Devant le tribunal

Travailleur d'une boulangerie, O. Salif prélève jusqu'à 10 millions de la caisse de son employeur

CC

O. Salif, travaille dans une boulangerie. Il est poursuivi devant le TGI de Ouagadougou, le 17 juillet 2020 pour abus de confiance, faux et usage de faux en écriture publique. Il lui est également reproché de devoir plus de 10 millions de francs à son employeur.

A la barre, O. Salif reconnait les faits. Concernant la somme de 10 millions qu'il doit à son employeur. Il relate à cet effet, que courant 2014, exerçant dans la boulangerie en tant que commis et gérant-caissier, il prélevait 20 000 francs dans la caisse au moins 2 fois par mois ou plus pour ses dépenses personnelles. Il ajoute aussi qu'il a fait croire qu'il avait fait une commande et présenter un faux reçu à son employeur pour pouvoir justifier le manque qu'il y avait dans la caisse.

Par rapport à ces explications, le tribunal s'étonne quand même que la somme ait pu atteindre 10 millions de francs. O. Salif fait savoir ainsi, qu'en 2007 déjà, son employeur s'était aperçu qu'il y avait un manque de 6 millions dans la caisse. Interpellé, ils s'étaient entendu à ce qu'il continue de travailler quand même et que le manquant soit ponctionné peu à peu sur son salaire. Malgré cette entente, O. Salif a tout de même récidiver jusqu'à ce qu'un terme soit mis à son contrat en 2018.

Le conseil de O. Salif demande le sursis eu égard à l'honnêteté de son client

En ce qui concerne, le faux et l'usage de faux en écriture publique. Le prévenu confie qu'un autre employé de la boulangerie avait sollicité un prêt de 100 000 francs auprès de leur PDG. Le prêt lui a été accordé mais O. Salif toujours dans le souci de combler le manque qu'il a occasionné dans la caisse a fait sien l'argent. Et il a signé auprès du contrôleur de la boulangerie comme si il avait remis la somme à celui qui en avait fait la demande.

Au vu des faits clairement exposés et reconnus par le prévenu lui-même, le ministère public a requis contre lui, 24 mois d'emprisonnement et une amende d'1 million, le tout ferme.

Le conseil de O. Salif, pour sa plaidoirie porte à la connaissance du tribunal qu'au regard des différentes responsabilités qui étaient confiées à son client, il lui était difficile de s'en sortir. Il était à la fois, agent commercial, gérant et caissier relève son avocat. Et tient-il à préciser quand on connaît le fonctionnement d'une boulangerie, on sait que les écarts dans la caisses sont fréquents et difficiles à justifier. Mais quoi qu'il en soit, son client a été honnête et a expliqué clairement comment les faits se sont déroulés.

De plus, déclare le conseil, l'employeur de O. Salif a retiré sa plainte car selon ses propres dires, c'était un petit qu'il a voulu aider. C'est pourquoi, il demande au tribunal d'accorder à son client, le sursis afin qu'il puisse se racheter et se réinserer dans la société.

Le verdict du tribunal a été, 24 mois de prison et une amende d'1 million, le tout assorti du sursis.

 

F.TAPSOBA

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