Devant le tribunal

Librement venus de la maison, ils se retrouvent pour la direction Maco!

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Il s'appelle Kaboré J.B, professeur des lycées et collèges, décoré, père de 04 enfants . Il est en compagnie d'un de ses neveux qui est B. Denis et ils étaient tous à la barre ce vendredi 22 mai 2020 pour s'expliquer sur des faits assez graves de Coups et blessures  volontaires (Cbv) sur la personne de dame M. Awa. 

Les faits remontent au mois d'août 2019. La victime explique que depuis 10 ans, elle est victime de jets de pétards que l'on jette soit dans sa cour, soit sur son toit. Un jour, pendant qu'elle s'apprêtait à jeter de l'eau, elle voit un pétard couramment appelé dynamite et sort constater que c'est Denis, le neveu de Kaboré, qui est aux commandes. Elle lui fait des reproches en tant qu'éducatrice, pour lui rappeler comment il faut respecter les grandes personnes. 

Elle rentre ensuite chez elle. A signaler que la victime vit seule dans sa cour. Peu de temps après, elle voit des personnes bousculer sa porte. Elle est bousculée à son tour et Kaboré le principal prévenu, qui était en compagnie d'une horde de jeunes gens, la fait tomber. Il intime ensuite l'ordre aux jeunes de la tabasser. Elle est plaquée ainsi au sol, immobilisée au cou par Denis le neveu et second prévenu qui martelait son front contre le sol, pendant que Kaboré ordonnait aux autres jeunes gens de lui porter des coups de pieds. Elle est sauvée grâce à un inconnu qui passait sur les lieux. Elle se relève toute étourdie et aperçoit la femme de Kaboré et une de ses copines en train de faire des choses dans sa cour. Elle explique que sont des fétiches que celles-ci étaient en train d'y enterrer pour l'envoûter. 

 

Tant bien que mal, elle s'en sort parce qu'elle est secourue par ses proches qui l'emportent et la font soigner. Clavicule classée, front en blessures suite au coups contre le sol, coups de pieds portés sur ses côtes, entre autres, tels sont les sévices subies par cette sexagénaire qui n'avait aucun défenseur à ses côtés. Rien que ses yeux pour pleurer, suite à tous ces actes de barbaries.  

Le procureur n'a pas manqué de rabrouer les prévenus, surtout Kaboré qui est un professeur de surcroît, doit donner de bons exemples au lieu d'inciter les gens à agresser une vielle dame sans défense. 

 

Dans ce procès qui était en citation directe, c'est une première pour nous de voir des prévenus arriver librement et se retrouver menottés pour directement être conduits la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou. Car le procureur a jugé les faits tellement graves qu'il n'y a pas lésiné et a requis la peine de 24 mois et une amende ferme de 01 million FCFA contre eux. Ils ont finalement écopé de la peine de 24 mois, dont 06 mois fermes, cela selon la gravité de leurs actes. Ils doivent par ailleurs payer à la victime la somme de 300 000 FCFA comme frais des soins et la somme de 01 million FCFA aux titres des dommages. 

Fait assez marquant, la femme du prévenu a passé tout son temps à perturber la salle par ses pleurs, ce qui était indisposant pour les uns et les autres. Dura lex, sed lex!

Image illustrative

Flora Tapsoba

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