Le café : le bras de fer se durci

Soumis par Redaction le lun 12/09/2022 - 11:16
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Les Relations entre Abidjan et Bamako tournent progressivement au vinaigre. Et bien malin, qui dira avec exactitude, ce qu'il adviendra les jours et mois à venir entre les deux voisins. Il est connu déjà que les autorités de la transition malienne gardent en détention 49 militaires Ivoiriens depuis le 10 juillet 2022 et en ont libéré 3 le samedi 3 septembre dernier. Au moment où la médiation conduite par le chef de l’État du Togo s’active pour trouver des nouvelles solutions consensuelles afin de mettre en liberté les 46 soldats restants, Assimi Goïta et ses camarades soldats brandissent une exigence qui surprend tous.  << Au moment où la Côte d'Ivoire demande la libération de ses soldats elle continue de servir d’asile politique pour certaines personnalités maliennes faisant l’objet de mandats d’arrêts internationaux émis par la justice >>,  a souligné Assimi Goïta lors d’une rencontre avec le ministre Nigeran des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama le vendredi 9 septembre dernier, selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux. En clair, Bamako demande en <<contrepartie>> de la libération des 46 soldats ivoiriens restants, l’extradition de Karim Keïta, le fils de  l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK ) renversé en 2020, de Tiéman Hubert Coulibaly, ministre de la Défense et des Affaires étrangères sous IBK et de l’ancien Premier ministre Boubou Cissé. Les autorités ivoiriennes, selon une source introduite, qualifient en retour cette demande des militaires Maliens de <<chantage>> et voient en cet acte une <<prise d'otage >>. Elles (les autorités ivoiriennes) considèrent donc qu’à ce stade,  livrer les personnalités politiques maliennes qui ont trouvé refuge en Côte d'Ivoire est catégoriquement exclu. Face à ces deux positions presque tranchées, il est pour l'instant tôt de dire si Abidjan pourrait durcir le ton ou non. Mais un Conseil national de sécurité devrait être convoqué en début de semaine prochaine, sur ce sujet. On sait par ailleurs que des moyens de pression, voire de représailles, existent au niveau de la Côte d’Ivoire.  Il y a trois millions de Maliens en Côte d'Ivoire et beaucoup d'intérêts économiques, puisque des milliers de camions maliens chargent chaque semaine des marchandises à Abidjan ou à San Pedro. En gros, pour l’heure, seules des personnes dotées de dons divinatoires peuvent dire sans risque de se tromper, l’issue de l’affaire qui oppose actuellement les deux pays. Il faut donc juste croiser les doigts pour qu’il n’y ait pas d’explosion de quelque nature entre les deux, les mois à venir. 

 

Bonne dégustation !!!

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