Élections de 2020 : 14 185 Burkinabè de l’extérieur enrôlés à cinq jours de la fin de l’opération

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry était face à la presse le mardi 21 janvier 2020 à Ouagadougou où il est revenu sur l’opération d’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur qui a débuté le 4 janvier dernier. Etait également inscrit à l’ordre  du jour de ce point de presse, la révision du fichier électoral à l’interne.

Cette année, les Burkinabè seront consultés pour élire le président qui va conduire la destinée du pays pour les cinq prochaines années. Pour ce rendez-vous électoral, les Burkinabè de l’extérieur vont prendre part au vote pour la première fois. Afin de leur permettre de voter, le 25 juillet 2019, le gouvernement a pris un décret autorisant la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a constitué le fichier électoral des Burkinabè de l’étranger, et à la révision à l’interne du fichier électoral. C’est ainsi que le 4 janvier, l’institution a débuté l’opération d’enrôlement dans les ambassades et consulats du Burkina à l’étranger. Face à la presse ce mardi 21 janvier 2020, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry a donné des détails en ce qui concerne l’opération. Après avoir confirmé la date du 4 janvier, à laquelle a débuté l’opération dans la plus part des ambassades et consulats, il confie qu’elle a pris du retard dans les ambassades de quatre pays à savoir : les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne et l’Arabie Saoudite. La raison est le lithium dans les batteries du Kit qui sera utilisé au cours de l’opération, qui est interdit d’entré sur ces territoires. Dans certains de ces pays, l’opération a finalement pu débuter. Selon le conférencier, en l’Allemagne l’opération a commencé quelques jours après, aux Etats-Unis une semaine après, au Canada, elle a débuté à peine une semaine. Pour ce qui de l’Arabie Saoudite, l’équipe qui va conduire l’opération est toujours en attente de démarrage a-t-il indiqué.

Toujours en juillet 2019, s’est tenu le dialogue politique, qui s’est conclu par deux décisions importantes qui devaient permettre à la CENI de mieux conduire le processus électoral à l’étranger. Le premier était de ramener la carte d’électeur qui avait été supprimée. La seconde est que le dialogue a souhaité qu’à l’étranger, l’enrôlement puisse se faire aussi en dehors des ambassades et des consulats avec l’accord des autorités des pays. Ce rappel a été fait par Newton Ahmed Barry. Il explique que fort de ces deux éléments, l’institution dont il a la charge a paramétré de nouveau son dispositif pour pouvoir délivrer les cartes d’électeurs à eux qui viendront s’inscrire. « A l’étranger donc, quand quelqu’un vient s’enrôler, immédiatement nous lui donnons sa carte d’électeur » a-t-il soutenu.  En ce qui concerne le second volet qui consiste à se déployer en tout autre lieu qu’au sein de l’ambassade, la CEN a travaillé avec ses démembrements pour identifier les points où éventuellement si les pays sont d’accords, que la CENI puisse disposer d’un site pour l’enrôlement a confié le premier responsable de l’institution. A cet effet, il révèle avoir écrit au ministère des Affaires étrangères pour lui demander d’instruire les ambassades, pour qu’elles rentrent en contact avec les pays hôtes afin qu’elles obtiennent les autorisations.

Pour sa part,  il rassure que la CENI a un dispositif opérationnel qui peut monter en puissance. D’ailleurs, il fait remarquer  que jusqu’à présent le dispositif en question n’a pas été débordé puisque aussi bien dans les ambassades, que dans les consulats, beaucoup d’équipes chôment. Selon ses explications, techniquement un Kit peut enrôler 100 personnes par jour. Au 17e jour de l’opération, et à cinq jours de la fin, il indique que l’on enregistre, 14 185 enrôlés sur l’ensemble des 22 ambassades et consulats ; alors que la prévision était de 1,5 million à 2 millions d’électeurs à l’étranger.

Les déplacés internes seront pris en compte

Pour ce qui est de la deuxième phase de l’opération, qui concerne la révision du fichier électoral à l’interne, la Commission électorale nationale indépendante y travaille. Le président de l’institution en charge de l’organisation des élections au Burkina Faso, confirme que l’opération est programmée pour commencer le 3 février avec le lancement officiel. Pour cette phase aussi, de façon opérationnelle, il soutient que son équipe a divisé le pays en trois zones. Dans la 1ère zone, la CENI dispose de 4602 points d’enrôlement. Dans les deux autres, elle dispose d’environ 4 600 points a-t-il indiqué. Dans chaque zone, si on le croit, les équipes chargées de l’opération, vont rester 14 jours.

Rappelons que la CENI travaille également sur les personnes déplacées. Selon le journaliste de profession, une étude est conduite pour voir où est ce qu’elles seront intégrées dans le cadre du vote ou des votes à venir. C’est aussi une recommandation du dialogue politique a-t-il confié. En se basant sur les statistiques de l’INSD de 2015, au niveau national, il confie que l’on devait avoir pour ces élections, quatre millions d’électeurs de plus. Selon toujours l’INSD en 2020, le Burkina doit avoir un fichier électoral de 10 millions d’électeurs.

Thierry KABORE

 

 

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