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Le jeune policier qui a abattu Mickaël Harpon craint des représailles

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Le gardien de la paix stagiaire qui a abattu Mickaël Harpon, l’auteur de la tuerie à la préfecture de police de Paris jeudi dernier, souhaite rester discret. Le jeune policier, diplômé en août, craint en effet des représailles sur lui ou ses proches, indique BFMTV.

La chaîne d’info en continu décrit comment s’est passé le face-à-face entre l’assaillant et le policier de 24 ans qui l’a abattu. Gardien de la paix stagiaire en poste depuis seulement six jours à la préfecture, le jeune homme était en faction à l’entrée du bâtiment avec deux collègues lorsqu’une collègue a surgi, paniquée.

“Venez vite, il y a un terroriste qui a poignardé plusieurs collègues”, a-t-elle crié. 

L’informaticien de 45 ans, couteau à la main, est alors apparu dans la cour d’honneur et s’est retrouvé face au jeune gardien de la paix. “Il tenait dans sa main droite un couteau de cuisine avec une grande lame pleine de sang. (...) C’est alors que l’assaillant m’a regardé fixement et je lui ai ordonné une première fois à voix haute: ‘Police, pose ton arme’”, a expliqué le policier aux enquêteurs, selon des propos rapportés par Franceinfo. 

Mickaël Harpon a continué d’avancer “doucement” et “à petits pas, le bras droit à l’horizontale, la pointe du couteau dirigée vers moi”, avant de s’arrêter. “Je regardais ses jambes et il s’est soudainement mis à courir dans ma direction”, a-t-il raconté. Après une dizaine de sommations, le policier a tiré dans le torse du tueur. Blessé, Mickaël Harpon “a continué sa progression avec détermination", le jeune gardien de la paix tirant “une seconde fois pour le stopper”. 

“Je regardais partout pour savoir si cet homme avait d’éventuels complices dans la cour”, a-t-il également expliqué. Son sang-froid a été salué par sa hiérarchie. Quelques jours après les faits, il a appelé son ancien instructeur afin de lui demander s’il avait bien réagi. “Quand on regarde la procédure employée, son attitude et sa réactivité ont été purement et simplement exemplaires”, a répondu à France 3 le commandant Sylvain Birembaut.

Le jeune policier, qui va recevoir la Légion d’honneur, a demandé que la décoration ne lui soit pas remise lors de cérémonie d’hommage à ses quatre collègues victimes de l’attaque organisée mardi dernier. Il a été conduit après les faits à la cellule d’aide psychologique mise en place par la préfecture. Le jeune homme a indiqué qu’il allait bien. Il n’est pas encore retourné travailler. 

BFMTV

 

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