Luttes syndicales

F-SYNTER : protestation contre la répression des militants et ...

Soumis par Redaction le ven 18/09/2020 - 13:28
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C’est avec forte indignation que nous avons constaté la mise à l’écart des militant(e)s et sympathisant(e)s de  la  F-SYNTER  des  sessions  du BEPC et  du BAC  après  qu’ils  aient  respecté  la directive du Bureau  National  Fédéral (F-SYNTER)  contre  le saccage  du système éducatif  orchestré  par  les  autorités du MENAPLN  en  intelligence  avec  le  Gouvernement de la IVe République . Cette directive était en lien avec  la  lutte  engagée  par  la coalition syndicale contre  l’érosion  du  pouvoir d’achat  par  l’extension de l’IUTS  sur les  indemnités  et  primes  des  travailleurs  du  public  et du  privé  initié par  le  pouvoir MPP. Cette façon de gérer les personnels  est inquiétante en ce sens qu’elle est devenue une pratique courante  dans  la région  du Plateau Central. Pire ce phénomène est intervenu après que la coalition syndicale en lutte et notamment les syndicats de  l’éducation (F-SYNTER ; SYNATEB ; SYNAPAGER et SYNTAS) aient accepté la  reprise des  cours  pour l’achèvement de l’année dans les classes d’examen malgré les conditions difficiles(non-respect de certaines mesures éditées par le gouvernement) . Par cet acte, la coalition syndicale et particulièrement le G.4(F-SYNTER ; SYNATEB ; SYNAPAGER et SYNTAS) s’engageait à contribuer au bon déroulement des examens   scolaires tout en exigeant le retour des élèves des classes intermédiaires pour l’achèvement de l’année académique 2019-2020. En effet, nous avons  constaté  que  des  enseignants  ayant  officié  dans  les  classes  d’examen ont été  ignorés  dans  l’organisation  des  examens (BEPC, BAC) . Par exemple à Niou , Bantogdo , Méguet , Ziniaré ;… nombreux sont  les  militants  et  sympathisants  qui  se sont vus  mis à l’écart  des  sessions  du BEPC  et du BAC.

La Coordination F-SYNTER  considère qu’il  s’agit  d’une  répression  et  même d’ une persécution  de  nos  militants  et  sympathisants orchestrée  par  votre  Direction Régionale suite  à leur  participation au mot  d’ordre du BN-F en lien avec  la lutte  de  la  coalition  syndicale. Les  cas  de  deux  camarades  à l’examen  du  BAC (BAGAGNAN Abdul Latif ; ZONGO Hervé  à Ziniaré)  sont édifiants  et nous  confortent  dans  notre  analyse. Le camarade Bagagnan Abdul Latif  professeur  d’Histoire-Géographie  au Lycée  Bassy /Ziniaré  fut  informé par son président de jury qu’il a été   remplacé  par  un correcteur  du même établissement( KOLOGO Dénis ) pendant que son censeur  lui avait  signifié  qu’il n’y a pas  de convocation  pour  lui. Quant à ZONGO Hervé professeur de SVT  dans ledit  établissement,  son  cas  fut un  scandale  car  messieurs le Directeur régional ; le Directeur provincial du MENAPLN/Oubritenga ; l’encadreur (SOME Justin) ;  le responsable  du service  des  examens  et concours de  la Direction  régionale/Plateau Central( monsieur  ZIDA Boureima) et le censeur  du Lycée Bassy/Ziniaré( ZOUNGRANA N.Daniel)  ont engagé  un « ballet  diplomatique » vain  auprès  du  président  du  jury  pour  annuler  sa participation à  l’examen. L’encadreur  d’Histoire-Géographie( monsieur SOME Justin ), examinateur  et le  censeur  du Lycée  Bassy( monsieur  ZOUNGRANA N. Daniel), vice-président  de  centre se sont  vainement  et  de façon  haineuse  opposés  à  la participation  du  camarade à  la  séance  de  concertation  et donc à l’examen. Ce  scandale  tient  du  fait  que  les  dispositions de  remplacement  n’ont  pas  fonctionné  comme  il  se  doit et  surtout à  cause  de  la  probité  du  président du  jury.

  Pourquoi un  tel  acharnement  contre  nos  militants ?  Quels  sont les critères   à remplir  pour  participer  aux  examens (BEPC, BAC) ? En tant que Directeur régional, Directeur  provincial, chef  du Service  des examens  et  concours, encadreur-examinateur et  censeur, quels sont  vos  rôles   et  places   dans   l’organisation de l‘examen du BAC ?  Nous notons là,  que  vous et  vos  collaborateurs êtes  allés  au-delà  de   vos  prérogatives. Sinon, quelle  explication  pouvez-vous  nous  donner  à cela ? Ces  cas  sont  si  flagrants  et  nous  donnent  la  confirmation  que  vous  avez  décidé  de  remplacer  les  camarades  concernés  par  la session  du  bac  par  d’autres  jugés « dociles ». Ainsi, des administratifs et  des  enseignants  n’intervenant  pas  en  classe  de  terminale  se sont  retrouvés  parmi les  examinateurs. Les tentatives  d’explication que  vous   avez données  à la  rencontre  du  31 Août  2020 à  la DR  avec  une  délégation  du Bureau  de  la  coordination  à  16h  sur  la  situation  ne  nous  convainquent  point. D’ailleurs vous aviez souhaité une seconde rencontre pour mieux nous situer sur la situation.

