Maintenanciers et voleurs au sein de l’aéroport international de Ouagadougou

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Ils sont quatre personnes à comparaître devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou pour répondre de faits de vols et de recel. Zouré W., Sanogo O. et Tassembédo A. le sont pour vol. Quant à Yoada X., il est poursuivi pour recel.

C’est en fait un trio qui travaille au sein de l’aéroport international de Ouagadougou, au service des bagages et outils, s’agissant des trois premiers poursuivis pour vol.

En effet, ceux-ci sont en charge de décharger les bagages des passagers et les conduire pour enregistrement et acheminement. Il se trouve que  dans certains cas, des passagers arrivent avant leurs bagages qui se trouvent dans des conteneurs, et donc, sont obligés de revenir les chercher plus tard. C’est le cas de dame Kaboré E. qui est revenue des Etats Unis d’Amérique.

Après être repartie chez elle sans ses bagages, elle revient pour les chercher et constate que dans son paquetage, il manque un ordinateur et un téléphone portable J8. Elle va alors se plaindre auprès de la dame qui s’occupe de l’enregistrement des bagages, et suite à cela, une plainte est déposée.

Il se trouve que lesdits biens avaient été subtilisés par Zouré, lors du débarquement des conteneurs, et celui-ci avait pris le soin de cacher cela sous sa veste.

Ce jour-là, il était en compagnie de Tassembédo, son co-équipier maintenancier. Celui-ci explique qu’il l’a vu à l’œuvre, mais n’a pas voulu réagir parce que c’est son doyen au sein de la boîte. Plus tard, l’ordinateur est remis à Sanogo, un autre maintenancier, qui le met en vente et vient ensuite remettre la somme de 30 000 FCFA à Zouré parce que c’est le prix de vente.

Zouré décide de remettre 10 000 FCFA à Tassembédo, qui avait suivi son acte de subtilisation, mais celui-ci refuse parce qu’il a vu dame Kaboré qui criait au guichet de celle qui enregistre les bagages, et savait qu’une plainte est en cours.

De fil en aiguille, les enquêtes remontent aux trois personnes. Ils vont reconnaître qu’ils ont commis d’autres actes antérieurs, du moins Sanogo et Zouré, car 4 téléphones et 2 ordinateurs avaient ainsi été subtilisés. Selon les prévenus, il s’agit de bagages de passagers qu’ils appellent roche, pour dire que le propriétaire n’est pas présent et doit revenir les chercher plus tard.

Zouré explique que c’est une habitude commune de Sanogo et de Tassembédo, et que c’est la première fois qu’il a commis un acte de ce genre. Faux, selon les deux autres, qui disent que c’est le contraire. Car Tassembédo informe que parmi les 4 téléphones portables qui ont disparus auparavant, il a reçu une de marque Samsung qu’il utilisait après avoir changé l’écran.

Il dit qu’il ne voulait pas se mêler des actes qui se passaient au sein de la maintenance, mais avait peur de réagir sinon les autres risquent de saboter sa carrière en leur sein.

Yoada, pour sa part, est accusé de recel. Il explique qu’il est allé voir le petit-frère de Zouré qui est son ami, pour salutations. C’est là que Zouré lui a dit qu’il a un ordinateur en vente et veut un acquéreur. Plus tard, Yoada trouve un client qui achète la marchandise à 70 000 FCFA. Zouré, qui avait eu un accident de la circulation le lendemain du vol des effets de dame Kaboré, lui dit de remettre la somme à Tassembédo parce qu’il lui doit. Yoada s’exécute puis ne reçoit rien en retour, selon celui-ci. Il estime que c’est parce que Zouré ne voulait pas lui donner une prime qu’il n’a pas voulu prendre l’argent himself. Outre cela, Yoada explique qu’il a acheté à crédit le téléphone portable J6 avec Zouré, sans toutefois lui remettre l’argent. Il attendait la fin du mois de novembre pour le faire, et pis, ce téléphone a été subtilisé chez lui, mais il n’a pas voulu en faire part à Zouré.

Yoada dit qu’il ne savait pas que les marchandises que lui donnait Zouré étaient le fruit de vol, sinon il ne les aurait jamais prises. Outre cela, il explique qu’il n’est pas un ami de Zouré, mais de Inoussa, le petit-frère de celui-ci et c’est en rendant visite à son ami qu’il a été approché par le grand-frère.

De toute façon, selon le procureur, il est clair que Zouré et Sanogo sont des habitués de coups fourrés au sein des bagages et outils qu’ils déchargent à l’aéroport de Ouagadougou. Il estime cependant que Tassembédo est coupable de recel, au lieu de vol.

Il requiert que les deux premiers soient condamnés à une peine de prison de 12 mois et 600 000 FCFA d’amende fermes, Tassembédo à 12 mois de prison avec sursis et Yoada, relaxé au bénéfice du doute. Délibéré au 22 janvier 2020 !   

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Sam C

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