Justice

Trafic d’espèces protégées : 5 présumés trafiquants opérant dans le commerce illégal de l’ivoire déférés le 16 octobre 2020 à la prison civile de Lomé

Soumis par Redaction le ven 16/10/2020 - 14:54
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Cinq présumés trafiquants arrêtés en flagrant délit de détention, de
circulation et de la commercialisation illégale de trois grosses défenses
d’éléphants le 13 octobre 2020 à Attiégou, un quartier périphérique de
Lomé, ont été déférés à la prison civile de Lomé, le 16 octobre 2020.
L’arrestation a été possible grâce aux agents de l’Office Central de
Répression du Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment (OCRTIDB) et du
Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en
collaboration avec EAGLE-Togo.*

Ces présumés trafiquants qui ont été interpellés au moment où ils
s’apprêtaient à écouler les grosses défenses d’éléphants, une espèce
intégralement protégée par les lois nationales et la convention CITES, sont
impliqués dans un réseau criminel international très organisé. Ils
faisaient passer en contrebande, les défenses d’éléphants à travers les
frontières de la sous-région, notamment du Bénin d’où proviennent les
défenses d’éléphants.

Une fois arrêtés, les nommés BOUYO Essozimna, DAGLO Kossi (grand
féticheur), GAGNON Kodjo, ASSIH Manèyassouwé et ZODOGADJI Grégoire sont
d’abord mis en garde à vue  à l’OCRTIDB, avant d’être déférés à la prison
civile de Lomé après avoir reconnu les faits à eux reprochés devant le
procureur. Ils encourent une peine de prison allant d’un à cinq ans et
d’une amende d’un (01) million à cinquante (50) millions de Francs CFA.

Les présumé trafiquants dont quatre sont de nationalité togolaise et
ZODOGADJI de nationalité béninoise, ont été pris par les éléments de
l’OCRTIDB en pleine négociation de vente de trois défenses d’éléphants
qu’ils ont minutieusement emballées dans un pagne avant de les dissimuler
dans deux sacs à céréales. Après la saisie des défenses d’éléphants, une
perquisition au domicile du sieur DAGLO où étaient cachées les défenses,
n’ont permis d’avoir aucun autre objet ou pointe d’ivoire. Dans leurs
premières déclarations, les présumés trafiquants ont reconnu les faits qui
leurs ont été reprochés.

Pourtant, le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la
protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose : « La
destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit
d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions
législatives et réglementaires en vigueur et des conventions
internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une
peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à
cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent
code ».

Et, l’article  796 de ce même code exprime : « Quiconque fait circuler,
vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des
trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six
mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une
de ces deux peines »

Cette arrestation concernant le trafic de l’ivoire réalisée par l’OCRTIDB
fait suite à l’opération d’arrestation du 27 juillet dernier à Kara où 4
trafiquants avaient été appréhendés en possession de 6 défenses
d’éléphants. Le constat est clair, le trafic de l’ivoire ne faiblit pas.
Pourtant le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis
1989, mais les populations d’éléphants d’Afrique continuent de décroître.
Chaque année, 20 000 à 30 000 éléphants sont tués pour leurs ivoires, selon
le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) ; équivalent entre 50 à 80 par jour.
(EAGLE-Togo)

--
*Nicolas Koffigan E. ADIGBLI*
Journaliste, Maître en Communication
Directeur Aspamnews, DP "Le Nouvelliste"

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