Notre  compréhension  de  cette  situation  est  qu’il s’agit  d’une  persécution  des  militants  et  sympathisants  pour   leur  engagement  syndical. Le Bureau  de  la coordination  n’est  ni étonné, ni surpris  par  cette  option  de  la Direction régionale qui  passe  aujourd’hui  pour une  « machine à réprimer » au regard  de  la  nature  même  du  régime  qui  gouverne le  pays et surtout des agissements des  autorités  du MENAPLN. En rappel, en 2015, pour  couvrir  la mauvaise  gestion  du  lycée départemental  de Twiré, la Direction  régionale a  doublement  sanctionné le  personnel surtout  enseignant  dudit  établissement : suspension  aux  examens  du BEPC, gel des  dûs  liés  aux  heures  supplémentaires  et  frais  d’organisation  des  examens  blancs. A la  session  du  BEPC 2016, la même  répression  s’est  abattue  sur  le camarade  Zongo  Didier du  Lycée  de  Boudry au  motif  qu’il  a eu  des  comportements  « irresponsables ». A  la  session du  bac 2016, ce  sont  les  camarades  KOLOGO  Dénis (Lycée Bassy),  KAMBOU  David(Zorgho), DABIRE  Cyril (Mogtédo) et   bien  d’autres  anonymes ( les cas où les  dispositions  de  remplacement  ont  bien  fonctionné) qui  se sont  vus  rayés  de  la  liste  des  correcteurs  sur  instruction   de  la Direction  régionale  pour avoir  respecté  un  mot d’ordre  du BNF( cf crise  dans  les  Cascades en 2016).

Il  est clair  à-travers  votre  acharnement  sur  nos  militants  et  sympathisants, que  vous  leur  niez  un  droit  constitutionnel :  le  droit  de  grève. En  clair  votre  ambition  ainsi  que  celle  de  vos  collaborateurs  aux  ordres  dans  la région  n’est  pas  de  jouer  un rôle  de  coordination ou d’encadrement, mais  de  travailler  à  faire  disparaitre  le  mouvement  syndical  notamment  celui  combattif    par  la  persécution  alors   même  que  les  indemnités  servies  aux  examens  et  l’augmentation  de  leur  taux  dont  vous  bénéficiez  en  tant  que  superviseur aux  examens   sont  des  acquis  de  ceux  que  vous  réprimez . Du  reste, malgré la  répression  féroce  qui  s’abat  sur  les  militants  et sympathisants, le mouvement  syndical reste  serein,  imperturbable. Il demeure et demeurera fort,  combattif  et  évolue  en  se  renforçant  dans  la région.

 Le Bureau  de  la coordination  ne  saurait  accepter  cette  forfaiture  teintée  de  calcul  politique. Ce  calcul  ne doit  pas  se  faire  aux  dépens  de  nos  militants  et  sympathisants. Ainsi, par  la  présente, il  vient :

  • Dénoncer  et  condamner  cette  dérive  dont  vous  faites  déjà  montre ;
  • Vous  inviter, vous  et  vos  collaborateurs  à :
  • vous  ressaisir  et  savoir  raison  gardée  dans  la  gestion   des  examens   surtout  quand   ceux-ci  relèvent  d’une  autre  compétence,
  • vous  pencher  sérieusement  sur  les  préoccupations  des  travailleurs  au  lieu  de  vous  acharner  sur  nos  militants  et  sympathisants  qui ont  travaillé  l’année  durant  dans  des  conditions  stressantes  pour  terminer  les  cours   dans  les  classes  d’examen ;
  • vous  tenir, vous  et  vos  collaborateurs  pour  responsables  de  la  détérioration  du  climat  de  travail  dans  les  établissements  à  la  rentrée 2020-2021 ;
  • Réaffirmer  notre  détermination   à  poursuivre la lutte  contre  la  remise  en  cause  des  droits  socio-économiques   des  travailleurs, des libertés  syndicales,  le  saccage  du  système  éducatif  et  notre  solidarité  aux  camarades  victimes  de  suspensions  et retenues  abusives  de  salaires ;
  • Exiger  l’implication  des  structures  syndicales  dans  l’organisation  des  examens ( choix  des  examinateurs) dans  la  région  avec  des  critères  clairs  prédéfinis ;
  • Lancer  un appel à la  mobilisation  aux  secteurs, comités et sympathisants  pour  faire  échec  aux  dérives  autoritaires, à   l’arbitraire  et à  la  division  des  travailleurs.

 Monsieur  le Directeur  régional, convaincu  que  vous  percevrez  le  sens  de  cette  démarche,  nous  vous  prions  d’agréer  l’expression  de  notre  engagement  constant à  défendre  les  intérêts  des  travailleurs.

 

                                                                                                                              

   Pour  le  Bureau  de  la  Coordination  régional

 

 

 

                                                                                                                              BAMBORE  Abdoula                                                                                                   Coordonnateur                                        

 

                                                       

 

 

 

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