Leadership entrepreneurial: Swiss UMEF University of Burkina Faso outille ses étudiants

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Swiss UMEF University of Burkina Faso a organisé un panel le samedi 30 novembre 2019 en collaboration avec l’Association pour la Promotion des Jeunes Opérateurs Economiques (APJOE)  à son siège à Ouagadougou. Placé sous le thème « Le leadership entrepreneurial : Comment entreprendre sans financement ? », le panel était sous le parrainage de El Hadj Issa Mayi Président CAT/SI et le Co-parrainage de El Hadj Patindé Moussa Nikièma Opérateur économique, PDG de CEWIMO. Ce fut l’occasion pour les panélistes de se familiariser sur le concept de l’entreprenariat, d’échanger directement avec des entrepreneurs et de s’orienter, pour ceux qui souhaitent entreprendre.

 

« Cette activité rentre dans le cadre des conférences publiques et des relations que l’université voudrait avoir avec  le monde de l’emploi, les travailleurs, les hommes d’affaires, les commerçants etc. En effet, nous voulons une formation qui débouche directement sur l’emploi, et c’est dans ce sens que nous œuvrons à ce que notre formation ici ne soit pas fermée. Elle est ouverte ;  et cette activité vise déjà à tisser des relations avec ceux qui sont sur le terrain de l’emploi  », avance d’entrée Dr Yamba Elie Ouédraogo, Vice-Recteur de Swiss Umef University of Burkina Faso, par ailleurs modérateur à ce panel du samedi 30 novembre 2019, en présence de plusieurs promoteurs d’entreprises, de futurs entrepreneurs et des étudiants.

 

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Pour Martin Bansé, Président du Conseil de Direction de l’Université,  Swiss Umef vient à la rencontre de l’expérience burkinabè dans l’éducation et la formation, et c’est dans cet esprit qu’elle s’ouvre au monde entrepreneurial. Il soutient que cette activité est guidée par le souci du partage de l’expertise local burkinabè et la formation des jeunes étudiants dans un monde en pleine mutation et très concurrentiel dans le domaine de l’emploi.

Après ses mots de remerciements et ceux du Président de  l’Association  pour la Promotion des Jeunes Opérateurs Economiques (APJOE), la place fut donnée aux différents intervenants.

Les ressources naturelles ne suffisent pas…

Le Premier intervenant à ce panel fut le Prof. Alain Hoodashtian. Son intervention a porté sur le « Leadership et le développement personnel ».  Pour le Professeur, les ressources naturelles, seules, ne suffisent pas pour le développement d’un pays. Il faut en plus non seulement le capital humain, mais surtout une façon  d’être, une façon de penser. Et c’est là qu’intervient l’importance du leadership  pour un développement véritable.  En effet, soutient-il, le modèle de leadership selon le système pyramidal est dépassé. Il s’impose une sorte de consultation qui est contraire de ce système classique, pour aller vers une approche participative. Dans le système pyramidal, explique-t-il, il y a la directive, l’imposition et la verticalité des décisions. Par contre,  celle consultative, et mieux, celle participative vers laquelle nous devons tendre, on y partage des idées et les décisions sont prises ensemble.

 « Beaucoup de jeunes ne veulent  plus subir, ils veulent agir. Si vous n’agissez pas,  le train va partir. Nous sommes sortis du système vertical pour aller vers un système horizontale », va-t-il soutenir et d’ajouter « un leader c’est un orateur. Il est persuasif (même s’il n’est pas un bon orateur). Le leader n’est pas quelqu’un qui parle forcément bien, mais c’est celui qui est persuasif, convainquant.  C’est un leader d’influence. Il  a une vision. Il ne s’impose pas, mais il s’expose. Il est différent du manager qui lui s’impose. Le Leader a en vision une stratégie et c’est le manager qui met en place la stratégie ».  

