Devant le tribunal

Sous l'effet du tramadol, il a tenté de poignarder son père

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D. Kader, cordonnier est prévenu de coups et blessures volontaires sur son père et également sur une voisine dont il a amputé un doigt. Il répondait devant le TGI de Ouagadougou 28 juillet 2020.

Interrogé sur ces événements, D. Kader répond à la barre que c'est en voulant fermer une porte qu'il a coupé malencontreusement le doigt de G. Fatimata, leur voisine. Cette dernière appelée à confirmer ces déclarations fait entendre que les choses ne se sont pas passées ainsi.

Elle a été alertée par les échos d'une dispute dans la cours de D. Kader et elle a accouru. Arrivée sur place, il se trouvait que c'était une bagarre entre D. Kader et son père qu'elle a tenté de séparer. Et c'est dans cette situation que D. Kader lui aurait coupé le doigt avec un objet qu'elle dit n'avoir pas pu identifier.

A leur suite, c'est le père de D. Kader qui est entendu par le tribunal. Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il y ait une bagarre entre vous et votre fils? Lui demande le tribunal. Il relate à cet effet, que D. Kader se disputait avec son petit frère pour une histoire de recharge de téléphone portable. Il ajoute par ailleurs, que c'est en voulant séparer les deux que D. Kader est allé chercher un couteau pour le poignarder. Et c'est la voisine G. Fatimata qui en s'interposant entre eux a été coupée au doigt.

Etonné de la gravité des faits, le tribunal cherche à savoir auprès de lui, ce qui peut expliquer le fait que son fils en vienne à vouloir le poignarder. Le père rétorque à ce propos, que son fils D. Kader prend du tramadol et que c'est certainement pour cela.

D. Kader rappelé à la barre dit qu'il regrette et qu'il demande pardon. D'où le président du tribunal de lui faire observer que le pardon ce n'est pas juste par les mots, mais que cela doit se concrétiser par ses actes.

Quant au procureur, avant de formuler ses réquisitions, il se voit de rappeler au prévenu que selon les déclarations de son père, ce n'est pas la première fois qu'il porte la main sur lui mais qu'il le faisait déjà auparavant. C'est pourquoi, le ministère public requiert que D. Kader soit maintenu dans les liens de la prévention et en répression, qu'il soit condamné à 60 mois d'emprisonnement assorti d'une amende de 250 000 francs, le tout ferme.

Le tribunal pour son verdict, l'a condamné à 24 mois de prison en plus d'une amende de 500 000 francs, le tout ferme.

Image illustrative

F.T

 

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