Insolite

Le mythe d’un “vampire” mort il y a 200 ans a été résolu

Soumis par Redaction le mar 06/08/2019 - 16:34
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Les restes d’un homme décédé au 19e siècle dans le Connecticut, aux États-Unis, ont été analysés afin de couper court à une légende qui avait fait de lui un “vampire”. L’homme, autrefois identifié comme étant “JB-55" était en réalité John Barber, un fermier craint à cause de son apparence physique inquiétante en réalité due à son état de santé, apprend-on aujourd’hui. 

L’affaire JB-55 remonte initialement à 1990, lorsqu’une tombe avait sauté aux yeux d’observateurs dans un cimetière du 18e. L’homme décédé environ 200 ans plus tôt semblait avoir été exhumé puis à nouveau inhumé mais son squelette était placé dans une position spécifique. Visiblement, cette pratique était de coutume à la fin du 18e siècle et au 19e siècle lorsqu’une personne était suspectée d’être un vampire.

Sur son cercueil, “JB-55" avait été écrit en lettres cloutées. Il s’agissait de ses initiales et de son âge à sa mort. Grâce à une recherche généalogique en ligne, les chercheurs l’ont identifié comme étant John Barber. Des analyses légales sur le squelette ont rapidement déterminé que celui qui était accusé d’être un vampire était en réalité atteint de tuberculose, maladie qui a d’ailleurs conduit à sa mort.

À l’époque, la tuberculose était souvent fatale. L’homme, qui ne pouvait se soigner correctement, avait vu son apparence physique se modifier. Les patients atteints souffraient de lésions des poumons, avaient le teint extrêmement pâle, étaient décharnés et affaiblis. Les gencives se rétractaient, donnant l’impression que les dents étaient particulièrement longues. Cela donnait à certains une allure inquiétante et, selon Jennifer Higginbotham, l’une des chercheuses en charge de JB-55, la famille et les connaissances de John Barber ont dû conclure qu’il s’était transformé en vampire à cause des taches de sang qu’il avait autour de la bouche à force de tousser. 

Si le pauvre homme, qui était un paysan sans le sou, avait été déterré, c’est parce que la famille avait voulu brûler son “coeur de vampire” par sécurité. “Il avait ensuite été à nouveau inhumé car l’entourage craignait qu’il soit un mort-vivant”, suppose l’archéologue Nicholas Bellantoni dans The Washington Post. Le crâne et les membres de l’homme avaient été déposés sur sa cage thoracique. “Cela devait l’empêcher, pensait-on, de sortir de sa tombe et de continuer à sévir contre les vivants”, conclut-il. 

 

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