Le Café/Empoignades autour de l'IUTS : les Burkinabè se battent au chevet d'une mère malade

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Aujourd'hui, qu'on vive à l'intérieur du Burkina Faso ou à l'extérieur, on n'a nullement besoin de lunettes pour s’apercevoir que la terre des hommes intègres, la mère patrie, le Burkina Faso se porte mal. Le pays brûle chaque jour en plusieurs  parties de son territoire, par le fait des terroristes qui tuent par grappe les populations, brûlent et pillent leurs biens. Le samedi 29 février 2020 encore, 10 agents de police ont été sauvagement tués, et comme ce fut les cas par le passé dans de multiples autres localités, des larmes ont coulé à flot et la tristesse s'est emparée de toute la zone. Malgré ces attaques qui arrachent des vies humaines, à Ouagadougou, loin des zones meurtries et dans d'autres grandes villes, les fils et filles du pays ont tourné le dos au mal essentiel qui décime la mère patrie le Burkina Faso. Ils ont choisi de s'attarder, non, de s'empoigner sur des questions de ponctions sur les salaires de ceux-ci ou de ceux-là. Enfin ils se battent pour des questions de moindre gravité. Observez ! Depuis que le conseil des ministres du 19 février dernier a décidé de l'application de l’Impôt unique sur le traitements et salaires (Iuts) aux primes et indemnités des agents de la fonction publique, la presque totalité des syndicats burkinabè regroupés au sein de l'Unité syndicale, a déterré la hache de guerre. Les syndicalistes qu'on suspecte d'être adossés aux opposants politiques et de s'inspirer de leurs position, promettent de scléroser tout le pays par des ralentissements, des suspensions, d'activités et une grève de 120 heures, qui doit donc durer (du 16 au 20 mars 2020). 5 jours d'arrêt total de travail sur l'ensemble du pays. Non pas pour aider à arrêter définitivement les bains de sang des pauvres populations que font couler les méchants, mais pour s'opposer au payement d'impôt par des fonctionnaires et agents de l'Etat.  La même fiscalité dont s'acquitte depuis Mathusalem les acteurs du secteur privé. Enfin, si le droit de grève est un droit qui ne souffre d'aucune contestation. Si quelques points de revendications des syndicalistes  semblent justes, voire pertinents, il n'en demeure pas moins que le moment choisi pour arrêter le pouls du pays est inapproprié. Avec un arrêt de travail sur l'ensemble du territoire, seul Dieu sait ce qui pourrait advenir. Alors pour éviter d'offrir un véritable boulevard aux forces du mal qui peuvent faire des incursions là où on s'attend le moins, cette grève devrait être remise à une date ultérieure. Et privilégier la voie des négociations, qui sous-entend consentir des sacrifices sur certains points. Pour le bonheur du Burkina Faso.  

Bonne dégustation !!!        

Zoodyinga

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