Cour d’appel de Ouagadougou : des dossiers de crime de sang jugé à partir du 16 décembre

jhhq

Le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda a convié les professionnels de médias à un point de presse le vendredi 13 décembre 2019. L’organisation de deux sessions de la chambre criminelle de la Cour de Ouagadougou qui se tiendront à Ouahigouya et à Ouagadougou était au cœur des échanges.

A partir du 16 décembre, la justice burkinabè va juger un certain nombre de dossiers criminels. L’information a été donnée par le procureur général près la Cour de Ouagadougou, Laurent Poda le vendredi 13 décembre 2019 lors du point de presse qu’il a animé. Il explique que ce sont deux sessions de la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Ouagadougou qui se tiendront ; une à Ouahigouya pour le compte du pôle criminel de Ouahigouya et l’autre à Ouagadougou pour le compte du pôle criminel de Ouagadougou. D’après lui, la session de Ouahigouya se tiendra du 16 au 23 décembre 2019. Celle de Ouagadougou selon ses dires se tiendra en deux phases, soit du 27 au 28 décembre 2019, puis du 7 au 10 janvier 2020. Pour cette première session, le monde judiciaire a décidé de programmer les dossiers de crime de sang principalement et quelques dossiers de vol aggravé, d’empoisonnement, de viol, de détournement de deniers publics et de coups et blessures volontaires aggravés. Si on s’en tient au procureur général, la session de Ouahigouya aura à connaître de 42 dossiers au total dont notamment 6 cas d’assassinat, 11 cas de meurtre et 20 cas de coups mortels. Celle de Ouagadougou toujours selon ses explications, concernera au total 57 dossiers don notamment 7 cas d’assassinat, 15 cas de meurtre, 1 cas d’infanticide et 19 cas de coups mortels. D’autres dossiers sont en instance de jugement. Lauren Poda confie que la Cour d’Appel près de Ouagadougou est dans un processus de programmation d’autres session dans les mois à venir pour apurer le stock des dossiers en état de recevoir jugement.

Actualité oblige, le conférencier s’est prononcé sur le dossier de Norbert Zongo. Il indique qu’entre 1998 et 2015, comparativement à ce qui a été fait de 2015 à nos jours,  le dossier a connu une avancée significative. Il explique que des individus ont été inculpés, auditionnés, que des scellés ont été retrouvés, et même que la justice burkinabè a obtenu l’extradition d’un individu qui aurait joué un rôle clé dans l’assassinat du défunt journaliste. Il confie que s’il est extradé, le dossier peut être jugé. De ses dires, tant que la procédure d’extradition n’est pas allée à son terme, la justice burkinabè ne peut pas traiter le dossier.

Pour ce qui est des dossiers liés au terrorisme, le principal conférencier du jour a confié que le souhait des magistrats burkinabè, c’est de pouvoir juger au moins un ou deux dossiers avant la fin de l’année.

Thierry KABORE  

Pour vos commentaires, éviter, tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée .

Ajouter un commentaire

Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.

4 + 0 =
Trouvez la solution de ce problème mathématique simple et saisissez le résultat. Par exemple, pour 1 + 3, saisissez 4.