« Je suis rentré avec 60 000 mille Fr CFA de la Côte-Ivoire et …»

Après l’intervention de l’émérite professeur, la place fut donnée aux témoignages. Le parrain El Hadj Issa Mayi, Président CAT/SI, a, à son tour, partagé son expérience en exhortant les jeunes à avoir de l’audace, du courage et de la persévérance dans ce qu’ils entreprennent. « Quand je suis rentré de la Côte-ivoire dans les années 70, j’avais en poche 60 000 mille Fr CFA. J’ai construit une maison de 8 tôles, payé un vélo et c’est avec le reste que je me suis lancé dans la vente de foulards au grand marché. Personne ne pouvait croire qu’on peut partir de là pour arriver où je suis parvenu. De la vente de foulards, j’ai pu construire aujourd’hui une usine, et je suis dans le divers où je soumissionne des marchés de l’Etat et bien d’autres…».

 

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Le témoignage de El Hadj Patindé Moussa Nikièma, Opérateur économique, PDG de CEWIMO et co-parrain de l’activité rentre dans la même ligne de mire.  «  J’ai commencé quand j’étais au lycée. Je n’avais pas de financement quand je voulais me lancer dans le textile. J’ai dû économiser mon argent de poche qu’on me donnait pour que je parte à l’école et les quelques sous que mes oncles et certains proches me donnaient. Mon papa avait refusé de me soutenir. Il voulait que je me consacre entièrement à mes études. Mais moi, je tenais à faire le commerce… J’aimais le commerce, mais j’aimais également les études. Je lui ai dit que je saurai joindre les deux. Il est resté ferme sur sa position. Il me fallait donc à mon niveau développer une stratégie afin d’avoir une source de financement pour mon commerce que je voulais lancer. C’est donc avec les maigres sous que j’économisais que j’ai débuté mon activité. En tout, j’avais pu récolter 60 000 Fr CFA. Je me suis rendu à Bobo Dioulasso pour acheter le textile. Arrivé sur les lieux, la somme que j’avais pu réunir n’était pas assez suffisante pour payer la marchandise. J’ai négocié avec le fournisseur et j’ai su le convaincre de me soutenir. J’ai promis  lui rembourser une fois le produit écoulé. Et c’est sur cette base que nous avons commencé. J’ai honoré mon engagement envers lui, et par ce sens de responsabilité, la confiance s’est installée entre nous. C’est ainsi que chemin faisant j’ai pu évoluer…. En 1998 j’ai ouvert ma première entreprise textile…De nos jours, je suis PDG  de 3 entreprises. Mon ambition c’est de créer des usines, d’œuvrer plus activement pour la jeunesse en leur livrant des formations et en partageant mon expérience avec eux dans ce domaine », a confié le co-parrain.

Des deux parcours de combattant, les participants aurons retenu qu’ils sont partis de « zéro pour être des héros ». Le commun de leur discours a renvoyé à la vision, à l’ambition, à  la passion, à l’audace et à la persévérance qu’il faudrait avoir lorsqu’on décide de se jeter dans l’entrepreneuriat.

 

Pour le Docteur Yamba Elie Ouédraogo, les personnes qui ont intervenu à ce panel sont des personnes ressources pour l’emploi et pour l’entreprenariat des jeunes étudiants. En effet, a-t-il soutenu, au moment venu, les étudiants au niveau de la licence n’auront pas beaucoup de problèmes  à décrocher  un stage qui leur permettrait d’élaborer leur mémoire, ou d’être employé déjà, ou de  continuer leurs études autrement, ou de se constituer un réseautage….

Dans le même sens, les mots du Président de l’Université et du Président de l’Association  pour la Promotion des Jeunes Opérateurs Economiques (APJOE), traduiront l’importance de l’entreprenariat des jeunes dans un pays comme le Burkina Faso,  et surtout lanceront une invite aux jeunes à « oser inventer l’avenir», en combinant non seulement le « savoir être » et le « savoir-faire ». Cette activité selon les organisateurs, permet de préparer les jeunes burkinabè à relever les défis auxquels ils sont confrontés dans le marché  du travail, à travers l’entreprenariat, le leadership, et le développement des compétences.

 

 

 

Hermann Guingané

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