffamation. C' était le mardi 22 novembre 2022 au TGI1.

 

C'est par une lettre que toute cette affaire a commencé. L'ex Sp, qui a pris service en l'an 2021, vient et entreprend des réaménagements dans la boîte. Il veut que les contrats signés soient respectés, selon les délais, puis vers fin décembre, il appelle le personnel contractuel pour l'en informer. Les contractuels en question travaillent à la Conaref depuis des années, et certains ont plus d'une dizaine d'années de service, les contrats étant automatiquement renouvelés dès expiration.

 

Une routine, en résumé. L'ex SG, qui est un homme de Droit, estime qu'il va falloir changer la donne. Il entreprend de créer d'autres postes, et veut aussi faire des permutations. Il crée ainsi un poste d'administrateur, qui est occupé par une nouvelle recrue. Ensuite, un autre qui devait être occupé par l'une d'entre les deux dames qui sont des prévenues. Par ailleurs, l'administrateur des services financiers est le seul à tout faire, et Bengali y voit comme une personne qui fait des dépenses et se contrôle lui-même.

 

Tous ces changements ont fait que les choses semblaient être perturbées au sein de la commission. Car la nouvelle recrue pour le poste d'administrateur a ensuite supplanté un ancien administrateur, et est devenue administrateur principal.

 

Par ailleurs, d'autres personnes qui occupaient certains postes ont été affectées à d'autres tâches. C'est là que, commence l'initiative d'écrire une lettre qui est balancée dans un groupe Whatsapp, puis échoit chez le partenaire de la Conaref qu'est le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr). Celui-ci est le principal bailleur de fonds de la commission.

 

Des allégations y sont faites, traitant l'ex Sp de certains qualificatifs, dont le favoritisme, la démagogie, l'abus de pouvoir.Et les cinq prévenus étaient signataires de cette correspondance adressée au ministre en charge des affaires étrangères et au Hcr. Plus tard, sans être entendu par aucun des deux, le Sp est débarqué.``

Se sentant donc vilipendé, il porte plainte contre les signataires et veut laver cet affront qui semble le déshonorer.

 

 

Des changements mal vus par les prévenus

 

Les prévenus expliquent que dès que l'ex Sp est arrivé, les choses n'allaient plus comme de coutume. Il a voulu tout bouleverser en remuant dans la souricière, pendant que ce n'est pas ainsi que les choses se passaient. Pour exemple, ils citent la nouvelle recrue qui, au bout de quelques mois et après un test, est devenu administrateur principal, alors qu'il y a d'anciennes personnes qui devaient monter en grade. Ils estiment que même si la nouvelle recrue a travaillé longtemps dans une autre structure où il y a fait ses preuves, il fallait néanmoins faire la promotion des plus anciens.

 

Autre grief, les prévenus expliquent que lorsque le budget de l'an 2022 a été présenté au Hcr, qui a tout validé, l'ex Sp a refusé de signer, estimant qu'il va falloir tout revoir. Par ailleurs, les changements de poste ne sont pas du goût de certains car ils n'ont pas eu d'entretien ni aucun test pour jauger leurs compétences. C'est donc dans cette mêlée que la lettre a été envoyée aux premiers responsables de la structure, puis le Sp a finalement été éjecté, sans audition.

 

Celui-ci estime que c'est une cabale organisée contre lui, parce qu'il voulait révolutionner la Conaref. Les contractuels et travailleurs y ont vu i' empêcheur de tourner en rond et ont monté ce coup contre lui.

 

Le procureur, pour sa part, estime qu'il faut requalifier les faits en dénonciation calomnieuse, car l'ex Sp n'a détourné aucun kopeck, ni commis aucune malversation. Il en veut particulièrement à Jean Zemba, l'administrateur des finances, qui semble être derrière cette cabale et qui semble prendre plaisir à rester dans la boîte depuis longtemps, au lieu d'espérer une promotion. Il a requis contre celui-ci la peine de prison de 24 mois dont 03 ferme, ainsi qu' une amende de 500 000 FCFA. Quant aux 04 autres, il requiert la peine de prison de 24 mois avec sursis. Le délibéré est pour ce 05 décembre prochain.

 

P.ILBOUDO

Zoodomail.com

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